Neneh Cherry, matrimoine

Neneh Cherry

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Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et des chanteuses de surcroît. Il y a celles qui nagent dans la mélodie, plongent dans la joliesse et lavent à grandes eaux leurs élans et retenues. Et puis il y a les autres. Celles qui piochent. Celles qui tapent dur dans la mélodie pour en sortir du théâtre vocal, du gris par nuances entières, celles qui cherchent d’abord à vous vriller l’intestin avant de cajoler votre oreille. Parmi celles-ci, il y a, bien entendu, Billy Holliday. Mais aussi, sa cadette de 8 ans, Carmen McRae. Pas moins terrible quand il s’agit de vous jeter votre humanité au visage, pas moins intelligente quand il faut vous allumer les hanchesde mélancolie aguicheuse.Efficace, radicale. Carmen McRae est américaine et elle naît en avril 1920. 1920 aux States, c’est l’époque où être une femme noire, faite de de jazz annonce forcément quelques combats à venir. Ce sont sans doute ces batailles annoncées qui ont forgé sa maîtrise du phrasé à contretemps, sa science des graves, chauds comme un regard de Gorgone. Ce sont sans doute aussi ces batailles obligées qui ont marqué sa voix et ses interprétations d’une ironie lucide. Au sommet dans ses interprétations de ballades. Comme Billie, Carmen ne fait pas dans la complainte, mais vient vous chercher et, avec vous, cette prise de responsabilité qui vous rappelle que le jazz, c’est certes parfois joli, mais que c’est surtout dangereux, et donc, souvent aussi agréable. Côté bio, Carmen McRae nait en donc 1920, apprend le piano, s’installe à Brooklyn, inscrit à chaque concert une chanson de Billie Holliday puis, après avoir éternellement refusé d’arrêter de fumer meurt de complications respiratoires en 1994. Entre temps, elle aura chanté en compagnie de de quelques mâles jazz connus de tous comme Benny Carter, Count Basie, Sammy Davis Jr. et Louis Armstrong. Dave Brubeck, aussi dont elle rénove, deux après sa création, et d’un coup de talon délicieux le Take 5. L’homme Brubeck a propulsé son morceau dans les charts, la femme McRae l’a balancé dans les étoiles. Chacun sa cible. Pourtant, chez Carmen McRae, la cheminée ne porte ni Grammy Award, ni Disque d’Or. Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan avaient déjà tout rafflé. Mais sa discographie ne connait aucun faux pas. McRae avale jazz, groove, et soul avec la classe d’un gosier à toute épreuve. La sélection, strictement subjective, des 7 titres ci-dessous devraient suffire à vous convaincre.  » content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.16″ text_text_color= »#000000″ text_orientation= »justified » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= » » text_orientation_last_edited= »on|desktop » global_colors_info= »{} »] Dans l’héritage du jazz, il y a deux types de types. Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Certaines naviguent dans les eaux profondes de l’histoire du jazz. D’autres prennent le temps des méandres et des marges. Il y a celles qui gravent les codes et les nuances de black dans les marbrures africaines-américaines. Et puis il y a les autres. Celles qui flirtent avec les limites comme on flirte dans les bars, avec une assurance un peu hâbleuse et un sourire bourré de sous-texte. Celles qui savent la richesse du mot ‘pop’ et la folie du mot ‘free’. Celle qui foncent comme un buffalo et sortent des tirades à vous fendre l’âme. Celles qui s’amusent de cela, certaines que rien ne dure assez pour être vécu sérieusement. Il y a celles qui s’assoient sur le top of the cake. Parmi celles-ci, il y a Neneh Cherry. Rare mais toujours dans les bons coups, ringardisant l’idée commune que les femmes fleurissent trop tôt et les hommes vieillissent mieux que le vin. Les femmes avancent, les femmes inventent. Neneh est ainsi. Inlassable, lucide et ravageuse. Neneh Cherry est afro-suédoise et elle naît à Stockholm en août 1964. En Suède, la sociale-démocratie s’installe pépouze dans les sixties et s’offre comme un refuge à un paquet de jazzmen africains-américains. Ici, on peut être noir, musicien et personne ne vous demande d’en avoir honte. C’est classe. Non, c’est normal. Tant pis pour les States, légèrement encore un peu raciste, on est juste un an après l’Alabama violemment ensanglanté. En Europe, le jazz s’invente en marge et un chercheur impénitent comme Don Cherry y trouve son compte. Il trouvera aussi une famille, une vraie. Fabriquée à la main, recomposée. Obligé pour un musicien de free jazz. Et la petite fille qui n’est pas encore Cherry mais déjà bien Neneh adopte le Don comme daron. Daron et initiateur de dons. Notamment celui qui pousse à la liberté. On verra Neneh Cherry à Londres remuer le génial protopunk-free de Rip Rig + Panic, tutoyer les sommets internationaux en 7 secondes chrono avec Youssou N’Dour, imposer des Stances de Buffalo dans les Charts, faire la peau à Cole Porter, embarquer les futurs Massive Attack sur son premier disque et finir, enfin poursuivre, ces jours-ci avec deux récentes réussites incontestables. Une, Blank Project, en compagnie de Four Tet, le blaze des sunlight de Kieran Hebden. Juste avant, retour à la source originelle, la liberté du jazz poussée au rouge avec The Thing où souffle le boucher suédois, tiens donc, Mats Gustafsson. Ça donne The Cherry Thing, un quartet dont on ne peut que déplorer en couinant de l’avoir loupé sur scène. 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Diana Ross, matrimoine

