Dans la peau d’Eric

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.6.6″ background_color= »#ff4823″][et_pb_row make_equal= »on » _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|phone » custom_margin= »|auto|||false|false » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »0.9em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » text_font_size_phone= »40px » text_font_size_last_edited= »off|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone »] L’ARFI dans la peau d’Eric [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Out To Lunch sort chez Blue Note en 1964, cet album est joueur, pleins d’angles aigus et de chausse-trappes magnifiques. Plein de petits bonheurs aussi. Mais son auteur, Eric Dolphy meurt la même année, trop tôt pour jouer en scène son disque. En 2020, un autre quintet remonte les rouages de ce disque, en préserve le plaisir et en rejoue les inventions dans inDOLPHYlités. Ce quintet est sorti des rangs de l’ARFI, repaire lyonnais et historique de zinzins jazzophiles, pour se glisser dans la peau d’Eric. On en parle avec Clément Gibert. Soufflant, bien plus réanimateur que taxidermiste. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#FFFFFF » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/10/ClemGib.jpg » alt= »Clément Gibert  » title_text= »Clément Gibert  » _builder_version= »4.9.4″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.7″ background_enable_color= »off » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_row column_structure= »1_3,1_3,1_3″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||1em||false|false » text_font_size_tablet= »14px » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Clément Gibert, pouce en l’air © Médéric Roquesalane [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.4″ background_enable_color= »off » custom_padding= »1em||1em||true|false »][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »0px||||false|false » custom_padding= »0px||0px||false|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] C’est quoi Dolphy pour un collectif comme l’ARFI ? Pas une vedette, simplement un musicien qui inspire par sa liberté. Il n’y a pas à proprement parlé de figure dans les références de notre collectif, ou alors ce serait plutôt du côté des artistes qui savent faire sonner un orchestre hétéroclite, comme Carla Bley par exemple. N’étant nous-même pas une fabrique de solistes, au sens carriériste du terme, nous considérons, je crois, davantage les musiciens et musiciennes qui savent se mettre au service d’un propos plutôt que des phénomènes individuels. Ce projet s’inscrit donc dans l’histoire du jazz, mais aussi dans l’histoire même de l’ARFI, avec des filiations au propre comme au figuré. En convoquant cette musique, on pose la question de sa pertinence aujourd’hui. On n’a pas trop de doutes sur le plaisir qu’on trouve à la jouer, mais on est surtout attentif à sa réception. On part du principe qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une culture « jazz » pour savourer la démarche. Un collectif comme l’ARFI peut s’emparer d’un domaine musical précis, le digérer à plusieurs et le restituer avec générosité et sincérité. On aime faire feu de tout bois : Guy Villerd avait travaillé sur Albert Ayler, le Workshop de Lyon sur Édith Piaf, la Marmite Infernale sur Berlioz, etc. Tout y passe, de la bourrée auvergnate à la musique renaissance, en passant par la musique populaire vénézuélienne et l’électro. Rappelons qu’ARFI signifie Association à la Recherche d’un Folklore Imaginaire. Cela implique que nous considérons que toutes les musiques, populaires ou ‘savantes’, sont des ressources de créations potentielles, et si le jazz figure dans cet inventaire, c’est qu’il a lui-même procédé de cette façon dans son histoire, avec souvent l’affirmation d’une grande liberté intrinsèque. Out To Lunch, ici, pour toi, il s’agit plus d’une reconstitution que d’un simple album de reprises, non ? Ni l’un ni l’autre, c’est un prolongement. On profite du fait que ce disque de 1963 ne s’inscrive dans aucun courant esthétique très déterminé. Il est séduisant par sa singularité. Il est donc facile de s’y glisser, d’y piocher ce qui nous parle et de se sentir libre de poursuivre ces langages sans adopter de posture commémorative ou faire montre de références. [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »2_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/10/ClemGibertcNicolasBeaume.jpg » alt= »Clément Gibert  » title_text= »Clément Gibert  » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||0px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||1em||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Clément Gibert © Nicolas Beaume [/et_pb_text][et_pb_code _builder_version= »4.6.6″ _module_preset= »default »] ARFI LABEL · inDOLPHYlités – Out To Lunch [/et_pb_code][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||20px||false|false »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.4.8″][et_pb_video src= »https://youtu.be/aiJWxD0sAak » image_src= »//i.ytimg.com/vi/aiJWxD0sAak/hqdefault.jpg » thumbnail_overlay_color= »rgba(0,0,0,0.6) » _builder_version= »4.9.4″ _module_preset= »default » height= »100% » custom_margin= »||0px||false|false » custom_padding= »||||false|false »][/et_pb_video][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Le teasing by ARFI [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.4.8″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/10/InDOLPHYlitéscMaximFrançois.jpg » alt= »ARFI » title_text= »ARFI » _builder_version= »4.9.4″ _module_preset= »default » custom_margin= »||0px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] l’ARFI est passée à Nevers @ Maxime François [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »2_3,1_3″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »2_3″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Pourquoi ce choix de le rejouer avec l’instrumentarium exact ? Par malice, d’abord, et aussi parce que cette orchestration est déterminante dans l’écriture de Dolphy, elle signe vraiment l’identité du disque. C’est un son que nous voulions éprouver. Comment as-tu choisi les musiciens du line-up d’InDOLPHYlités ? Dans l’ARFI, tout le monde se choisit. Christian, Guillaume, Christophe et moi nous connaissions tous en amont et en parlant musique on a découvert que nous avions tous une affinité particulière avec ce disque. Seule Mélissa n’avait pas cette référence dans sa culture musicale, et ce fut très riche et fécond pour nous de consacrer du temps à lui formuler ce qui nous touchait dans cet enregistrement. Comme elle est très intelligente, elle a tout compris. Out To Lunch fait partie des albums mythiques. Intimidants ou complètement réjouissant de se lancer dans un challenge comme inDOLPHYlités ? Tout est affaire de sérieux et d’honnêteté intellectuelle. Nous ne hiérarchisons pas les projets selon leur notoriété supposée. On fait avec ce que l’on est, il y a des musiques que nous savons interpréter et des écueils que nous voudrions éviter. Comme le but n’est pas de gagner, il n’y a pas de challenge, pas de challenger, pas de défaite, pas de victoire. On entend dans votre titre la volonté d’infidélités revendiquées. Où se situent-elles ? Cette musique a émergé et nous captive encore car elle est mue par la création, l’inouï, le mouvement, la recherche. Se contenter d’être fidèle à l’original serait un non-sens dans ce cadre-là. Figer les choses est toujours contre-productif en improvisation. On honore cette musique en s’honorant soit-même de la réinventer à l’infini, à tout moment, à plusieurs : à moi l’honneur, à toi l’honneur. C’est aussi un album jamais joué en live. Qu’est-ce qu’on fait de cette liberté offerte ? Des concerts !

