Celia Wa, interview

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.7″ background_color= »#0f0026″][et_pb_row make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||||false|false » custom_padding_tablet= »0px||0px||true|false » custom_padding_phone= » » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »1em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone »] Celia Wa, under the stars [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] La tête dans les nuages ? Non, non. Plus haut. Dans les étoiles. Aussi variées que les constellations, ses influences compilent Guy Conquête et Coltrane, en passant par Hiatus Kaiyote. Rencontre glissée sous le signe de Wastral. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#0ca8cc » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/07/CeliaWafront.jpg » alt= »Celia Wa » title_text= »Celia Wa » _builder_version= »4.9.7″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.0″ _module_preset= »default » background_enable_color= »off » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ _module_preset= »default » width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.9.0″ _module_preset= »default »][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » text_font_size= »14px » custom_margin= »1%||4px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Celia Wa © Ingrid Mareski [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.4″ background_enable_color= »off » custom_padding= »2em||0px||false|false »][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »1em||2px||false|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#000000″ link_font= »||on|||||| » link_text_color= »#ff6600″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Wastral pour le titre, ça vient d’où ? Souvent ce qui revenait dans les morceaux c’était cet aspect astral, flottant et un peu lunaire. Wastral, c’est ce qui m’est venu en premier comme titre. C’était censé être provisoire mais j’aimais beaucoup ce titre, on l’a donc gardé. T’as des réfs en astronomie ? En astrologie, plutôt. J’observe beaucoup le ciel, le soir. Ça me permet de me concentrer et de méditer un peu. Ça m’apaise, en fait. Tu choisis de chanter en anglais et en créole, ça vient d’où ? C’est ce qui vient naturellement quand j’écris. Sûrement parce que j’ai commencé la musique avec le gwo ka où les chants sont en créole. J’ai été immergée dans cette langue et cette culture. C’est une langue très musicale. Parfois, les images sont difficiles à traduire littéralement. L’anglais, c’est parce que j’ai beaucoup de références anglophones dans ce que j’écoute. Le français, c’est plus difficile à faire sonner. C‘est moins naturel pour moi. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »3em||3em||true|false » custom_padding= »||||false|false »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.9.2″ _module_preset= »default »][et_pb_video src= »https://youtu.be/Nv1wabP6pOc » image_src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/07/CeliaWaphoto2.jpg » use_icon_font_size= »on » icon_font_size= »250px » _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » height= »100% » custom_margin= »||0px||false|false »][/et_pb_video][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ text_font_size= »14px » max_width= »94% » custom_margin= »0.5em||0px||false|false »] — Pa Ka Lagué (Mmaestro Sessions, 2021) © Wendel Nazaire [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default »][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ text_font_size= »56px » text_line_height= »1.1em » custom_margin= »1.2em||||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »26px » text_font_size_last_edited= »on|desktop »] « Billie Holiday, j’ai commencé à l’apprécier quand je l’ai vraiment comprise. » [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »0px||||false|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#000000″ link_font= »|||||||| » link_text_color= »#ff6600″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Tu parles de tes inspirations, c’est quoi les plus marquantes ? En termes d’inspiration et d’énergie, il y a Guy Conquête. Là, c’est vraiment le milieu gwo ka. Après, t’as forcément Erykah Badu et aussi Hiatus Kaiyote. Il y a pas mal d’électro, avec des rythmiques jungle par exemple et pas mal de jazz dans les harmonies et les accords, elle est faite de ça aussi ta culture, de mélange ? Ma culture, c’est un mélange. J’ai fait du jazz pendant 5 ou 6 ans. J’étais dans une école de jazz. C’est à ce moment à que j’ai ouvert mes oreilles sur l’harmonie parce que le gwo ka est plus une musique modale. On ne voit pas l’harmonie de la même manière. J’ai donc commencé à apprendre l’harmonie de jazz en premier et ça se ressent forcément dans ma musique. Après, pour l’électro, Sur cet EP, il y a Victor Vagh qui m’a aidé à finaliser le projet. C’est lui qui a inséré cette touche électro. Avant de faire un EP, mon groupe s’appelait le Wa electro quartet. (rires) J’ai toujours eu cette volonté de mélanger mes influences traditionnelles, hip hop, soul et jazz. De plus, ce côté électro, un peu futuriste, un peu musique de l’espace, m’a toujours attiré. PointBreak, c’est un magazine de jazz. Tu nous balances trois noms ? Coltrane, A Love Supreme, un album qui m’a vraiment bouleversé. Forcément, Miles Davis avec Kind of Blue. En dernier, je dirais Billie Holiday que j’ai commencé à apprécier quand je l’ai vraiment comprise. Il y a aussi dans ta musique un truc proche de ce qui se joue sur les scènes anglaises, avec ce mélange de racines, de jazz et d’electro. J’aime beaucoup la scène anglaise. Surtout celle de Londres où il y a une vraie ouverture d’esprit et beaucoup moins de barrières. En France, si t’es d’origine antillaise et que tu chantes créole, tu dois faire tel style de musique. C’est un peu dur. C’est difficile de casser ces trucs-là en France. Alors qu’à Londres c’est beaucoup plus open. J’aime la vibe. Après, je me suis pas dit « je vais faire comme eux ». J’avais envie d’un mélange. C’est vrai qu’on me parle souvent de la scène londonienne. On me parle aussi de scène plutôt house de Detroit. Je pense que j’ai été influencée du fait que j’ai dansé, de façon professionnelle, sur de la house. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ _builder_version= »4.9.7″ width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » module_alignment= »center » custom_padding= »||||false|false »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_code _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default »]Wastral by Celia Wa[/et_pb_code][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ text_font_size= »15px »] — Wastral, sortie le 2 juillet 2021. Chronique PointBreak à lire ici [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ text_font_size= »56px » text_line_height= »1.1em » custom_margin= »1em||||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »26px » text_font_size_last_edited= »on|desktop »] « Dans mes textes, je parle d’histoires que l’on ne nous raconte pas, parce que c’est gênant. Je pense qu’il faut traverser ces malaises pour pouvoir avancer et pour rendre de l’humanité aux gens qui ne sont pas juste des objets ou des gens exotiques. » [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_video src= »https://www.youtube.com/watch?v=eYkk39g2wwU » image_src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/07/CeliaWaphoto1.jpg » use_icon_font_size= »on » icon_font_size= »250px » _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » height= »100% » custom_margin= »||0px||false|false »][/et_pb_video][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ text_font_size= »14px » max_width= »94% » custom_margin= »0.5em||0px||false|false » custom_padding= »||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] — Engraved (Mmaestro Sessions, 2021) © Wendel Nazaire [/et_pb_text][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/07/CeliaWaphoto3.jpg » alt= »Celia Wa » title_text= »Celia Wa » _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » hover_enabled= »0″ custom_margin= »2em||||false|false » sticky_enabled= »0″][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ text_font_size= »14px » max_width= »94% » custom_margin= »0.5em||0px||false|false » custom_padding= »||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] © Wendel Nazaire [/et_pb_text][et_pb_code _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default »][/et_pb_code][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||||false|false » custom_padding= »||||false|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#000000″ link_text_color= »#ff6600″ custom_margin= »0px||4px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Tes racines guadeloupéennes qui sont mises en avant, c’est une revendication ? Forcément ça peut passer pour revendicatif parce que ce n’est pas la langue majoritaire mais je l’ai
The Bridge #2.5, le Singe improvise

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.4″ background_color= »#ff5d00″ custom_padding= »||||true|false »][et_pb_row make_equal= »on » _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » module_alignment= »center » custom_margin= »|auto|||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text content_tablet= » Coup doublesur le Bridge #2.5 » content_phone= » Coup doublesur le Bridge #2.5 » content_last_edited= »on|phone » _builder_version= »4.9.7″ text_font= »|700||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »0.9em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone »] Coup double sur le Bridge #2.5 [/et_pb_text][et_pb_text content_tablet= » Zutique Productions, Un Singe en Hiver,Dijon, jeudi 2 juillet 2020. » content_phone= » Zutique Productions, Un Singe en Hiver,Dijon, jeudi 2 juillet 2020. » content_last_edited= »on|phone » _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »0px||0px||false|false » custom_padding= »||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Zutique Productions, Un Singe en Hiver, Dijon, jeudi 2 juillet 2020. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#ff7ad2″ divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »0px||0px||false|false » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/07/TheBridgeFront.jpg » alt= »The Bridge » title_text= »The Bridge » _builder_version= »4.9.7″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.3″ background_enable_color= »off » custom_padding= »50px||50px||false| »][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.7″ width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »||0px||| » custom_padding_tablet= »0px||0px||false|false » custom_padding_phone= » »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text content_tablet= » Le jeudi, c’est low-f(r)i. Au Singe en Hiver, on fait revivre les ambiances à la AMM, faites de bric, de broc bruitistes et de transistors qui déraillent. À gauche, attablé, Sam Pluta à l’électronique inonde les tympans de ses gadgets à ondes. À droite, Pascal Niggenkemper, imperturbable, noie l’auditeur de ses lignes de basses, pléthoriques et déstructurées. Au centre, Ben Lamar Gay s’immisce et tranche la toile sonore mécanique de ses coups de trompette, tantôt wah-wahïfiés, tantôt tambourinés. En deux pièces, le groupe dresse un paysage sonore industriel, largement architecturé par Sam Pluta. La seule présence humaine, c’est la voix de Ben Lamar sur la fin de la seconde pièce, façon disque rayé et en call and response avec l’homme au joystick. Impression toujours d’une grosse vague devant nous, sans jamais que celle-ci ne vous submerge. Rien n’explose jamais, tout s’affaisse lentement et le fracas s’interrompt de lui-même. » content_phone= » Le jeudi, c’est low-f(r)i. Au Singe en Hiver, on fait revivre les ambiances à la AMM, faites de bric, de broc bruitistes et de transistors qui déraillent. À gauche, attablé, Sam Pluta à l’électronique inonde les tympans de ses gadgets à ondes. À droite, Pascal Niggenkemper, imperturbable, noie l’auditeur de ses lignes de basses, pléthoriques et déstructurées. Au centre, Ben Lamar Gay s’immisce et tranche la toile sonore mécanique de ses coups de trompette, tantôt wah-wahïfiés, tantôt tambourinés. En deux pièces, le groupe dresse un paysage sonore industriel, largement architecturé par Sam Pluta. La seule présence humaine, c’est la voix de Ben Lamar sur la fin de la seconde pièce, façon disque rayé et en call and response avec l’homme au joystick. Impression toujours d’une grosse vague devant nous, sans jamais que celle-ci ne vous submerge. Rien n’explose jamais, tout s’affaisse lentement et le fracas s’interrompt de lui-même. » content_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#000000″ text_orientation= »right » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Le jeudi, c’est low-f(r)i. Au Singe en Hiver, on fait revivre les ambiances à la AMM, faites de bric, de broc bruitistes et de transistors qui déraillent. À gauche, attablé, Sam Pluta à l’électronique inonde les tympans de ses gadgets à ondes. À droite, Pascal Niggenkemper, imperturbable, noie l’auditeur de ses lignes de basses, pléthoriques et déstructurées. Au centre, Ben Lamar Gay s’immisce et tranche la toile sonore mécanique de ses coups de trompette, tantôt wah-wahïfiés, tantôt tambourinés. En deux pièces, le groupe dresse un paysage sonore industriel, largement architecturé par Sam Pluta. La seule présence humaine, c’est la voix de Ben Lamar sur la fin de la seconde pièce, façon disque rayé et en call and response avec l’homme au joystick. Impression toujours d’une grosse vague devant nous, sans jamais que celle-ci ne vous submerge. Rien n’explose jamais, tout s’affaisse lentement et le fracas s’interrompt de lui-même. [/et_pb_text][et_pb_text content_tablet= » —Lucas Le texier— » content_phone= » » content_last_edited= »on|desktop » _builder_version= »4.9.7″ text_font_size= »16px » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »14px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] —Lucas Le texier— [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »2_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#757575″ text_font_size= »18px » text_text_color_tablet= »#000000″ text_text_color_phone= »#000000″ text_text_color_last_edited= »on|desktop » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_text_color__hover_enabled= »on|hover » text_text_color__hover= »#000000″] Thursday is low-free. At Un Singe en Hiver, we revive the AMM atmosphere, made of in the DIY way and with transistors that go haywire. On the left, Sam Pluta is sitting at his table, playing electronics and flooding the eardrums with his wave gadgets. On the right, Pascal Niggenkemper, peaceful, drowns the listener with his plethoric and destructured bass lines. In the center, Ben Lamar Gay intrudes and slices through the mechanical web of sound with his wah-wahified and drum-alike trumpet blasts. In these two pieces, the band builds an industrial soundscape, largely architected by Sam Pluta. The only human presence is Ben Lamar’s voice at the end of the second piece, in a scratched record or in Call and response way with the man who holds the joystick. It gives you impression of a big frontal wave, without ever been submerged. Nothing ever explodes, everything sinks slowly and the crashing stops by itself. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|desktop »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.8.2″ _module_preset= »default »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/07/TheBridge2.jpg » alt= »The Bridge » title_text= »The Bridge » _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default »][/et_pb_image][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.8.2″ _module_preset= »default »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/07/TheBridge.jpg » alt= »The Bridge » title_text= »The Bridge » _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default »][/et_pb_image][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »2_5,3_5″ custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.7″ width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »||0px||| » custom_padding_tablet= »0px||0px||false|false » custom_padding_phone= » »][et_pb_column type= »2_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text content_tablet= » Never enough of monkey business. Sorry Chuck Berry, you can never have enough of that kind of gig in that kind of place. This one is a French brasserie, with a deluxe mezzanine floor plan which means classy, intimate and overt experiences. The kind of place where you can spot a transatlantic ship within four walls. E la nave va. Transtlantic, The Bridge is fundamentally so. It is even the principle of the meeting imagined by Alexandre Pierrepont to connect the Chicago jazz-impro scene to the French one. Two Americans and two Frenchies have to debate, frolic and reshuffle the cards of the improvisers’ gesture. And thus, to invent small utopias, small musical republics. One and indivisible. E la #2.5 version va. Sam Pluta and Ben Lamar Gay, on the US side, Pascal Niggenkemper and Sophie Agnel, on the French one. No increased piano for this date in Dijon, this version will play in trio. A trio where the bodies enhance as the bodies are enhanced in a sprint downhill at the Tour
The Bridge, un pont jamais trop loin
Sheldon, interview

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.2″ background_color= »#00323f »][et_pb_row make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||||false|false » custom_padding_tablet= »0px||0px||true|false » custom_padding_phone= » » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »1em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone »] Sheldon, conteur de la Gen Z [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Sheldon est un rappeur. Okay, d’accord. Mais c’est quoi son truc à lui ? Un univers 100% références de la Gen Z. Mangas, BDs, films d’animations, jeux vidéos et tout ce qui s’en suit. Un peu comme un conteur devant une foule de gosse, Sheldon livre ses histoires avec des rimes flamboyantes et instrus éclectiques. Dingue. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#0ca8cc » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/06/sheldon45.png » alt= »Sheldon » title_text= »sheldon45″ _builder_version= »4.9.7″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.0″ _module_preset= »default » background_enable_color= »off » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ _module_preset= »default » width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.9.0″ _module_preset= »default »][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » text_font_size= »14px » custom_margin= »1%||4px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Sheldon © HectorSuperbe [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.4″ background_enable_color= »off » custom_padding= »2em||0px||false|false »][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »1em||2px||false|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#000000″ link_font= »||on|||||| » link_text_color= »#ff6600″ hover_enabled= »0″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » sticky_enabled= »0″] On revient sur ton histoire avec la 75ème session, c’est difficile d’en parler sans te citer et inversement. Comment tu t’es retrouvé au sein de ce collectif ? Par hasard. Au début, c’était juste mon groupe de potes et on s’est professionnalisés, tous ensemble. C’était pas vraiment un truc qu’on a intellectualisé ou qu’on a prémédité. Ça c’est fait comme ça, juste par des rencontres ? On traînait ensemble depuis le lycée. On a commencé à avoir chacun des activités créatives et artistiques un peu définies. J’ai commencé à rapper, à enregistrer des gens. Les gens ont commencé à faire de la vidéo et tout. Voilà, le nom était déjà là, l’entité aussi. Ça a été naturel de s’en servir et de l’utiliser. Après 9 ans, vous avez annoncé que c’était la fin de ce lieu, le Dojo. Mais aussi le début d’un chapitre, puisque vous allez ouvrir un nouveau studio dans Paris. Comment tu envisages ce changement ? Ça change pas tant de trucs que ça finalement, c’est un genre de continuité. On était au Dojo, là on ouvre un nouveau studio à Paris. Ce que ça change, c’est des trucs très pragmatiques, du meilleur matos, c’est plus près de chez moi. C’est agréable d’avoir un nouveau lieu. Le Dojo, ça faisait des années qu’on y était mais on eu la chance de voir passer suffisamment de gens et de brasser suffisamment de trucs différents pour qu’il y ait pas ce truc répétitif. Du coup, je pense que ça va pas changer grand chose, simplement nous faire du bien et nous mettre sur le pied de guerre pour la suite. Tu rappes, tu es ingé son, beatmaker. Tu t’autoproduis, tu produis d’autres rappeuses et rappeurs, affiliés de près ou de loin à la 75ème, comment tu travailles quand tu produis pour ton univers ou pour celui d’un autre ? Paradoxalement, plus les gens sont loin de ce que je fais, plus c’est simple pour moi. En fait, il y a moins d’inhibition. Quand tu produis pour quelqu’un, t’as moins à assumer ce que tu fais et t’es plus libre pour partir loin de ta zone de confort. C’est pour ça qu’en partie j’arrête de produire mes trucs, parce que les gens me proposent des trucs plus fous que ce que je me serais proposé à moi-même. Sur l’album que je prépare, j’ai juste participé aux arrangements. 