Diana Ross

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.16″ background_color= »#38001f » global_colors_info= »{} »][et_pb_row make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.16″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||||false|false » custom_padding_tablet= »0px||0px||true|false » custom_padding_phone= » » animation_style= »fade » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text content_tablet= » Aretha Franklin, l’arme à l’œil.  » content_phone= » Aretha Franklin,l’arme à l’œil.  » content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.16″ text_font= »|300||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »0.9em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » text_font_size_phone= »40px » text_font_size_last_edited= »off|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] Diana Ross, l’indestructible [/et_pb_text][et_pb_divider color= »rgba(255,255,255,0.4) » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.16″ width= »50% » custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true » global_colors_info= »{} »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.16″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone » meta_line_height_tablet= » » meta_line_height_phone= »1.2em » meta_line_height_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.16″ background_enable_color= »off » custom_padding= »2em||2em||false|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_row _builder_version= »4.16″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||||false|false » custom_padding= »1em||||false|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text content_phone= » Dans l’héritage du jazz, il y a deux types de types. Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et des chanteuses de surcroît. Il y a celles qui nagent dans la mélodie, plongent dans la joliesse et lavent à grandes eaux leurs élans et retenues. Et puis il y a les autres. Celles qui piochent. Celles qui tapent dur dans la mélodie pour en sortir du théâtre vocal, du gris par nuances entières, celles qui cherchent d’abord à vous vriller l’intestin avant de cajoler votre oreille. Parmi celles-ci, il y a, bien entendu, Billy Holliday. Mais aussi, sa cadette de 8 ans, Carmen McRae. Pas moins terrible quand il s’agit de vous jeter votre humanité au visage, pas moins intelligente quand il faut vous allumer les hanchesde mélancolie aguicheuse.Efficace, radicale. Carmen McRae est américaine et elle naît en avril 1920. 1920 aux States, c’est l’époque où être une femme noire, faite de de jazz annonce forcément quelques combats à venir. Ce sont sans doute ces batailles annoncées qui ont forgé sa maîtrise du phrasé à contretemps, sa science des graves, chauds comme un regard de Gorgone. Ce sont sans doute aussi ces batailles obligées qui ont marqué sa voix et ses interprétations d’une ironie lucide. Au sommet dans ses interprétations de ballades. Comme Billie, Carmen ne fait pas dans la complainte, mais vient vous chercher et, avec vous, cette prise de responsabilité qui vous rappelle que le jazz, c’est certes parfois joli, mais que c’est surtout dangereux, et donc, souvent aussi agréable. Côté bio, Carmen McRae nait en donc 1920, apprend le piano, s’installe à Brooklyn, inscrit à chaque concert une chanson de Billie Holliday puis, après avoir éternellement refusé d’arrêter de fumer meurt de complications respiratoires en 1994. Entre temps, elle aura chanté en compagnie de de quelques mâles jazz connus de tous comme Benny Carter, Count Basie, Sammy Davis Jr. et Louis Armstrong. Dave Brubeck, aussi dont elle rénove, deux après sa création, et d’un coup de talon délicieux le Take 5. L’homme Brubeck a propulsé son morceau dans les charts, la femme McRae l’a balancé dans les étoiles. Chacun sa cible. Pourtant, chez Carmen McRae, la cheminée ne porte ni Grammy Award, ni Disque d’Or. Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan avaient déjà tout rafflé. Mais sa discographie ne connait aucun faux pas. McRae avale jazz, groove, et soul avec la classe d’un gosier à toute épreuve. La sélection, strictement subjective, des 7 titres ci-dessous devraient suffire à vous convaincre.  » content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.16″ text_text_color= »#000000″ text_orientation= »justified » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= » » text_orientation_last_edited= »on|desktop » global_colors_info= »{} »] Dans l’héritage du jazz, il y a deux types de types. Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Certaines se font connaître de façon hasardeuse. Parfois, grâce à leur talent. Parfois, grâce à leur beauté. D’autres gravissent des montagnes pour atteindre le sommet. Elles suent et en bavent pour parvenir en haut du podium. Elles savent ce qu’elles veulent. Et, guess what ? Elles réussissent. Avec brio, en plus. Diana Ross en est la preuve vivante. Quand on veut gagner la médaille d’or, on fonce dans le tas. On bosse. On s’entoure des meilleurs et on passe par plusieurs étapes. Groupe de musique ? Oui. Carrière solo ? Evidemment. Featuring avec des reustas ? Manifestement, oui. Cinéma ? Bien entendu. Bref, obligé d’être un couteau suisse. Diana Ross est africaine-américaine et elle naît en 1944. Le monde est encore en guerre. Mais ça va bientôt finir. Deuxième enfant d’une famille de 7 enfants, Diana Ross convoite l’attention et veut être sur le devant de la scène. Justement, 17 ans et premier flirt avec la célébrité. Tout d’abord The Primettes, ensuite The Supremes et enfin Diana Ross & The Supremes. Pfiou, faut suivre. Malgré un début un peu casse-gueule, ça rafle les tubes en masse. Merci Motown. Merci Berry Gordy, le boss du label et le mec de la dame. Ross enfile parfaitement le starter pack d’une diva. Robes. Paillettes. Projecteurs. Makeup on fleek. Disco vibe. Tout pour devenir une star, n’est-ce pas ? 26 ans, deuxième flirt avec la fame w/ un solo debut. Diana Ross est joueuse et sait miser sur les bons numéros. Jackson 5 ? Did it. Marvin Gaye ? Obviously. Michael Jackson ? Of course. Et plein d’autres. What a queen. Bref, pourquoi se contenter de la musique quand on peut faire du cinéma ? Encore plus quand on peut interpréter la seule et unique Billie Holiday dans Lady Sing The Blues. She fucking dit it. Et très bien même. Une interprétation iconique d’une diva par une diva. Ouf. 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Alicia Keys, matrimoine