Bellaïche, Fluo Kid. Part. 2

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.6.6″ background_color= »#656b00″][et_pb_row make_equal= »on » _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »|auto|||false|false » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font= »|700||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »0.9em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »40px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Alain Bellaïche, Fluo Kid (part.2) [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » link_text_color= »#ffff00″ custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Suite et fin de cette interview. Plutôt que de fantasmer depuis la France à une Amérique possible, Alain Bellaïche est parti graver deux LP sur place. Entre 1973 et 1975, le môme parisien grave Metropolitan puis Sea Fluorescent. Références royales et line-up infernal. Mais il y a surtout un regard ultra pointu et ultra naïf sur le mythe de soi et des modern westerns. Il était à Paris à l’occasion de la réédition de Sea Fluorescent sur Souffle Continu Records. Nous aussi. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#ff7ad2″ divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.0.6″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/10/BellaBig.jpg » alt= »Alain Bellaïche » title_text= »Alain Bellaïche » _builder_version= »4.9.4″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.7″ background_enable_color= »off » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_row column_structure= »1_3,1_3,1_3″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »15px||||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Alain Bellaïche, toujours dos au mur du son © A.G. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.4″ background_enable_color= »off » custom_padding= »1em||1em||true|false »][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Qu’est-ce que tu as fait, après Sea Fluorescent ? J’ai fait un film, que j’ai terminé il y a 10 ans. Un film sur un sculpteur parisien qui a fait le mémorial de la Shoah à Drancy. J’ai produit et réalisé ce film, Shelomo Selinger, Mémoire de Pierre. Ça a été une expérience de quelques années. Pendant, je travaillais aussi pour la danse. Je recommence à travailler dans la musique, j’ai fait aussi des expos photos. Entre ici et Montréal. Ça a été compliqué de repartir à zéro après ces deux albums ? Je ne me suis jamais ennuyé. J’ai toujours senti quand il fallait bouger. C’était aussi une période où tout le monde allait chercher des choses ailleurs ? Oui, beaucoup de gens qui faisaient les allers-retours entre New-York et Paris. Steve Potts, pour ne citer que lui, je l’ai rencontré il y a très longtemps, ici à Paris. Tout ce qu’on vivait était coloré. J’ai tellement d’expérience, d’images, de souvenirs. Des moments rigolos avec des gens que je considère comme des grands. C’est sans doute aussi le contexte qui était propice à ça. Tu t’es dis parfois que c’était trop tôt ? Ecoute, je ne sais pas. Il y avait quand-même de la musique de grande qualité qui se faisaient en France, exigeante et tout, avec des gens comme Michel Jonasz, ou Véronique Sanson. Je pensais qu’il y aurait un courant. Mes premières séances de studio, c’était avec Christophe. Mais le fait que je chante en anglais n’arrangeait rien. Oh, il y a eu Chacha émotionnel ! C’est vrai, en bonus. C’est fou, il a fallu que je vive à New-York, et que je rame pas mal, pour écrire quelque chose en français, que les gens de là-bas ne comprendraient pas. Qu’est-ce qui s’est joué la première fois que tu es venu aux Etats-Unis ? Le lendemain de mon arrivée à Chicago, ma petite amie m’a emmené voir Led Zeppelin au Kinetic Playground. J’ai eu l’impression d’être à la maison. C’est le sentiment qui a persisté ? Oui, beaucoup. Mais maintenant, j’ai ce sentiment quand je suis au Mexique. L’ambiance me fait penser à celle de New-York dans les années 1970. C’est moins structuré c’est sur, il y a moins cette culture d’entreprise autour de la musique même s’il y a aussi de très nombreux labels. C’est une question d’énergie. J’ai rencontré des supers musiciens là-bas. Etats-uniens, mexicains, sud-américains. C’est une histoire de carrefour. Mexico me branche depuis dix ans. Il y a beaucoup de clubs de jazz, de la place pour jouer. Tu n’as jamais eu envie de revenir sur cet album ? C’est marrant, il y a quelques jours, je suis allé voir Rolf Spaar, mon producteur de l’époque. Je lui ai apporté un cd et un vinyle. Il est un peu plus âgé que moi. Il était aux anges, il n’en revenait pas. Qui l’eut cru ? Moi, je n’ai jamais poussé pour que ça ressorte en cd, je tenais au vinyle. Il y a quelques temps, on voulait que je ressorte un cd avec un composite des deux albums. Comme une compile perso. (Rires) Tu aurais trouvé ça cohérent de mélanger les époques Renaud et Fabiano ? En deux ans tout avait changé. Non, justement. Cette musique on l’a joué en Guadeloupe avec Fabiano. Il a apporté de très belles couleurs sur cet album, Sea Fluorescent. Ensuite, on a encore travaillé à New-York et Montréal, ensemble. Tu vois que cet album a finalement infusé sur la suite de ta carrière. On a qu’une vie. Même si on pense parfois qu’il y en a plusieurs. Ce qui compte, c’est ce qu’on parvient à faire. Pas toujours ce qu’on veut. [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »2_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/10/FFL063-AlainBellaiche-SeaFluorescent_Cover.jpg » alt= »Sea Fluorescent de Alain Bellaïche » title_text= »Sea Fluorescent de Alain Bellaïche » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||0px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] — Sea Fluorescent (1976, rééd 2020) [/et_pb_text][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/10/LedZep.jpg » alt= »Led Zeppelin » title_text= »Led Zeppelin » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||0px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_padding= »0.5em||0.5em||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Led Zep, Sanson. [/et_pb_text][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/10/Sanson.jpg » alt= »Véronique Sanson » title_text= »Véronique Sanson » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||15px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/10/Kirlian_Cov.jpg » alt= »ChaCha Emotionnel de Alain Bellaïche » title_text= »ChaCha Emotionnel de Alain Bellaïche » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||0px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] — ChaCha Emotionnel (mars 1981) [/et_pb_text][et_pb_code _builder_version= »4.6.6″ _module_preset= »default »]ChaCha Emotionnel by KIRLIAN EFFECT[/et_pb_code][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||1em||false|false »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.4.8″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/10/Paris1970.jpg » title_text= »Paris1970″ _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||0px||false|false » custom_padding= »||0px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||1em||false|false »] — Paris, les seventies. [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.4.8″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/10/NY1970.jpg » title_text= »NY1970″ _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||0px||false|false »] — New York, les seventies. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »2_3,1_3″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »2_3″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Il y a des moments où tu as été frustré ? Un troisième album était dans les tuyaux. C’est vrai. Avec le groupe que j’avais monté : Tony Smith, Fernando Saunders, Allan Smallwood, Steve Robbins, Georg Wadenius. Il y a eu l’instrumental qui

Clean Sax & Mista Clar, talkin’ ’bout

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.6.6″ background_color= »#076993″][et_pb_row make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|phone » _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »|auto|||false|false » custom_padding_tablet= »0px||0px||true|false » custom_padding_phone= » » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font= »|700||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »0.9em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone »] Clean Sax & Mista Clar, talkin’ ’bout [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Brouiller les pistes plus que l’écoute. Ce pourrait être le credo de NoSax NoClar. Ce duo au nom de paradoxe ambulant connait la joie des mélanges, l’exigence de la danse et l’importance de l’amitié en musique. NSNC est Lauréat 2019 de Jazz Migration et ses deux musiciens écument les plateaux et festivals. Rencontre entre les dates au Tribu festival et au Sunnyside. Environ. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#ff7ad2″ divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.0.6″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/10/NoSaxNoClarBand.jpg » alt= »NoSax NoClar » title_text= »NoSax NoClar » _builder_version= »4.9.4″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.7″ background_enable_color= »off » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_row column_structure= »1_3,1_3,1_3″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|desktop » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||1em||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Basten Weeger et Julien Stella, sans sax ni clar © Edouard Roussel [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.4″ background_enable_color= »off » custom_padding= »1em||1em||true|false »][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »0px||0px||false|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Vous êtes un duo avec sax et clarinette. Alors, NoSax NoClar, c’est quoi ? Pas de bras, pas de chocolat ? Une petite provocation ? Une jolie chose pour l’oreille ? Bastien Weege : On est était pas très inspirés, on cherchait un nom de groupe avec saxo et clarinette. Finalement c’est quelqu’un d’autre qui a trouvé pour nous. On est un peu dépassés par ce nom. Julien Stella : Mais c’est chouette parce qu’à chaque concert, tu rencontres des gens qui te donnent leur propre explication. Tout à l’heure un monsieur nous disait : « NoSax parce que tu joues pas vraiment du saxo comme on devrait en jouer. Pareil pour la clarinette, donc pas vraiment sax et pas vraiment clar ». C’était une belle explication. Votre rencontre date de l’école de jazz à Tours au conservatoire c’est plutôt cool que dans un conservatoire, il y ait de la place pour un projet hybride. Vous gardez quoi de votre passage à l’école ? BW : Le groupe est né plus tard. Jazz à Tours ça reste quand même une école assez ouverte qui aime bien les projets qui mélangent les styles, les genres musicaux. J’avais juste 18 ans, je sortais du bac. J’étais trop content de faire du jazz, de rencontrer des gens, mais c’est juste mon parcours. On s’est finalement rencontrés et ça c’est un point positif. Dans la petite vidéo de présentation de NSNC, vous vous rattachez et l’un et l’autre à un répertoire. Musique trad, pour toi Julien, et jazz pour toi Bastien, des répertoires qui ont été longtemps un peu sous estimés voire dévalorisés par l’institution académique des conservatoires. Heureusement ça a un peu changé aujourd’hui BW : Bonne question mais je pense que même la musique classique semble être une musique académique mais c’est faux. On apprend quand même pas mal de trucs au conservatoire mais au bout de 10 ans d’expérience de scène, de concert, tu te rends compte que t’apprends beaucoup sur le terrain. Le jazz c’est pareil. Les écoles, c’est une petite partie de ce qui te fait avancer et il faut juste continuer sans cesse de jouer avec les gens rencontrés ailleurs. Est ce que le répertoire de l’un est rentrés en collision avec le répertoire de l’autre ? Par exemple, la technique du growl à la clarinette, on la retrouve à la fois dans le répertoire trad et dans le jazz notamment dans la jungle. Comment se sont créés vos liens ? JS : On se connait depuis plus de 10 ans et on avait envie de jouer ensemble. À aucun moment je crois qu’on a anticipé le truc à se dire : « si toi tu joues comme ça et moi comme ça qu’est ce que ça pourrait donner, qu’est ce que ça pourrait créer ». Tout c’est fait à l’envers, quoi.BW : Comme on joue en duo, c’est assez facile de faire rencontrer deux univers. Genre A + B ça fait C, en fait c’est assez facile. JS : On s’apprend des choses mine de rien, alors c’est marrant parce qu’on ne compose pas du tout à deux mais on arrange à deux. Chacun vient avec ses écritures ? JS : C’est