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Il y a ce truc d’aller plus loin, il y a le côté challenge de faire un truc qui va plaire à la personne, qui va lui donner envie de faire un joli morceau. Quand je mixe des albums pour des gens, quand je fais de la réal’, essayer de comprendre ce qu’un artiste a dans la tête m’intéresse. Comprendre ce qu’il veut mettre dans son album, dans sa chanson qu’il a pas déjà mis ailleurs ou alors, au contraire, est-ce qu’il a envie de répéter un geste. Tu sais, parfois refaire ce qu’on a déjà fait, c’est compliqué. Je pense à Zinée dont tu as produit le dernier EP. On reconnaît ta patte. Vous avez un univers assez proche ? Zinée, c’est un peu particulier parce que c’est la petite reuss, on fait tout ensemble depuis le début. Tu vois, c’est typiquement le cas de figure ou je suis pas juste un mec qui produit pour quelqu’un d’autre. Je participe activement au truc. C’est le genre d’artiste où on passe de l’autre côté, quasiment dans la sphère intime. Avec Zinée, je peux avoir exactement le même genre de doutes que je vais avoir pour moi. Dans ta musique, il y a quelque chose d’hyper cosmique, avec des petites notes furtives en mode jeu vidéo, qu’est-ce qu’il y a dans ton vaisseau Sheldon ? C’est quoi tes gris-gris, ton moteur créatif ? Ce que je mets dans ma musique, c’est beaucoup des trucs de mood et de récupérations, beaucoup de culture pop. Tu parlais de jeux vidéos, les mangas, les BDs, ce sont des trucs auxquels je pense tout le temps. Ils sont présents dans l’étape de création. Si j’ai envie de véhiculer telle ou telle émotion, ça va m’arriver de m’appuyer sur une ref ou un artiste qui a déjà réussi à me transmettre cette émotion. Pour essayer de ne pas répéter le geste, j’essaye de prendre des artistes qui ne sont pas de la musique. Si je veux véhiculer une émotion triste
Billie Holiday

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.16″ background_color= »#630000″ global_colors_info= »{} »][et_pb_row make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.16″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||||false|false » custom_padding_tablet= »0px||0px||true|false » custom_padding_phone= » » animation_style= »fade » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text content_tablet= » Aretha Franklin, l’arme à l’œil. » content_phone= » Aretha Franklin,l’arme à l’œil. » content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.16″ text_font= »|300||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »0.9em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » text_font_size_phone= »40px » text_font_size_last_edited= »off|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] Billie Holiday, la casse-gueule. 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Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et des chanteuses de surcroît. Il y a celles qui nagent dans la mélodie, plongent dans la joliesse et lavent à grandes eaux leurs élans et retenues. Et puis il y a les autres. Celles qui piochent. Celles qui tapent dur dans la mélodie pour en sortir du théâtre vocal, du gris par nuances entières, celles qui cherchent d’abord à vous vriller l’intestin avant de cajoler votre oreille. Parmi celles-ci, il y a, bien entendu, Billy Holliday. Mais aussi, sa cadette de 8 ans, Carmen McRae. Pas moins terrible quand il s’agit de vous jeter votre humanité au visage, pas moins intelligente quand il faut vous allumer les hanchesde mélancolie aguicheuse.Efficace, radicale. Carmen McRae est américaine et elle naît en avril 1920. 1920 aux States, c’est l’époque où être une femme noire, faite de de jazz annonce forcément quelques combats à venir. Ce sont sans doute ces batailles annoncées qui ont forgé sa maîtrise du phrasé à contretemps, sa science des graves, chauds comme un regard de Gorgone. Ce sont sans doute aussi ces batailles obligées qui ont marqué sa voix et ses interprétations d’une ironie lucide. Au sommet dans ses interprétations de ballades. Comme Billie, Carmen ne fait pas dans la complainte, mais vient vous chercher et, avec vous, cette prise de responsabilité qui vous rappelle que le jazz, c’est certes parfois joli, mais que c’est surtout dangereux, et donc, souvent aussi agréable. Côté bio, Carmen McRae nait en donc 1920, apprend le piano, s’installe à Brooklyn, inscrit à chaque concert une chanson de Billie Holliday puis, après avoir éternellement refusé d’arrêter de fumer meurt de complications respiratoires en 1994. Entre temps, elle aura chanté en compagnie de de quelques mâles jazz connus de tous comme Benny Carter, Count Basie, Sammy Davis Jr. et Louis Armstrong. Dave Brubeck, aussi dont elle rénove, deux après sa création, et d’un coup de talon délicieux le Take 5. L’homme Brubeck a propulsé son morceau dans les charts, la femme McRae l’a balancé dans les étoiles. Chacun sa cible. Pourtant, chez Carmen McRae, la cheminée ne porte ni Grammy Award, ni Disque d’Or. Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan avaient déjà tout rafflé. Mais sa discographie ne connait aucun faux pas. McRae avale jazz, groove, et soul avec la classe d’un gosier à toute épreuve. La sélection, strictement subjective, des 7 titres ci-dessous devraient suffire à vous convaincre. » content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.16″ text_text_color= »#000000″ text_orientation= »justified » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= » » text_orientation_last_edited= »on|desktop » global_colors_info= »{} »] Dans l’héritage du jazz, il y a deux types de types. Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Des femmes à la voix puissante et d’autres à la voix qui marque la peau au fer rouge. Celles qui s’inspirent et d’autres qui ouvrent les voies. Seulement, pour les ouvrir, c’est pas toujours simple. Parfois dangereux. Surtout, quand on se destine à une carrière de jazz. Mais guess what ? La dangerosité malsaine c’est ça qui fait la beauté d’un artiste. D’une artiste pour le coup. Billie Holiday ou bien Lady Day, as you wish. Brutale et charismatique. Billie a des couilles. Et des grosses. Beaucoup plus que ses compères masculins. Elle ose, s’émancipe et son grain de voix rend accro. Comme une drogue dure. Une fois tombé dedans, impossible de s’arrêter. Ça bouleverse et pourtant on y retourne. Billie Holiday est afro-américaine et elle naît en avril 1915. Qui plus est aux States. En 1915, quand on est une femme noire aux States, faut savoir se dépatouiller. Savoir se battre et se débattre avec la morale. Un combat dangereux, mais Billie a le goût du risque. So let’s play. La première femme noire à chanter avec un orchestre 100% white men. Rien que ça. Pour continuer sur sa lancée, elle interprète avec toutes les émotions les plus profondes et les plus effrayantes le poème de Lewis Allan, Strange Fruit au Café Society à Greenwich Village. Dans les années 30, où le racisme est omniprésent, elle ose chanter et décrier les horreurs subies par les siens. En dehors de ça, Lady Day sait s’entourer des grands et à un pouvoir d’attraction hors norme. Et tout ça grâce à plusieurs qualités. Son charisme ? Maybe. Sa sensualité ? Of course. Sa voix ? Yessir. Son tempérament ? Indeed. Ce qui donne des collabs avec Duke Ellington, Teddy Wilson, Ben Webster, Lester Young, Roy Eldridge, Louis Armstrong et la liste est encore longue. Tous des hommes. What a woman. 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Rap Ville, Vallejo