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Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et des chanteuses de surcroît. Il y a celles qui nagent dans la mélodie, plongent dans la joliesse et lavent à grandes eaux leurs élans et retenues. Et puis il y a les autres. Celles qui piochent. Celles qui tapent dur dans la mélodie pour en sortir du théâtre vocal, du gris par nuances entières, celles qui cherchent d’abord à vous vriller l’intestin avant de cajoler votre oreille. Parmi celles-ci, il y a, bien entendu, Billy Holliday. Mais aussi, sa cadette de 8 ans, Carmen McRae. Pas moins terrible quand il s’agit de vous jeter votre humanité au visage, pas moins intelligente quand il faut vous allumer les hanchesde mélancolie aguicheuse.Efficace, radicale. Carmen McRae est américaine et elle naît en avril 1920. 1920 aux States, c’est l’époque où être une femme noire, faite de de jazz annonce forcément quelques combats à venir. Ce sont sans doute ces batailles annoncées qui ont forgé sa maîtrise du phrasé à contretemps, sa science des graves, chauds comme un regard de Gorgone. Ce sont sans doute aussi ces batailles obligées qui ont marqué sa voix et ses interprétations d’une ironie lucide. Au sommet dans ses interprétations de ballades. Comme Billie, Carmen ne fait pas dans la complainte, mais vient vous chercher et, avec vous, cette prise de responsabilité qui vous rappelle que le jazz, c’est certes parfois joli, mais que c’est surtout dangereux, et donc, souvent aussi agréable. Côté bio, Carmen McRae nait en donc 1920, apprend le piano, s’installe à Brooklyn, inscrit à chaque concert une chanson de Billie Holliday puis, après avoir éternellement refusé d’arrêter de fumer meurt de complications respiratoires en 1994. Entre temps, elle aura chanté en compagnie de de quelques mâles jazz connus de tous comme Benny Carter, Count Basie, Sammy Davis Jr. et Louis Armstrong. Dave Brubeck, aussi dont elle rénove, deux après sa création, et d’un coup de talon délicieux le Take 5. L’homme Brubeck a propulsé son morceau dans les charts, la femme McRae l’a balancé dans les étoiles. Chacun sa cible. Pourtant, chez Carmen McRae, la cheminée ne porte ni Grammy Award, ni Disque d’Or. Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan avaient déjà tout rafflé. Mais sa discographie ne connait aucun faux pas. McRae avale jazz, groove, et soul avec la classe d’un gosier à toute épreuve. La sélection, strictement subjective, des 7 titres ci-dessous devraient suffire à vous convaincre.  » content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.16″ text_text_color= »#000000″ text_orientation= »justified » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= » » text_orientation_last_edited= »on|desktop » global_colors_info= »{} »] Dans l’héritage du jazz, il y a deux types de types. Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et des musiciennes et chanteuses de surcroît. Des femmes avec des cordes vocales sensationnelles comme Aretha Franklin ou Alicia Keys. Cette dernière impose facilement sa puissance vocale, ses skills d’auteure-compositrice et un style éclectique qui mixe sans peur jazz, soul, funk, RnB et hiphop. Preuve à l’appui avec If I ain’t Got You, Fallin’ ou encore No One. On  parle de Here ? Une tuerie d’album où des tradis sont revissés sévère, Pawn It All, où Nas a le droit à un hommage en female gaze, She Don’t Really Care/1 Luv. Alicia Keys est afro-américaine et elle naît en janvier 1981. 1981, c’est une année triste. Bob Marley est assassiné quelques mois seulement après John Lennon. 20 ans plus tard, les guns ont refroidi et la soul rookie sort son premier album Songs In A Minor. Fallin’ devient direct une référence de la soul et sa carrière est lancée. Ses sons s’inspirent souvent de son enfance, son environnement social et de sa ville natale, New-York. New York ? Ça rappelle quelque chose ? Oui. En 2009, Keys coécrit et sort Empire State Of Mind avec Jay-Z, chef d’œuvre impossible à ignorer. Pourtant, la new-yorkaise n’est pas qu’une voix puissante. C’est aussi la voix d’une artiste engagée qui dénonce le racisme présent aux States et les violences policières, surtout pendant le Black Lives Matter. Elle lutte contre les inégalités et les discriminations que subissent les femmes. Elle chante et s’exprime à la Women’s March, organisée après l’investiture de Trump. 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Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et des chanteuses de surcroît. Il y a celles qui nagent dans la mélodie, plongent dans la joliesse et lavent à grandes eaux leurs élans et retenues. Et puis il y a les autres. Celles qui piochent. Celles qui tapent dur dans la mélodie pour en sortir du théâtre vocal, du gris par nuances entières, celles qui cherchent d’abord à vous vriller l’intestin avant de cajoler votre oreille. Parmi celles-ci, il y a, bien entendu, Billy Holliday. Mais aussi, sa cadette de 8 ans, Carmen McRae. Pas moins terrible quand il s’agit de vous jeter votre humanité au visage, pas moins intelligente quand il faut vous allumer les hanchesde mélancolie aguicheuse.Efficace, radicale. Carmen McRae est américaine et elle naît en avril 1920. 1920 aux States, c’est