ça. Je joue des pièces de Bastien que, dans la vraie vie, je n’aurais jamais joué et inversement. C’est ultra excitant je trouve. [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »2_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/10/NoSaxNoClar3.jpg » alt= »NoSax NoClar : Bastien Weeger et Julien Stella » title_text= »NoSax NoClar : Bastien Weeger et Julien Stella » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||15px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_code _builder_version= »4.6.6″ _module_preset= »default »] NoSax NoClar · Sandman [/et_pb_code][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#000000″ text_font_size= »50px » text_line_height= »1.1em » custom_margin= »5%||||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »26px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] « On peut passer des soirées à écouter des tonnes de disques complètement différent, ça part du classique et ça finit en folklore napolitain. On partage ça même si ça ne ressort pas forcément dans notre musique. L’amitié quoi. Au delà des notes et de la musique. » [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »2em||2em||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.4.8″][et_pb_video src= »https://youtu.be/Gs1yY6dF72E » image_src= »//i.ytimg.com/vi/Gs1yY6dF72E/hqdefault.jpg » thumbnail_overlay_color= »rgba(0,0,0,0.6) » _builder_version= »4.9.4″ _module_preset= »default » height= »100% » custom_margin= »||0px||false|false » custom_padding= »||||false|false »][/et_pb_video][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] le Teasing by NoSax NoClar [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.4.8″][et_pb_video src= »https://youtu.be/b5vjBOF5qYY » image_src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/10/NoSaxNoClar5.png » thumbnail_overlay_color= »rgba(0,0,0,0.6) » _builder_version= »4.9.4″ _module_preset= »default » height= »100% » custom_margin= »||0px||false|false »][/et_pb_video][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Kahmsïn – Live Session @ Notre Dame De Bon Port, Nantes [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »2_3,1_3″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »2_3″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Ça serait quoi l’idiome commun entre vous ? BW :  L’amitié, le truc de base. JS : Au-delà des notes et de la musique, on s’entend, tout se fait avec ça. BW : Il y a une volonté profonde de jouer ensemble. Esthétiquement, on a plein de trucs, plein de styles en commun. JS : On peut passer des soirées à écouter des tonnes de disques complètement différent, ça part du classique et ça finit en folklore napolitain. On partage ça même si ça ne ressort pas forcément dans notre musique. L’amitié quoi. Au

Un Gesser sort ses griffes

Geoffroy Gesser au saxophone et Francesco Pastacaldi à la batterie, La Peuge en Mai au festival Météo 2020

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.5.8″ background_color= »#c10000″][et_pb_row make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »|auto|||false|false » custom_padding_tablet= »0px||0px||true|false » custom_padding_phone= » » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font= »|300||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »0.9em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone »] Un Gesser sort ses griffes [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= »28px » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|tablet »] Au hasard, La Peuge en mai se balancerait quelque part entre Les Temps Modernes de Chaplin, très populaire, et le très soviétique Zavod de Mossolov. La condition ouvrière est scrutée et ses contradictions, inquiétudes et révoltes mises en musique dans ce projet par Geoffroy Gesser. La Peuge était au festival Météo Mulhouse en août dernier, elle sera au Tribu Festival le 1er octobre prochain. Entre temps, on a testé les griffes d’un lionceau. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#ff7ad2″ divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.0.6″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/09/Peuge2.jpg » title_text= »Peuge2″ _builder_version= »4.9.4″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.7″ background_enable_color= »off » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_row column_structure= »1_3,1_3,1_3″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|phone » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||1em||false|false » custom_margin_last_edited= »off|desktop »] Geoffroy Gesser souffle sur les braises de mai © JC Sarrasin [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.3″ background_enable_color= »off » custom_padding= »50px||50px||false| »][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] La Peuge en mai est un projet collectif, or, on vient de vivre une longue phase individualisée avec le confinement. Comment ça joue, ça, sur une reprise comme celle-ci à Mulhouse ? D’un coup, jouer avec des gens devient une chose magnifique. C’est fort comme les souvenirs sont revenus, aussi, sur d’autres dates jouées avec les copains. C’était comme une impression d’ouverture, de communion. Le pivot de La Peuge, c’est ton grand-père, ouvrier chez Peugeot. Il s’est syndiqué plus tard, après 68. On l’entend très peu au cours du concert, on a surtout les voix de gens qui étaient à Sochaux. Mon grand-père travaillait, quant à lui, sur le site de Montbéliard mais il a été un point d’entrée dans ce projet. Au début, j’explorais sans trop savoir ce que je cherchais. Je me suis focalisé ensuite seulement sur tel ou tel aspect de la lutte. Plus je faisais d’interviews, plus je savais ce que je cherchais. Tu as donc privilégié une collecte à des interviews dirigées ? Oui, c’est ça. J’ai appris aussi beaucoup à resserrer les entretiens, à savoir interrompre mon interlocuteur pour recentrer le sujet et ne plus finir noyé dans un flot de paroles de 4 heures. Cécile Laffon m’a beaucoup appris sur ce point et sur le montage des entretiens. Ton choix du line-up, c’est plus un choix d’individus ou alors plutôt la réunion de gens capable de furie et de rage en musique ? C’est un choix de personnalités et de caractères, c’est surtout un choix de musique et de sons. Ton quintet est assemblé comme les quintets du free américain, ceux d’Ornette Coleman