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[/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » text_orientation= »justified » width_last_edited= »off|tablet » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= » » text_orientation_last_edited= »on|tablet »] En Amérique, dans les années 90, chaque ville avait sa scène hip-hop. Une identité sonore qui s’exposait du sud au nord, de l’est à l’ouest. Chaque mois, on met le nez dans une chanson de rap ou sur un disque qui illustre à merveille ce principe. Pour ce onzième épisode de Rap Ville, on fait un pas de côté dans la Bay area, et on se pose à Vallejo. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#edef73″ divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.9.7″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/06/lejo-1024×560-1.png » alt= »Vallejo » title_text= »Vallejo » _builder_version= »4.9.7″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.8.1″ background_enable_color= »off » custom_margin= »||||false|false » custom_padding= »||||false|false »][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.9.7″ text_font_size= »36px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »||||true|false » custom_padding= »||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »26px » text_font_size_last_edited= »on|phone » content__hover_enabled= »off|desktop »] « It’s Mob City, V-Town, it’s Mob City. »– E-40 et Suga-T (Sprinkle Me, 1995). [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.7″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »2em||||false|false » custom_margin_tablet= » » custom_margin_phone= »0em||||false|false » custom_margin_last_edited= »on|phone » custom_padding= »||||false|false » custom_padding_tablet= »||1em||false|false » custom_padding_phone= »||1em||false|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#000000″ text_orientation= »justified » custom_margin= »||||false|false » custom_padding= »||||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= » » text_orientation_last_edited= »on|phone »] C’est quoi cette musique ?On vous parlait de ‘mobb music’ dans le dernier épisode. On reste dans le thème ce mois-ci. La petite ville de Vallejo a son prince et il s’appelle E-40, Earl Stevens de son vrai nom. À 53 ans, le rappeur, acteur et entrepreneur a tout fait. Et tout réussi. Dans les années 90, il vendait sa musique au cul de la bagnole et a fondé son label Sick-Wid-It, désormais légendaire. Aujourd’hui, il vend des bouteilles de vin et de spiritueux à son nom. Mais c’est où, Vallejo ?Municipalité du comté de Solano, en Californie, Vallejo (prononcez « Valleyo ») comptait 116.760 habitants au dernier recensement. Bon à savoir : V-Town, comme on dit là-bas, a abrité jusqu’en 1996 un gigantesque centre de construction navale, le Mare Island Naval Shipyard, spécialisé dans les bateaux militaires. US Army, mon pote ! [/et_pb_text][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/06/E403.jpg » alt= »E-40″ title_text= »E-40″ _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » custom_margin= »7%||||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#000000″ text_font_size= »14px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »0.5em||||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] E-40, posey au feu rouge. [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »2_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_video src= »https://youtu.be/7rGzpXiPUao » image_src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/06/E_40_and_E._Cuarenta_Tequila_at_Lake_Chalet_June_2018__1_.jpg » play_icon_color= »#FFFFFF » use_icon_font_size= »on » icon_font_size= »210px » icon_font_size_tablet= »50px » icon_font_size_phone= » » icon_font_size_last_edited= »on|phone » _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » height= »100% » custom_margin= »||0px||false|false »][/et_pb_video][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#000000″ text_font_size= »14px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »0.5em||||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] — Sprinkle Me par E-40 & Suga-T (1995) [/et_pb_text][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/06/lejo2.png » alt= »Vallejo de nuit » title_text= »Vallejo de nuit » _builder_version= »4.9.7″ custom_margin= »10px||7px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#000000″ text_font_size= »14px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »0.5em||||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] C’est beau Vallejo, la nuit. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »25px||35px||false|false » custom_padding= »0px||0px||false|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.4.4″][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#000000″ text_orientation= »justified » custom_margin= »||||false|false » custom_padding= »||||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= » » text_orientation_last_edited= »on|phone »] Est-ce que ça fait peur ?Non. Le formidable Sprinkle Me (littéralement « Saupoudre-moi » ou « Arrose-moi ») se lance avec un petit rototo. En collab’ sur ce titre avec Suga-T, E-40 n’y raconte pas grand-chose d’intéressant mise à part sa passion pour le hustle, son label, sa famille et sa ville. Qui sont ces gens ?La famille Stevens, c’est donc E-40, Suga-T (sœur de), B-Legit (cousin de), le groupe The Click… Des disques et des feats avec les plus grands. Dont ce mythique Dusted’N’Disgusted, avec le regretté 2Pac. Classique ! Pourquoi c’est bien tout ça ?Le son est produit de main de maître par Sam Bostic et Mike Mosley, enregistré dans les studios de K-Lou, autant dire les 3 artisans de certains des plus grands disques de rap de la côte ouest dans ces périodes-là. Bon, on parle bien sûr des années 90, mais le plus génial, c’est qu’E-40 est encore dans le coup aujourd’hui, le daron ayant pris le virage de la jeunesse, claquant encore régulièrement des hits avec les starlettes du hip-hop actuel. [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#000000″ text_font_size= »16px » custom_margin= »10px||||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »14px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] —Pierre-Olivier Bobo— [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#000000″ custom_margin= »10px||||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »14px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] rappeur : E-40album : In A Major Waytrack : Sprinkle melabel : Sick Wid’ It Recordsannée : 1995 [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »2_5″ _builder_version= »4.4.4″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/06/SprinkleCover.jpg » alt= »Sprinkle Me de E-40″ title_text= »Sprinkle Me de E-40″ show_bottom_space= »off » _builder_version= »4.9.7″ custom_margin= »||||false|false » custom_padding= »||||false|false »][/et_pb_image][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.7″ background_color= »#826a00″ custom_margin= »||-52px||false|false »][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ width= »55% » width_tablet= »70% » width_phone= » » width_last_edited= »on|phone »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.4.4″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »30px » text_orientation= »center » module_alignment= »center »] Les autres épisodes de la série pourraient sans doute vous plaire : [/et_pb_text][et_pb_blog fullwidth= »off » include_categories= »27″ show_thumbnail= »off » use_manual_excerpt= »off » excerpt_length= »100″ show_author= »off » show_date= »off » show_categories= »off » show_excerpt= »off » show_pagination= »off » use_overlay= »on » overlay_icon_color= »#ff5bd6″ hover_overlay_color= »rgba(0,0,0,0.6) » hover_icon= »%%180%% » masonry_tile_background_color= »rgba(255,255,255,0.2) » _builder_version= »4.9.4″ header_font= »Roboto|100||||||| » header_text_align= »center » header_text_color= »#ffffff » header_font_size= »20px » body_text_align= »center » body_text_color= »#000000″ body_font_size= »18px » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »14px » text_orientation= »center » width= »100% » module_alignment= »center » custom_margin= »50px|2px|||false|false » custom_padding= »|0px|||| » header_font_size_tablet= »18px » header_font_size_phone= » » header_font_size_last_edited= »on|phone » border_width_all= »0px » border_color_all= »rgba(0,0,0,0) »][/et_pb_blog][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section]