Alice Coltrane, matrimoine

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Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et des chanteuses de surcroît. Il y a celles qui nagent dans la mélodie, plongent dans la joliesse et lavent à grandes eaux leurs élans et retenues. Et puis il y a les autres. Celles qui piochent. Celles qui tapent dur dans la mélodie pour en sortir du théâtre vocal, du gris par nuances entières, celles qui cherchent d’abord à vous vriller l’intestin avant de cajoler votre oreille. Parmi celles-ci, il y a, bien entendu, Billy Holliday. Mais aussi, sa cadette de 8 ans, Carmen McRae. Pas moins terrible quand il s’agit de vous jeter votre humanité au visage, pas moins intelligente quand il faut vous allumer les hanchesde mélancolie aguicheuse.Efficace, radicale. Carmen McRae est américaine et elle naît en avril 1920. 1920 aux States, c’est l’époque où être une femme noire, faite de de jazz annonce forcément quelques combats à venir. Ce sont sans doute ces batailles annoncées qui ont forgé sa maîtrise du phrasé à contretemps, sa science des graves, chauds comme un regard de Gorgone. Ce sont sans doute aussi ces batailles obligées qui ont marqué sa voix et ses interprétations d’une ironie lucide. Au sommet dans ses interprétations de ballades. Comme Billie, Carmen ne fait pas dans la complainte, mais vient vous chercher et, avec vous, cette prise de responsabilité qui vous rappelle que le jazz, c’est certes parfois joli, mais que c’est surtout dangereux, et donc, souvent aussi agréable. Côté bio, Carmen McRae nait en donc 1920, apprend le piano, s’installe à Brooklyn, inscrit à chaque concert une chanson de Billie Holliday puis, après avoir éternellement refusé d’arrêter de fumer meurt de complications respiratoires en 1994. Entre temps, elle aura chanté en compagnie de de quelques mâles jazz connus de tous comme Benny Carter, Count Basie, Sammy Davis Jr. et Louis Armstrong. Dave Brubeck, aussi dont elle rénove, deux après sa création, et d’un coup de talon délicieux le Take 5. L’homme Brubeck a propulsé son morceau dans les charts, la femme McRae l’a balancé dans les étoiles. Chacun sa cible. Pourtant, chez Carmen McRae, la cheminée ne porte ni Grammy Award, ni Disque d’Or. Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan avaient déjà tout rafflé. Mais sa discographie ne connait aucun faux pas. McRae avale jazz, groove, et soul avec la classe d’un gosier à toute épreuve. La sélection, strictement subjective, des 7 titres ci-dessous devraient suffire à vous convaincre.  » content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.11.4″ text_text_color= »#000000″ text_orientation= »justified » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= » » text_orientation_last_edited= »on|desktop » global_colors_info= »{} »] Dans l’héritage du jazz, il y a deux types de types. Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Certaines se font remarquer dans l’histoire du jazz. D’autres, dans les marges de l’Histoire. Il y a celles qui définissent les normes, jouent des coudes puis abandonnent. Et puis il y a les autres. Celles qui abandonnent après avoir fait le tour des légendes et de l’univers. Celles qui percent des trous dans l’inconnu. Celles qui après avoir patiemment étudié les arcanes du jazz, observé les luttes afférentes et défié quelques virilités jazz sur leurs terrains, font le pari de la dévotion intérieure et enflamment un paquet d’enregistrements indomptables. Parmi celles-ci, il y a Alice Coltrane. Alerte quand il s’agit de jouer à la marge, frappeuse quand il s’agit de jouer le gospel au piano en compagnie du gratin du free, flamboyante quand il faut allumer l’oreille avec un Om tout hindou. Alice est ainsi. Ravageuse, libre et universelle. Alice Coltrane est afro-américaine et elle naît à Detroit en août 1937. À Detroit, c’est l’époque où l’industrie auto rugit encore mais les tensions raciales aussi. Aux States, le jazz s’apprend encore et toujours dans les églises, de bouche à oreille. Avec les tripes aussi, l’amour ne joue pas les bégueules. Des chants possédés, le piano a appris à triturer, à pousser le bassin et le pelvis dans des transes insalubres mais magnifiques. Des transes qui iront même prendre l’avant-garde à contrepied. Alice rencontre John en 1963, intègre son groupe en 1965 quand le quartet historique craque sous la pression tellurique de Coltrane. McCoy Tyner et Elvin Jones déposent le bilan. Coltrane, mari et femme, embarquent Rashied Ali et Pharoah Sanders dans une virée cosmique, dont le dernier n’est jamais vraiment revenu. Alice pousse encore plus loin à la mort de Trane. Elle ne jouera jamais les veuves en veille sur l’héritage du défunt. Trop libre pour cela. Alice s’éprend d’ailleurs. D’Inde et de vie spirituelle. Ses enregistrements en témoignent, calment les feux intérieurs quand la plupart des freeteurs balancent des flammes de dragon. Grandes largeurs avec Dave Holland et le jeune Santana, basique vénère avec le Monastic Trio, large et pleine sur le mythique Journey In Satchidananda. Pleine d’une pensée et d’un mystique inoxydables. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »1_3,1_3,1_3″ _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.0.4″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.11.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »||0.5em||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] Little « S » (1964) [/et_pb_text][et_pb_video src= »https://youtu.be/Y9rPzJJ-jUo » image_src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/10/Alice-Coltrane1.png » use_icon_font_size= »on » icon_font_size= »90px » _builder_version= »4.11.4″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][/et_pb_video][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.0.4″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.11.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »||0.5em||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] Gospel Trane (1968) [/et_pb_text][et_pb_video src= »https://youtu.be/dkBVckAKFmM » image_src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/10/Alice-Coltrane4.png » use_icon_font_size= »on » icon_font_size= »90px » _builder_version= »4.11.4″ _module_preset= »default » height= »100% » global_colors_info= »{} »][/et_pb_video][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.0.4″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.11.4″ text_font_size= »13px » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|tablet » global_colors_info= »{} »] Turiya & Ramakrishna (1970) [/et_pb_text][et_pb_video src= »https://youtu.be/QUMuDWDVd20″ image_src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/10/Alice-Coltrane2.png » use_icon_font_size= »on » icon_font_size= »90px » _builder_version= »4.11.4″ _module_preset= »default » height= »100% »