ou d’Albert Ayler, par exemple. C’est volontaire ? C’est volontaire. Je voulais que ce soit un quintet, puison s’est d’abord posé la question de faire rejouer les voix par un comédien. On a fini par décider de garder la matière sonore collectée pour conserver l’accent, l’ambiance sonore dans laquelle on les a enregistrées. Je suis allé chez les gens pour enregistrer. Ensuite, on a demandé à Simon Henocq de venir enrichir le projet avec son travail du son. [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »2_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/08/la-peuge-en-mai-cover.jpg » alt= »La Peuge en Mai » title_text= »La Peuge en Mai » url= »https://www.letonvertical.fr/projet/la-peuge-en-mai/ » url_new_window= »on » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||5px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_code _builder_version= »4.9.4″ _module_preset= »default » custom_margin= »||0px||false|false »][/et_pb_code][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||1em||false|false »] teaser vidéo de La Peuge en mai [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#000000″ text_font_size= »35px » text_line_height= »1.1em » custom_margin= »30px||||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »26px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] « C’est pas simple d’improviser avec des voix enregistrées.Il faut être hyper fin, hyper dedans, comme si elles étaient un autre membre du groupe. » [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.4.8″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/09/PeugeFront.jpg » alt= »Aymeric Avice à la trompette, La Peuge en Mai au festival Météo 2020″ title_text= »Aymeric Avice à la trompette, La Peuge en Mai au festival Météo 2020″ force_fullwidth= »on » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||0px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text content_tablet= » Simon Hénocq ( elec.), Aymeric Avice (tr.), Francesco Pastacaldi (dr.) à Météo Mulhouse (2020)© photos JC Sarrasin  » content_phone= » » content_last_edited= »on|phone » _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||1em||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Simon Hénocq ( elec.), Aymeric Avice (tr.), Francesco Pastacaldi (dr.) à Météo Mulhouse (2020)© photos JC Sarrasin [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.4.8″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/09/Peuge3.jpg » alt= »Joel Grip à la contrebasse et Prune Bécheau au violon, La Peuge en Mai au festival Météo 2020″ title_text= »Joel Grip à la contrebasse et Prune Bécheau au violon, La Peuge en Mai au festival Météo 2020″ force_fullwidth= »on » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||0px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||1em||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Geoffroy Gesser (sax), Joel Grip (ctb) et Prune Bécheau (vl.) à Météo Mulhouse (2020)© photos JC Sarrasin [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Les voix apportent une forme de fixité, une contrainte de sens face à la souplesse des improvisations. C’est pas simple d’improviser avec des voix enregistrées. Il faut être hyper fin, hyper dedans, comme si elles étaient un autre membre du groupe. Mais la voix ne réagit pas, elle est fixe. C’est à nous de nous adapter et de faire comme elle s’adaptait elle-aussi. Ça créé un équilibre un peu bizarre qu’on doit nourrir pour jouer avec l’auditeur, qui doit pouvoir le plus souvent entendre le sens des paroles. Dans un autre de tes projets, Bribes 4, on entend également de la voix. C’est celle d’Isabelle Sörling. Fais-tu un lien entre les présences vocales de ces deux projets ? Dans le premier album de Bribes 4, il y a des paroles de chansons et un poème écrit par Isabelle, Human, qu’elle triture avec ses pads électroniques. Dans la prochaine création, il y aura encore plus de textes. On va essayer de s’inspirer de blueswomen comme Bessie Smith ou Billie Holiday, que j’ai pu découvrir dans le livre d’Angela Davis. Il y a des trucs magnifiques à intégrer, je ne sais pas comment ni dans quelle langue, mais ça me tient à cœur de mettre du sens dans la musique, cet aspect politique du jazz. Je suis tombé récemment sur des propos de Jean-Louis Chautemps, autre saxophoniste, qui

Jean Rochard, tintin pour Sydney. Part 2.

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.0.6″ background_color= »#ff5d00″][et_pb_row make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »|auto|||false|false » custom_padding_tablet= »0px||0px||true|false » custom_padding_phone= »0px||0px||true|false » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font= »|700||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »0.9em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_phone= » » custom_padding_last_edited= »on|tablet » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone »] Jean Rochard, tintin pour Sydney (part.2) [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » link_text_color= »#FFFF00″ custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Suite et fin de cette interview. Toujours pas d’Australie, tu repasseras vraiment plus tard. Ici, on parle encore de la maison de disques nato et de Sidney Bechet. Musicien, révolutionnaire mésestimé mais aussi figure de deux des pierres de touche de nato patronnée par Jean Rochard. Ce dernier produisait en 1992, Vol pour Sidney (aller). Vol pour Sidney (retour) est sorti le 19 juin dernier. Mille sabords. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#ff7ad2″ divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.0.6″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/JeanRochardFront2.jpg » title_text= »JeanRochardFront2″ _builder_version= »4.4.8″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.7″ background_enable_color= »off » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_row column_structure= »1_3,1_3,1_3″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|phone » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » text_orientation= »right » custom_margin= »0.5em||1em||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Jean Rochard en 2 volumes © Z.Ulma [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ custom_padding_last_edited= »on|phone » _builder_version= »4.9.4″ background_enable_color= »off » custom_padding= »2em||2em||true|false » custom_padding_tablet= »1em||0em||false|false » custom_padding_phone= » »][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] On trouve dans ce Retour, deux compositions dédiées à Bechet par des géants, Duke Ellington et John Coltrane. C’est une façon de remettre les choses à leur place. Comment on pourrait qualifier son pouvoir de subversion ? Tiens, par exemple, les premiers fauteuils de l’Olympia à avoir été cassés, l’ont été lors d’un de ses concerts. Il ramène aussi la clarinette dans le champ des intrus nobles et solistes du jazz. Lors de ce concert à l’Olympia, Bechet joue du saxophone soprano. Le soprano est un instrument qui peut facilement être du côté de la subversion ou en tous les cas d’une certaine autonomie. Lol Coxhill, Steve Lacy, Evan Parker, Lucky Thompson, Coltrane, Wayne Shorter, Michel Doneda, Johnny Hodges par exemple sont tous des sortes de dissidents naturels capables d’aller voir ailleurs s’ils y sont et de s’y trouver, des équilibristes au jeu gorgé de questions et de confidences. Le lyrisme n’y est pas adversaire de l’abstraction. Bechet avait troqué sa clarinette pour un soprano, désireux d’un son plus fort, plus expressif encore. Mais ces qualités, il les avait déjà en tant que clarinettiste. La clarinette est l’instrument des chats, un instrument très constitutif – et on l’oublie trop souvent – de ce qui a fait le jazz. Il n’y en avait pas dans l’Aller. Les retours sont faits pour revenir, donc elle est revenue dans le Retour. C’était important et sans doute une façon de mieux regarder la table d’orientation de ce Retour. Jeff Lederer interprète, clés en mains, le classique Blackstick et Catherine Delaunay, dans cinq autres morceaux, porte ce legs avec cette part de vocabulaire qui vient à point compléter puis faire éclater les sens, comme des bourgeons impatients. Dans La double vie de Pétrichor, Catherine Delaunay jouait le blues avec cette beauté des variations des sentiments douloureux, comme une réflexion sur l’amour. Ce fut un des sésames de cette nouvelle histoire. Comment pourrait-on définir la différence de son, s’il y en a une, entre le disque Aller et le disque Retour ? L’Aller va dans un sens, le Retour dans l’autre. On appréhende les mêmes paysages dans des sens différents et forcément on entend des choses différentes. [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »2_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/Sidney_Bechet_Freddie_Moore_Lloyd_Phillips_Gottlieb_00521.jpg » alt= »Sidney Bechet » title_text= »Sidney Bechet » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||5px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0px||||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Sidney Bechet [/et_pb_text][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/JohnColtrane.jpg » alt= »John Coltrane (1963) » title_text= »John Coltrane (1963) » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||5px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0px||||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] John Coltrane (1963) [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »1_3,1_3,1_3″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet »][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.8″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/SidBech.jpg » alt= »Sidney Bechet » title_text= »Sidney Bechet » force_fullwidth= »on » _builder_version= »4.9.4″][/et_pb_image][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.8″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/Vol-pour-Sidney-aller.jpg » title_text= »Vol pour Sidney-aller » force_fullwidth= »on » _builder_version= »4.4.8″][/et_pb_image][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.8″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/Vol-pour-Sidney-retour.jpg » title_text= »Vol pour Sidney-retour » force_fullwidth= »on » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||||false|false »][/et_pb_image][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »0px||0px||true|false » width__hover_enabled= »off|desktop »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Quelles pistes ouvertes ou défrichées par le disque Aller  le Retour suit-il ? Cette question est une colle porteuse. L’Aller se raconte en un gros chapitre, le Retour est plutôt comme un recueil de quatre nouvelles où d’une nouvelle à l’autre, on retrouve certains personnages un peu comme dans les films à sketch des années 60, genre que j’appréciais beaucoup. Mais il y a aussi des points communs ou des continuités – des assiduités – naturelles. Petite Fleur ouvre et ferme le premier volume et, donc, ouvre le second, cette fois dans la version chantée, avec Elsa Birgé, petite fleur authentique. Le duo saxophone/batterie John Dikeman, Simon Goubert répond à celui d’Elvin Jones et Michel Doneda (avec une arrière-pensée persistante aiguillonnée de loin par d’autres prégnants souvenirs du genre faisant suite à Bechet/Kenny Clarke, comme Frank Lowe avec Rashied Ali, Archie Shepp avec Max Roach, Evan Parker avec John Stevens ou Paul Lytton, Dudu Pukwana avec John Stevens, Jimmy Lyons avec Andrew Cyrille, Dewey Redman avec Ed Blackwell et bien sûr Interstellar Space de Coltrane avec Rashied Ali, sans oublier de mentionner l’album fantasmé — ou deviné ci-et-là lors de leurs duos épars — de Coltrane et Elvin Jones). Il y a ce truc sur la cymbale — Simon possède ça — qui immédiatement indique cette histoire de jazz première langue. Une pratique qui tend à se raréfier de façon assez logique, le jazz étant plutôt porté de nos jours par l’apprentissage de la deuxième ou troisième langue ou bien par sa représentation. John Dikeman joue fort comme Bechet jouait fort. Sylvaine Hélary « Glowing Life » est un peu du côté du Bristish Summer Time Ends avec un certain sens de la mise en scène. La différence réside peut-être dans le fait que Sylvaine et son orchestre repartent du paysage quand le British Summer Time Ends rejoignait le paysage. La formule saxophone/piano choisie par Lee Konitz avec Ken Werner est cette fois explorée par Sophia Domancich et Robin Fincker, mais là encore, le gouvernail navigue tout autrement. Il soulève les forces poétiques de la réalité et c’est sans doute ce qui donne sa boussole à cet Aller et Retour.