Lettre à John Coltrane
[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.7.7″ background_color= »#0a0c6b » background_enable_image= »off » background_blend= »soft-light » custom_padding= »||39px||| » bottom_divider_style= »slant » bottom_divider_color= »#000056″ bottom_divider_height= »30px » background__hover_enabled= »off|desktop »][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|phone » custom_padding= »0px||2em||false|false » width__hover_enabled= »off|desktop »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.5″][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ _module_preset= »default » text_font= »BlackOut|||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »80px » header_font= »Blackout|||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »70px » text_orientation= »center » custom_padding= »||||true|false » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »50px » header_font_size_last_edited= »on|phone »] Lettre imaginairea john coltrane [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.5″ _module_preset= »default » text_font= »|||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »24px » text_orientation= »center » custom_margin= »||||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] une création sonore par LeBloc [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.7.7″ background_color= »#000056″ background_enable_image= »off » background_blend= »soft-light » custom_padding= »5px||5px||true|false » background__hover_enabled= »off|desktop »][et_pb_row use_custom_gutter= »on » make_equal= »on » _builder_version= »4.7.7″ width= »85% » custom_margin= »0px||0px||false|false » custom_padding= »||||false|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »20px » text_line_height= »1.3em » text_orientation= »justified » width= »60% » width_tablet= »100% » width_phone= » » width_last_edited= »on|phone » module_alignment= »center » custom_margin= »10px|-16px|||false|false » custom_padding= »|27px||7px|| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= » » text_orientation_last_edited= »on|phone »] Pourquoi un poète se sentirait-il redevable d’un saxophoniste ? Qu’est-ce qui sonnerait dans les mots de l’un qui entrerait en résonance avec les notes de l’autre ? Un sentiment commun ? Sans doute. Indicible, profond et puissant. Jean-Claude Pinson dit avoir appris à écrire avec John Coltrane comme tuteur. Pas mal. Aymeric Descharrières, sax compagnon de ce magazine, s’est approprié cette Lettre imaginaire pour tracer un sillon personnel, brouillant les cartes entre la parole d’Adélaïde Pornet et la musique qu’il a créée. Voici 30 minutes imaginaires, certes, mais furieusement ancré dans le réel d’un hommage bien foutu.Depuis 2010, Aymeric Descharrières et Guillaume Malvoisin se croisent dans les mots de Jean-Claude Pinson, avec Drapeau Rouge et Free Jazz. Relapse avec cette Lettre imaginaire à John Coltrane, lue par Adélaïde Pornet. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ prev_background_color= »#000056″ _builder_version= »4.9.5″ background_color= »#0a0c6b » background_enable_image= »off » background_blend= »soft-light » custom_margin= »||-4em||false|false » custom_padding= »||||false|false » top_divider_style= »slant » top_divider_height= »25px » background__hover_enabled= »off|desktop »][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ use_custom_gutter= »on » make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.4″ width= »85% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »2em||||false|false » custom_margin_tablet= » » custom_margin_phone= »0em||0px||false|false » custom_margin_last_edited= »on|phone » custom_padding= »0px||||false|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »||0px||false|false » width__hover_enabled= »off|desktop » custom_margin__hover_enabled= »off|desktop »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.0.3″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/06/AymDeschColtrane.jpg » alt= »Aymeric Descharrières et Coltrane » title_text= »Aymeric Descharrières et Coltrane » url_new_window= »on » _builder_version= »4.9.7″ custom_margin= »10px||||false|false » custom_margin_tablet= »0px||0px||false|false » custom_margin_phone= » » custom_margin_last_edited= »on|phone » custom_padding= »||||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.5″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||4px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Aymeric Descharrières (Explicit Liber) © Médéric Roquesalane [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »26px » text_line_height= »1.4em » custom_margin= »||||false|false » custom_padding= »||||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] « 26 juillet 65. J’exagère à peine si je dis que ce jour a décidé de ma vie, John. Je ne me suis pas mis au sax, mais pourtant je suis devenu votre élève. Votre élève en tout. Avec vous, j’ai d’abord appris à écrire. À chercher, dans l’écriture, le chant, le groove. Appris à ne pas me contenter de peu. À vouloir toujours la haute équation, celle où existence et chant finissent par s’équivaloir. Appelons ça « lyrisme ». Vous-même avez employé le mot. « Ce qui m’intéresse avant tout, avez-vous un jour déclaré, c’est d’aller vers plus de lyrisme. Voilà ce que j’entends par « beau ». » Entièrement d’accord. Et pas n’importe quel lyrisme. Pas de la bluette. Du blues costaud, un lyrisme puissant, cosmique. » (Jean-Claude Pinson) [/et_pb_text][et_pb_code _builder_version= »4.9.5″ min_height= »114px » custom_margin= »10px||||false|false »][/et_pb_code][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »16px » custom_margin= »0px||4px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Aymeric Descharrières, saxophones, compositionsAdélaïde Pornet, lectureCyril Petit, mixage—Lettre imaginaire à John Coltrane est un texte de Jean-Claude Pinson,publié en 2011 aux éditions Impressions d’Europe—production Aurélie Cognard, Guillaume Malvoisin pour LeBloc / website [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section]
Jean-Claude Pinson, sous l’aile de Coltrane