Mary Lou Williams, l’ombre géante

Mary Lou Williams

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Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et des chanteuses de surcroît. Il y a celles qui nagent dans la mélodie, plongent dans la joliesse et lavent à grandes eaux leurs élans et retenues. Et puis il y a les autres. Celles qui piochent. Celles qui tapent dur dans la mélodie pour en sortir du théâtre vocal, du gris par nuances entières, celles qui cherchent d’abord à vous vriller l’intestin avant de cajoler votre oreille. Parmi celles-ci, il y a, bien entendu, Billy Holliday. Mais aussi, sa cadette de 8 ans, Carmen McRae. Pas moins terrible quand il s’agit de vous jeter votre humanité au visage, pas moins intelligente quand il faut vous allumer les hanchesde mélancolie aguicheuse.Efficace, radicale. Carmen McRae est américaine et elle naît en avril 1920. 1920 aux States, c’est l’époque où être une femme noire, faite de de jazz annonce forcément quelques combats à venir. Ce sont sans doute ces batailles annoncées qui ont forgé sa maîtrise du phrasé à contretemps, sa science des graves, chauds comme un regard de Gorgone. Ce sont sans doute aussi ces batailles obligées qui ont marqué sa voix et ses interprétations d’une ironie lucide. Au sommet dans ses interprétations de ballades. Comme Billie, Carmen ne fait pas dans la complainte, mais vient vous chercher et, avec vous, cette prise de responsabilité qui vous rappelle que le jazz, c’est certes parfois joli, mais que c’est surtout dangereux, et donc, souvent aussi agréable. Côté bio, Carmen McRae nait en donc 1920, apprend le piano, s’installe à Brooklyn, inscrit à chaque concert une chanson de Billie Holliday puis, après avoir éternellement refusé d’arrêter de fumer meurt de complications respiratoires en 1994. Entre temps, elle aura chanté en compagnie de de quelques mâles jazz connus de tous comme Benny Carter, Count Basie, Sammy Davis Jr. et Louis Armstrong. Dave Brubeck, aussi dont elle rénove, deux après sa création, et d’un coup de talon délicieux le Take 5. L’homme Brubeck a propulsé son morceau dans les charts, la femme McRae l’a balancé dans les étoiles. Chacun sa cible. Pourtant, chez Carmen McRae, la cheminée ne porte ni Grammy Award, ni Disque d’Or. Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan avaient déjà tout rafflé. Mais sa discographie ne connait aucun faux pas. McRae avale jazz, groove, et soul avec la classe d’un gosier à toute épreuve. La sélection, strictement subjective, des 7 titres ci-dessous devraient suffire à vous convaincre.  » content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.16″ text_text_color= »#000000″ text_orientation= »justified » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= » » text_orientation_last_edited= »on|desktop » global_colors_info= »{} »] Dans les révolutions du jazz, il y a deux types de types. Surtout quand ces types sont des femmes, pianistes du surcroît. Il y a celles qui pointillent joliment pour décorer un salon, qui accompagnent des hommes et des alcools lourds au fond d’un bar en mélodiant. Mélancolie et fausse nonchalance de vamp. Et puis il y a les autres. Celles qui trafiquent avec les 88 touches. Celles qui bousculent la mélodie, certaines qu’elle peut cracher de la nouveauté et du sublime, celles qui cherchent sans cesse et se moquent bien de cajoler votre oreille. Parmi celles-ci, il y a Mary Lou Williams. Qu’on soit bien clair, ici, Mary Lou Williams n’a pas grandi à l’ombre des mecs du jazz, elle aura été la leur, d’ombre. Lumineuse, inventive et propulsive. Mary Elfrieda Scruggs est américaine et elle naît en mai 1910 du côté d’Atlanta. 1910 aux States, c’est l’époque où être une femme noire, dont les journées sont faites de piano et de jazz annonce forcément quelques embûches à éviter. Et, ces sauts d’obstacles, celle qui va devenir Mary Lou Williams les pratique à la douzaine. Elle tète le sein de sa mère en même temps que les fondamentaux du gospel et du sacré, joués à l’harmonium par la mater de service dans les églises de Georgie. C’est le premier baptême, celui d’une oreille absolue, tenue volontairement à l’écart de l’Académie, préservant un instinct de feu quand il s’agira d’innover sur la base des traditions. Un second baptême viendra à la suite d’un séjour malheureux en Europe, paradis clair obscur des jazzeux from States. Cette onction lui donnera le goût d’écrire du spirituel, des messes et des hommages célestes avant de revenir, comme toujours à la base sans renouvelée de ce bon vieux cri urgent qu’est le blues.
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Nina Simone