Jean Rochard, tintin pour Sydney. Part 1

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.0.6″ background_color= »#ff5d00″][et_pb_row make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »|auto|||false|false » custom_padding_tablet= »0px||0px||true|false » custom_padding_phone= » » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font= »|700||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »0.9em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0px||0px||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » text_font_size_phone= »40px » text_font_size_last_edited= »off|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone »] Jean Rochard, tintin pour Sydney (part.1) [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Pour l’Australie, tu repasseras. Ici, on parle de Sidney Bechet. Musicien, révolutionnaire mésestimé et pour beaucoup petit fleuriste. C’est aussi la figure de deux des pierres de touche d’une maison de disque, patronnée en toute tranquillité laïque par Jean Rochard. Ce dernier produisait pour nato en 1992, Vol pour Sidney (aller). Vol pour Sidney (retour) sortait le 19 juin dernier. Mille sabords. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#ff7ad2″ divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.0.6″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/JeanRochardFront.jpg » alt= »Jean Rochard » title_text= »Jean Rochard » _builder_version= »4.9.4″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.7″ background_enable_color= »off » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_row column_structure= »1_3,1_3,1_3″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|phone » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »15px||||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Jean Rochard © Z.Ulma [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.3″ background_enable_color= »off » custom_padding= »50px||50px||false| »][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||||false|false » custom_margin_tablet= »0px||0px||false|false » custom_margin_phone= » » custom_margin_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »||||false|false » custom_padding_tablet= »0px||0px||false|false » custom_padding_phone= »||0px||false|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] 18 ans plus tard, retour à Sidney. Euh… non… Le temps passe comme un petit fou. Cela fait 28 ans. Oulah oui. Prévu de longue date ou idée récente, ce retour ? Idée récente de longue date. La parenthèse (Aller) a été ajoutée au dernier moment. Je ne sais fichtre plus pourquoi, une impulsion de dernière minute ou bien l’idée de ne pas fermer la porte sans trop savoir ? Toujours est-il que la question a été posée rapidement. Il y a eu plusieurs idées, Steve Lacy souhaitait participer, Guy Lafitte aussi. Et puis, ça s’est évaporé devant d’autres urgences comme l’album Buenaventura Durruti ou les disques avec Sam Rivers et la fin du siècle arrivait avec tout un tas d’ombres et d’autres lumières à chercher ailleurs. Mais l’éternel ne convient pas à l’irrésolu. Alors, à un moment, ça se réveille forcément parce que c’est là, c’est présent. Ce n’est pas seulement une idée – les idées c’est sympa, mais ça va, ça vient – mais quelque chose qui s’avère faire partie de l’essence. D’autant que je ne voulais plus trop faire d’albums de reprises — bien que j’en aime beaucoup l’esprit quand il est vraiment motivé — parce que je trouvais qu’il y avait une tendance générale à s’emberlificoter dans les hommages pour des raisons semblant assez souvent autres que musicales ou entichées. Mais voilà, un soir de février 2016, Fabien Barontini me ramène en voiture automobile à Paris et on discute comme on en a l’habitude. Il me dit « j’aimerais bien faire une soirée à partir de ton Vol pour Sidney » ce qui est assez formidable comme pensée d’un organisateur des années après. Ce fut le déclic pour, non pas revenir sur ce qui avait été fait, mais mettre en chantier le retour dès l’été suivant, au moment du festival Kind of Belou à Treignac, puis à l’automne pendant la tournée d’Ursus Minor, à Sons d’hiver en février 2017 pour le concert du Matt Wilson Quartet avec Catherine Delaunay (une plage du disque en est issue) et pendant les trois années suivantes. Ce fut un processus long, interrompu par toutes sortes de contingences facilement imaginables pour certaines. Comment était né l’Aller ? L’Aller, c’est le grand truc amoureux qui se déclare. Lol Coxhill est alors un ultra familier des disques nato. Nous partageons une même passion pour Bechet, nous en parlons beaucoup. Un soir à Chantenay°, à la fin d’un repas, il joue Petite Fleur, comme ça sans prévenir, c’est très beau. Et puis, pour la revue Jazz Ensuite dont je suis rédacteur en chef, il écrit un article (reproduit dans la réédition du vol aller) que je titre Vol pour Sidney. Les musiciens anglais semblaient beaucoup l’apprécier, Tony Coe, Steve Beresford et d’autres, alors qu’en France il était souvent remisé. Et puis lorsque Vogue fut le distributeur de nato, il y avait cette grande photo de Bechet dans le hall d’entrée… je crois que ce fut le signal de départ. Mais Vogue a été rapidement racheté par BMG (ce qui a occasionné certaines de ces douleurs auxquelles nous sommes trop habitués, mais c’est une autre histoire) et le disque n’est pas sorti là. Gilles Gailliot qui avait travaillé chez Vogue officiait maintenant chez nous, ce qui a été utile pour pas mal de contacts. [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »2_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/Vol-pour-Sidney-aller.jpg » title_text= »Vol pour Sidney-aller » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||1em||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] — Vol pour Sidney, l’Aller (1992) : pochette de Pierre Cornuel [/et_pb_text][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/Vol-pour-Sidney-retour.jpg » title_text= »Vol pour Sidney-retour » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »1em||0px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] — Vol pour Sidney, le retour (2020) : pochette de Johan de Moor [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »2_5,3_5″ custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »||||false|false » custom_padding_tablet= »1em||||false|false » custom_padding_phone= »1em||||false|false »][et_pb_column type= »2_5″ _builder_version= »4.4.8″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/SidBech.jpg » alt= »Sidney Bechet » title_text= »Sidney Bechet » _builder_version= »4.9.4″][/et_pb_image][/et_pb_column][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.4.8″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/JeanRochard3.jpg » alt= »Jean Rochard » title_text= »Jean Rochard » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||0px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Sidney Bechet et Jean Rochard à l’aller (© DR / © Z.Ulma) [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »2_3,1_3″ _builder_version= »4.9.4″ width= »79% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »2_3″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Comment s’est assemblé le line-up du premier disque ? Très rapidement, très spontanément. L’Aller s’est fait vite. Il y avait des axiomes flagrants puis des évidences évidentes. Lol Coxhill fut le premier contacté, l’idée lui plaisait beaucoup. Je me souviens qu’au téléphone, je lui lisais la liste complète des titres déposés de Bechet et puis finalement, il a simplement choisi Petite Fleur. Comme il commençait à travailler avec Pat Thomas que j’avais rencontré avec Mike Cooper à Bracknell, on a choisi cette idée de duo de suite plutôt que le genre de ce qui avait été fait pour Before my Time. Avec Pat, on parlait de choses comme Soul to Soul, ce qui a donné une certaine orientation à l’enregistrement. Dans le studio, on était tellement excité qu’on a enregistré deux versions de Petite Fleur et même un autre titre Updown Sidney, inventé

Andreas, culture DJ et grosse teuf.