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.5″ background_color= »#004f05″][et_pb_row make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||||false|false » custom_padding_tablet= »0px||0px||true|false » custom_padding_phone= » » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.9.5″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »1em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone »] Jean-Claude Pinson, sous l’aile de Coltrane [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.6″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Drôle d’oiseaux. Poètes et jazzmen sont à un battement d’ailes les uns des autres. Jean-Claude Pinson n’échappe pas à cette règle. Auditeur volontaire de John Coltrane, il le laisse parfois se poser sur sa table d’écriture. Quitte à récolter un bazar organisé, sonore et magistral. Rencontre en marge d’une création sonore. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »rgba(255,255,255,0.5) » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.9.4″ width= »75% » custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.9.5″ _module_preset= »default »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/06/john-coltrane-milano-62.jpg » alt= »John Coltrane à Milan en 1962″ title_text= »John Coltrane à Milan en 1962″ _builder_version= »4.9.5″ _module_preset= »default »][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.0″ _module_preset= »default » background_enable_color= »off » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ _module_preset= »default » width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.9.0″ _module_preset= »default »][et_pb_text _builder_version= »4.9.5″ _module_preset= »default » text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||4px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] John Coltrane © DR [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.4″ background_enable_color= »off » custom_padding= »2em||0px||false|false »][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »1em||||false|false » custom_padding= »0px||2px||false|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.5″ text_text_color= »#000000″ link_font= »|||||||| » link_text_color= »#ff6600″ header_2_font= »Roboto|300||||||| » header_2_font_size= »22px » header_2_line_height= »1.5em » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Commençons très simplement. Quel est votre titre préféré de John Coltrane ? Spiritual, dans la version live enregistrée le 5 novembre 1961 au Village Vanguard. 20 minutes 29 secondes que je ne me lasse pas d’écouter ; qui à chaque fois me transportent dans un état d’euphorie qui n’est pas très éloigné de la transe !Il y a Coltrane bien sûr, sa façon unique de creuser (de « grever », de groover) la mélodie au sax, de balancer, danser, tendre et détendre. Mais aussi, en contrepoint, Eric Dolphy et le bourdon d’un contrebasson. Et bien sûr, pour alimenter sans faille la chaudière, la battue sans pareille d’Elvin Jones. Dans Free Jazz vous écrivez : « C’est en écoutant J-C que j’ai compris que tout est d’abord question, non de langue, mais de lèvres ». Auriez-vous compris quelque chose d’autre encore sur vous-même en écoutant J-C ? J’ai compris que j’étais un musicien manqué. Que si mon instrument était le langage, en réalité ce que j’y cherchais c’était l’obtention d’un son et d’un chant. Raconter une histoire ne pouvait venir que par surcroît. Et si chaque note, chaque mot devait compter, au bout du compte il ne s’agissait pas de sculpter un bibelot verbal.Dans l’enfance, j’avais pratiqué pendant quelques courtes années la clarinette. Mais le résultat fut désastreux (un frère aîné me faisait une concurrence déloyale). J’en ai au moins gardé l’idée que le souffle doit en passer par tout un travail des lèvres. L’anche doit être humectée et pincée adéquatement. Dans Free Jazz, je joue avec cette idée en la rapportant à l’art du baiser. En matière d’écriture, ça veut dire que tout est affaire de tension et détente, de serrage (Mallarmé, mettons) et desserrage (Cendrars, mettons). Tout est affaire de prosodie : de rythme et d’accentuation. Y a-t-il eu des périodes où votre rapport à Coltrane a pu changer ? J’ai l’impression d’être en la matière conservateur. C’est régulièrement que j’écoute Coltrane (et souvent les mêmes albums). Il est comme une sorte de basse continue qui m’accompagne dans la vie, au même titre que quelques rares autres musiciens. Il est comme le versant afro-américain, la Great Black Music, de ce que sont par ailleurs pour moi Bach, les 24 préludes et fugues du Clavier bien tempéré tout spécialement, Scarlatti, les sonates, et Chostakovitch, les 24 préludes et fugues pour piano. Ce sont là des morceaux dont je ne me lasse jamais.Pour le compagnonnage esthétique, c’est un peu différent. Chaque livre est écrit à la lumière de musiques qui peuvent varier selon le thème abordé. Alphabet cyrillique par exemple doit beaucoup à Chostakovitch, à son art déceptif et grinçant, à son sens aigu du grotesque et de l’ironie. Mais je crois pouvoir dire que Coltrane et le free jazz, Ornette Coleman notamment, restent en ligne de mire quel que soit le livre que j’écris, sauf les essais qui relèvent évidemment d’une autre démarche. L’écrivain Pierre Michon a, lui aussi, nourri votre regard sur le monde. D’une autre façon que peut le faire Coltrane ? On est évidemment dans un tout autre registre. Ce qui m’a retenu chez Michon, c’est son profond sens de l’Histoire et sa capacité à faire ressortir, en toutes ses tonalités et nuances, la teneur même d’une existence, qu’elle soit illustre ou « infâme ».Au plan propre de l’écriture, il faut lui aussi pour moi, comme l’avait été la musique de Coltrane, un exemple libératoire. Il démontrait qu’il était possible d’allier, de concilier la nouveauté d’un langage et l’aptitude à parler au-delà d’un cercle de happy few, à toucher au plus vif qui veut bien prendre la peine de le lire (de l’écouter).Et si l’on veut envisager son œuvre sous l’angle de la musique, on peut dire qu’il y a chez lui à la fois, dans sa phrase, la densité d’une sonate de Scarlatti (un comprimé de magie disait Giono) et la puissance fluviale, « mississipienne », faulknérienne du blues. Ce n’est évidemment pas rien. Il n’y a pas, chez Coltrane, de militantisme frontal, comme on peut le trouver chez Archie Sheep ou Charles Mingus. Cette distance, est-elle importante dans votre rapport au monde ? En effet, pas de militantisme frontal. C’est une posture dans laquelle je me retrouve beaucoup aujourd’hui. Après avoir été longtemps « choreute » (pendant de longues années, militant d’extrême gauche – « maoïste », j’ai beaucoup crié de slogans dans les manifs), je suis devenu anachorète. La musique des mots plus que le message me retient aujourd’hui. Je n’en demeure pas moins, comme disait Arendt, un « obligé du monde ». J’admire beaucoup un musicien comme Archie Shepp. Si la musique purement instrumentale (sans texte) le dispense de tout discours idéologique, il parvient cependant à y retrouver ce qui fait la teneur du blues et ainsi à dire musicalement ce que sont l’histoire et la condition afro-américaine – la douleur de leur tragédie, mais aussi la joie inextinguible de l’existence dès lors que musique et
Jef Gilson visite Madagascar
Elie Martin-Charrière, dans le velours