Nina Simone

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Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et des chanteuses de surcroît. Il y a celles qui nagent dans la mélodie, plongent dans la joliesse et lavent à grandes eaux leurs élans et retenues. Et puis il y a les autres. Celles qui piochent. Celles qui tapent dur dans la mélodie pour en sortir du théâtre vocal, du gris par nuances entières, celles qui cherchent d’abord à vous vriller l’intestin avant de cajoler votre oreille. Parmi celles-ci, il y a, bien entendu, Billy Holliday. Mais aussi, sa cadette de 8 ans, Carmen McRae. Pas moins terrible quand il s’agit de vous jeter votre humanité au visage, pas moins intelligente quand il faut vous allumer les hanchesde mélancolie aguicheuse.Efficace, radicale. Carmen McRae est américaine et elle naît en avril 1920. 1920 aux States, c’est l’époque où être une femme noire, faite de de jazz annonce forcément quelques combats à venir. Ce sont sans doute ces batailles annoncées qui ont forgé sa maîtrise du phrasé à contretemps, sa science des graves, chauds comme un regard de Gorgone. Ce sont sans doute aussi ces batailles obligées qui ont marqué sa voix et ses interprétations d’une ironie lucide. Au sommet dans ses interprétations de ballades. Comme Billie, Carmen ne fait pas dans la complainte, mais vient vous chercher et, avec vous, cette prise de responsabilité qui vous rappelle que le jazz, c’est certes parfois joli, mais que c’est surtout dangereux, et donc, souvent aussi agréable. Côté bio, Carmen McRae nait en donc 1920, apprend le piano, s’installe à Brooklyn, inscrit à chaque concert une chanson de Billie Holliday puis, après avoir éternellement refusé d’arrêter de fumer meurt de complications respiratoires en 1994. Entre temps, elle aura chanté en compagnie de de quelques mâles jazz connus de tous comme Benny Carter, Count Basie, Sammy Davis Jr. et Louis Armstrong. Dave Brubeck, aussi dont elle rénove, deux après sa création, et d’un coup de talon délicieux le Take 5. L’homme Brubeck a propulsé son morceau dans les charts, la femme McRae l’a balancé dans les étoiles. Chacun sa cible. Pourtant, chez Carmen McRae, la cheminée ne porte ni Grammy Award, ni Disque d’Or. Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan avaient déjà tout rafflé. Mais sa discographie ne connait aucun faux pas. McRae avale jazz, groove, et soul avec la classe d’un gosier à toute épreuve. La sélection, strictement subjective, des 7 titres ci-dessous devraient suffire à vous convaincre.  » content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.16″ text_text_color= »#000000″ text_orientation= »justified » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= » » text_orientation_last_edited= »on|desktop » global_colors_info= »{} »] Dans l’héritage du jazz, il y a deux types de types. Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Certaines se font remarquer dans l’histoire du jazz. D’autres, dans l’Histoire. Tout simplement. Que ce soit pour les oreilles de la Gen Z, de la Gen Y, des Millennials et Boomers, celle-ci est incontournable. Pseudonyme notable. Voix singulière. Chansons historiques. Tout simplement. Cette femme, c’est Nina Simone. Avec, environ, 50 albums à son actif. Seulement. Aujourd’hui, ses chansons sont entendues et réentendues dans des films et des séries, dans des pubs aussi. Sérieusement, qui n’a jamais entendu Feeling Good ou I Put A Spell On You ? Pourtant, on le sait, être célèbre n’apporte pas que des avantages. Plutôt le contraire, même. Nina n’était pas du genre poule à pondre des singles. Sa vie est imprégnée de doutes, de racisme, de chagrin et de regrets. A bittersweet life. Eunice Kathleen Waymon a.k.a Nina Simone est afro-américaine et elle naît en février 1933. Être une femme, noire, descendante d’esclaves et vivre dans un état du sud aux States, en 1933, c’est savoir qu’on aura, certainement, une vie de merde. Mais ça peut faire la qualité d’une artiste, n’est-ce-pas ? Dès l’âge de 3 ans, Nina tombe éperdument amoureuse du piano et rêve d’être la première pianiste noire classique. Spoiler Alert, ce n’est jamais arrivé. Etonnamment. À la place, elle dérivera sur le jazz. Un bâton dans les roues en plus. Pour atteindre son but, elle a besoin de thunes. Normal. Pour ça, elle ira jouer du piano dans des cabarets et se forcera à chanter. Pour le bonheur du monde. Sauf le sien. Nina subit. Son rêve est ailleurs. Il s’éloigne. Doucement mais sûrement. Pour combler le vide, elle milite pour les Droits Civiques du peuple noir dans les sixties américaine aux côtés de Malcolm X et Martin Luther King. Audacieuse et bagarreuse, elle n’a peur de rien et s’exprime. À défaut de ne pas pouvoir utiliser un gun, elle appuie sur la détente de sa voix et mitraille avec ses mots. Puissant et terrifiant. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.16″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text content_phone= » Dans l’héritage du jazz, il y a deux types de types. Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et des chanteuses de surcroît. Il y a celles qui nagent dans la mélodie, plongent dans la joliesse et lavent à grandes eaux leurs élans et retenues. Et puis il y a les autres. Celles qui piochent. Celles qui tapent dur dans la mélodie pour en sortir du théâtre vocal, du gris par nuances entières, celles qui cherchent d’abord à vous vriller l’intestin avant de cajoler votre oreille. Parmi celles-ci, il y a, bien entendu, Billy Holliday. Mais aussi, sa cadette de 8 ans, Carmen McRae. Pas moins terrible

Billie Holiday

Billie Holiday

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Dave Brubeck, aussi dont elle rénove, deux après sa création, et d’un coup de talon délicieux le Take 5. L’homme Brubeck a propulsé son morceau dans les charts, la femme McRae l’a balancé dans les étoiles. Chacun sa cible. Pourtant, chez Carmen McRae, la cheminée ne porte ni Grammy Award, ni Disque d’Or. Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan avaient déjà tout rafflé. Mais sa discographie ne connait aucun faux pas. McRae avale jazz, groove, et soul avec la classe d’un gosier à toute épreuve. La sélection, strictement subjective, des 7 titres ci-dessous devraient suffire à vous convaincre.  » content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.16″ text_text_color= »#000000″ text_orientation= »justified » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= » » text_orientation_last_edited= »on|desktop » global_colors_info= »{} »] Dans l’héritage du jazz, il y a deux types de types. Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Des femmes à la voix puissante et d’autres à la voix qui marque la peau au fer rouge. Celles qui s’inspirent et d’autres qui ouvrent les voies. Seulement, pour les ouvrir, c’est pas toujours simple. Parfois dangereux. Surtout, quand on se destine à une carrière de jazz. Mais guess what ? La dangerosité malsaine c’est ça qui fait la beauté d’un artiste.  D’une artiste pour le coup. Billie Holiday ou bien Lady Day, as you wish. Brutale et charismatique. Billie a des couilles. Et des grosses. Beaucoup plus que ses compères masculins. Elle ose, s’émancipe et son grain de voix rend accro. Comme une drogue dure. Une fois tombé dedans, impossible de s’arrêter. Ça bouleverse et pourtant on y retourne. Billie Holiday est afro-américaine et elle naît en avril 1915. Qui plus est aux States. En 1915, quand on est une femme noire aux States, faut savoir se dépatouiller. Savoir se battre et se débattre avec la morale. Un combat dangereux, mais Billie a le goût du risque. So let’s play. La première femme noire à chanter avec un orchestre 100% white men. Rien que ça. Pour continuer sur sa lancée, elle interprète avec toutes les émotions les plus profondes et les plus effrayantes le poème de Lewis Allan, Strange Fruit au Café Society à Greenwich Village. Dans les années 30, où le racisme est omniprésent, elle ose chanter et décrier les horreurs subies par les siens. En dehors de ça, Lady Day sait s’entourer des grands et à un pouvoir d’attraction hors norme. Et tout ça grâce à plusieurs qualités. Son charisme ? Maybe. Sa sensualité ? Of course. Sa voix ? Yessir. Son tempérament ? Indeed. Ce qui donne des collabs avec Duke Ellington, Teddy Wilson, Ben Webster, Lester Young, Roy Eldridge, Louis Armstrong et la liste est encore longue. Tous des hommes. What a woman. 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Aretha Franklin, l’arme à lœil