[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.4″ background_color= »#380000″][et_pb_row make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||||false|false » custom_padding_tablet= »0px||0px||true|false » custom_padding_phone= » » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »1em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone »] Élie Martin-Charrière, sur du velours [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Son drive, précis et rapide, vaut largement celui de Ryan Gosling. Le batteur finissait 2020 comme beaucoup d’entre nous. Endolori, remonté mais ouvert aux possibles. Bilan. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »rgba(255,255,255,0.5) » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.9.4″ width= »75% » custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/05/ElieMartinCharriere.jpg » alt= »Elie Martin-Charriere » title_text= »ElieMartinCharriere » _builder_version= »4.9.4″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.0″ _module_preset= »default » background_enable_color= »off » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ _module_preset= »default » width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.9.0″ _module_preset= »default »][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ _module_preset= »default » text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||4px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Elie Martin-Charrière, focus © DR [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.4″ background_enable_color= »off » custom_padding= »2em||0px||false|false »][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »1em||||false|false » custom_padding= »0px||2px||false|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#000000″ link_font= »|||||||| » link_text_color= »#ff6600″ header_2_font= »Roboto|300||||||| » header_2_font_size= »22px » header_2_line_height= »1.5em » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Elle est posée ou pas cette couv’ en peignoir ? Cette photo a été prise spontanément, il était tard dans la matinée et tôt dans le corps après une rude soirée. Le moment en peignoir tout habillé a été immortalisé et je trouve cette photo géniale ! La retrouver m’a un peu donné envie de sortir de la musique, et grâce au super travail de Juliette Baufils sur cette image, ça donne cette pochette bien unique qui a sans doute créé pas mal d’interactions avec la musique, au moins pour cliquer dessus et parcourir les premières secondes du disque ! Comment tu l’as conçue, la tracklist de ton dernier EP ? C’est un mélange de plusieurs sessions d’enregistrement, de pistes « dormantes » que j’avais envie de sortir et de partager. Nous avions enfin réussi à enregistrer Yumi Ito et moi, en novembre 2019. Cela faisait plusieurs années que j’avais découvert sa voix complètement magique mais jamais nous n’avions trouvé le temps de créer de la musique ensemble. Seuls deux titres étaient sortis de cette séance, les deux premiers de cet EP. À moins de les combiner à d’autres morceaux, cela me paraissait trop « léger » pour sortir un premier opus. Ces deux pistes étant malgré tout beaucoup trop intenses et belles, l’expérience ayant été si positive avec ces musiciens, cette musique ne pouvait pas se perdre et ne jamais voir le jour. Alors quand j’ai enregistré à l’été 2020 de la nouvelle musique, et que je me suis rendu compte que certains morceaux auraient plus leur place dans cet EP que dans l’album un plus long que je sortirai prochainement. J’en ai profité pour laisser cet EP gagner en consistance et donner une couleur singulière par ces changements de sonorités au fil de l’album. C’était important de signer sous ton nom ? Ça a toujours été important pour moi de proposer de la musique, particulièrement d’écrire celle que je ne joue pas avec les musiciens que j’accompagne. Alors le disque, oui c’est important, celui-ci précisément n’existe qu’en digital, dans une volonté d’accès à tous depuis les plateformes. Ce sont mes proches et les gens qui me connaissent qui l’écoutent ou l’ont écouté. Je ne voulais pas terminer 2020, année si troublante et inoubliable, sans marquer ma vie d’une minuscule pierre. Voilà je sais qu’en 2020 j’ai sorti, pour la première fois, de la musique de manière plutôt officielle. Pas un soundcloud privé, pas une maquette qu’on envoie aux programmateurs. C’est la première trace que je laisse dans la grande médiathèque de la musique. Il était important que je me lance, on n’est finalement jamais prêt car notre musique sera toujours mieux plus tard. Mais parfois il vaut mieux ne pas regretter d’avoir raté le coche, ce disque reflète un monde que j’ai vu et dans lequel j’ai vécu, cette musique marque une époque que j’ai traversée. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ _module_preset= »default » width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »1em||0.5em||false|false » custom_padding= »||||false|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.9.2″ _module_preset= »default »][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ _module_preset= »default » text_font_size= »56px » text_line_height= »1.1em » custom_margin= »0px||0px||false|false » custom_padding= »0px||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »26px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] « Je suis plutôt le genre de défenseur qu’on voit constamment en attaque parce que c’est le type de jeu des équipes dans lesquelles je joue ! » [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »4em||||false|false » custom_padding= »0px||0px||false|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#000000″ link_font= »|||||||| » link_text_color= »#ff6600″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Facile d’être leader ? Quand on est batteur, on a plutôt l’habitude de jouer derrière tout le monde, non ? « Jouer derrière tout le monde » est relatif : je suis plutôt le genre de défenseur qu’on voit constamment en attaque parce que c’est le type de jeu des équipes dans lesquelles je joue ! Le but est de jouer ensemble. J’ai toujours eu une grosse responsabilité quant à l’orchestration des dynamiques de la musique de ceux que j’accompagne, et donc beaucoup de liberté. Je dirais que c’est la liberté qu’on s’octroie dans la musique des autres qui est compliquée à retrouver dans sa propre écriture. On a moins de recul et l’égo représente également une grosse difficulté. Comment les autres musiciens vont-il juger la musique ? Y trouveront-ils leur intérêt, leur goût, etc. ? Évidemment, enregistrer avec des amis et des musiciens qu’on admire, aide à recevoir n’importe quelle critique de manière constructive, mais on doit confronter ses démons à un moment. Dans ce disque, c’est quoi la part entre ce qui est né de tes habitudes et les expérimentations inédites ? Ce qu’il y a de nouveau, dans la première partie de cet EP par exemple, c’est que jamais réellement nous n’avions travaillé ensemble avec ces musiciens. J’ai simplement pensé à un son que j’aimerais créer et aux individus qui seraient les plus à même de le réaliser, de le créer avec, pour chacun.e, leur patte caractéristique. Le dernier morceau Bye-Ya est au contraire la réunion de beaucoup de musiciens qui ne jouent habituellement pas ensemble mais avec qui j’ai l’habitude de travailler. Au milieu de l’album, une chanson en solo, qui devient quelque chose que j’aime développer. J’ai toujours été fasciné par le voyage que peut nous offrir la simplicité bien placée et cet essai va