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Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et des chanteuses de surcroît. Il y a celles qui nagent dans la mélodie, plongent dans la joliesse et lavent à grandes eaux leurs élans et retenues. Et puis il y a les autres. Celles qui piochent. Celles qui tapent dur dans la mélodie pour en sortir du théâtre vocal, du gris par nuances entières, celles qui cherchent d’abord à vous vriller l’intestin avant de cajoler votre oreille. Parmi celles-ci, il y a, bien entendu, Billy Holliday. Mais aussi, sa cadette de 8 ans, Carmen McRae. Pas moins terrible quand il s’agit de vous jeter votre humanité au visage, pas moins intelligente quand il faut vous allumer les hanchesde mélancolie aguicheuse.Efficace, radicale. Carmen McRae est américaine et elle naît en avril 1920. 1920 aux States, c’est l’époque où être une femme noire, faite de de jazz annonce forcément quelques combats à venir. Ce sont sans doute ces batailles annoncées qui ont forgé sa maîtrise du phrasé à contretemps, sa science des graves, chauds comme un regard de Gorgone. Ce sont sans doute aussi ces batailles obligées qui ont marqué sa voix et ses interprétations d’une ironie lucide. Au sommet dans ses interprétations de ballades. Comme Billie, Carmen ne fait pas dans la complainte, mais vient vous chercher et, avec vous, cette prise de responsabilité qui vous rappelle que le jazz, c’est certes parfois joli, mais que c’est surtout dangereux, et donc, souvent aussi agréable. Côté bio, Carmen McRae nait en donc 1920, apprend le piano, s’installe à Brooklyn, inscrit à chaque concert une chanson de Billie Holliday puis, après avoir éternellement refusé d’arrêter de fumer meurt de complications respiratoires en 1994. Entre temps, elle aura chanté en compagnie de de quelques mâles jazz connus de tous comme Benny Carter, Count Basie, Sammy Davis Jr. et Louis Armstrong. Dave Brubeck, aussi dont elle rénove, deux après sa création, et d’un coup de talon délicieux le Take 5. L’homme Brubeck a propulsé son morceau dans les charts, la femme McRae l’a balancé dans les étoiles. Chacun sa cible. Pourtant, chez Carmen McRae, la cheminée ne porte ni Grammy Award, ni Disque d’Or. Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan avaient déjà tout rafflé. Mais sa discographie ne connait aucun faux pas. McRae avale jazz, groove, et soul avec la classe d’un gosier à toute épreuve. La sélection, strictement subjective, des 7 titres ci-dessous devraient suffire à vous convaincre.  » content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.16″ text_text_color= »#000000″ text_orientation= »justified » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= » » text_orientation_last_edited= »on|tablet » global_colors_info= »{} »] Dans l’héritage du jazz, il y a deux types de types. Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et des musiciennes et chanteuses de surcroît. Il y a des puissances vocales hors normes qui vous laissent bouche-bée. C’est le cas d’Aretha Franklin. Impossible de ne pas avoir entendu Think, I Never Loved A Man (The Way That I Love You) ou encore sa reprise de I Say a Little Prayer. The Queen of Soul est considérée comme l’une des plus grandes voix américaines et s’est imposée comme figure emblématique du féminisme et de la communauté noire.Celle qui manie jazz, gospel, soul et blues naît dans les années 40 et dans le Tennessee. Les années 40 aux USA ? C’est une époque pas simple pour une femme noire : ségrégation, violences, discrimation… Militante engagée à la fin des années 60 pour les Droits Civiques des africains-américains, elle soutient Martin Luther King.En 1967 sa version de Respect, reprise parfaite et féminisée du titre d’Otis Redding, va simplement la propulser comme icone féministe. Icône d’ailleurs récompensée par 2 Grammy Awards. Ensuite ? Elle enchaîne les titres et les genres. Pourquoi ne se contenter que d’un seul registre ? Artiste complète, successful et powerful woman, elle sait utiliser sa voix pour se faire entendre puis se battre pour l’égalité. Elle ouvre ainsi la voie à plusieurs divas tels que Beyoncé, Mariah Carey ou Alicia Keys. Une Boss A** B*tch qui continue d’être admirée et influence easy peasy les jeunes générations. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.16″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text content_phone= » Dans l’héritage du jazz, il y a deux types de types. Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et des chanteuses de surcroît. Il y a celles qui nagent dans la mélodie, plongent dans la joliesse et lavent à grandes eaux leurs élans et retenues. Et puis il y a les autres. Celles qui piochent. Celles qui tapent dur dans la mélodie pour en sortir du théâtre vocal, du gris par nuances entières, celles qui cherchent d’abord à vous vriller l’intestin avant de cajoler votre oreille. Parmi celles-ci, il y a, bien entendu, Billy Holliday. Mais aussi, sa cadette de 8 ans, Carmen McRae. Pas moins terrible quand il s’agit de vous jeter votre humanité au visage, pas moins intelligente quand il faut vous allumer les hanchesde mélancolie aguicheuse.Efficace, radicale. Carmen McRae est américaine et elle naît en avril 1920. 1920 aux States, c’est l’époque où être une femme noire, faite de de jazz annonce forcément quelques combats à venir. Ce sont sans doute ces batailles annoncées qui ont forgé sa maîtrise du phrasé à contretemps, sa science des graves, chauds comme un regard de Gorgone. Ce sont sans doute aussi ces batailles obligées qui ont marqué sa voix et ses interprétations