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.7″ background_color= »#660038″][et_pb_row make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.4″ width= »65% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|phone » custom_margin= »||||false|false » custom_padding_tablet= »0px||0px||true|false » custom_padding_phone= »0px||0px||true|false » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font= »|700||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »0.8em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_phone= » » custom_padding_last_edited= »on|tablet » text_font_size_phone= »40px » text_font_size_last_edited= »off|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone »] Andreas : culture DJ, diversité et grosse teuf [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] C’est quoi un DJ sans platine ? C’est quoi un DJ derrière ses galettes ? On a demandé à Andreas, DJ du gang RISK de nous éclairer sur ces questions existentielles. On a aussi tenté de parler de jazz. Du coup, on a causé jeux vidéos. C’est à lire ici avant de pouvoir écouter la playlist de vendredi prochain. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#efefa5″ divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.4.8″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/Andreas_FRONT.jpg » alt= »Andreas, DJ » title_text= »Andreas, DJ » _builder_version= »4.9.4″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.7″ background_enable_color= »off » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_row column_structure= »1_3,1_3,1_3″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|phone » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »1em||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Andreas © Le Studio des Songes [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.7″ background_enable_color= »off » custom_padding= »50px||80px||false| »][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|phone » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.4.7″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ width= »100% » module_alignment= »center » custom_margin= »|auto||auto|false|false » custom_padding= »|0px|0px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Aujourd’hui, c’est quoi le son Andreas ? Ça varie en fonction des saisons. (rires). L’humeur générale définit la musique que je vais avoir envie de jouer et je ne cache pas que je commence seulement à me dire après 10 ans que j’ai enfin trouvé mon univers. Disons que c’est une vague bien House teintée d’une touche ghetto, acide et un peu rave dernièrement. Comment tu l’as vécu, toi, ce confinement loin des platines et du public ? C’était surtout loin du public car on était censé organiser notre festival Le Sirk avec le gang (plus d’infos et de renseignements sur le report du festival et les autres activités du crew Risk sur leur site web, ndlr). Depuis 5 ans, avril est devenu le mois le plus festif de l’année et accessoirement celui où je suis le moins chez moi. Donc, ça a fait un peu tout drôle de devoir rester chez soi à seulement imaginer comment ça aurait pu se passer. Pour ce qui est des platines, elles sont dans mon salon donc pas trop loin. Elles ont tourné plus souvent que d’habitude. Un des tracks que tu auras découvert pendant ce lockdown ? Dur de choisir mais je dirais White Darkness de Sandoz. Le genre de morceau que j’aime beaucoup car il est très évolutif, on pourrait même le découper en trois parties. Il commence par une ambiance très dub, quelques notes de piano très aériennes accompagnées d’une nappe un peu acidulée. Puis c’est une rythmique en contretemps classique dub et d’une basse… Mon dieu ! Deuxième partie plus tribale, on enlève toute le coté mélodique pour le remplacer part un roulement de percussions et une rythmique plus régulière. La voix finit par revenir avant de basculer sur la troisième et dernière partie qui part en petite House/Minimal d’after. En bref, c’est un morceau qui maintient une certaine tension tout au long avec la cerise sur le gâteau pour finir. Sinon en regardant de nombreuses vidéos de fêtes diverses, je suis tombé sur un cours extrait d’un des sets de Ricardo Villalobos avec une qualité sonore horrible où l’on pouvait entendre ce groove unique dont il a le secret. Le tout accompagné par les paroles de ce chant militant qu’est El Violador Eres Tú. C’est un extrait de 30 secondes mais aucun doute sur le fait que ce soit un edit de sa part. Je trouve ça presque un peu cliché de le ramener ici, surtout que son impact n’est plus aussi important pour moi, mais quel génie… [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »2_5″ _builder_version= »4.4.7″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/78340995_10157900457260908_2119666025292103680_n-768×512-1.jpg » alt= »Andreas » title_text= »Andreas » _builder_version= »4.4.8″ custom_margin= »||0px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||0px||false|false »] © Louise Vayssié [/et_pb_text][et_pb_code _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »1em||0px||false|false »] Andreas. · Andreas. : September Podcast [/et_pb_code][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||4px||false|false »] — Le son Andreas à un instant T (2019) [/et_pb_text][et_pb_video src= »https://youtu.be/PDbY7lrMJGw » _builder_version= »4.9.4″ height= »100% » custom_margin= »1em||0px||false|false » custom_padding= »||||false|false »][/et_pb_video][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] — White Darkness de Sandoz (2004) [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.4.8″ custom_margin= »25px||25px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.4.7″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/AndreasMano.jpg » alt= »Andreas aux platines » title_text= »Andreas aux platines » disabled_on= »on|on|off » _builder_version= »4.9.4″][/et_pb_image][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|phone » custom_margin= »1em||0px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.4.7″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ width= »100% » module_alignment= »center » custom_margin= »|auto||auto|false|false » custom_padding= »|0px|0px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Andreas, digger nécessaire ? OUI ! (rires) Déjà parce que l’être humain à besoin de stimulations et de nouveautés pour s’épanouir, et aussi parce que j’ai toujours besoin de mixer de nouvelles choses ou de retrouver cet état d’hystérie et de frustration que j’ai vite fait évoqué dans la question précédente.Ensuite, il y a digger pour découvrir de nouvelles choses et digger pour trouver une relique. Ce n’est pas vraiment la même approche ni la même satisfaction. Dans une phase de découverte, t’as besoin d’être plus ouvert car tu vas probablement écouter plus d’une centaine de morceaux et qu’il faut quand même rester objectif tout le long. Tu fais donc une présélection que tu ré-écoutes le lendemain et là, souvent tu rigoles et finis par garder qu’une poignée de morceau voire même aucun. Pour ce qui est des reliques, c’est une quête qui peut s’étaler sur des années et là, il faut juste s’armer de patience mais la satisfaction finale en vaut clairement la peine. Un ou deux morceaux diggés que tu ne te lasses toujours pas d’écouter ? Best Friend de Voom Voom. Découvert il n’y a pas très longtemps. Aucun risque que je m’en lasse. C’est ce genre de morceau universel que personne ne peut détester. Pas vraiment ce que je peux avoir l’habitude de mixer mais c’est aussi ce qui est intéressant. Il y a aussi L9 House (Muse Mix) de Chakaharta. Beaucoup plus dans ma vibe. Ce morceau a fait l’objet d’une de ces longues recherches. Pas vraiment envie d’en dire plus, je préfère laisser la musique parler d’elle même. [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »2_5″ _builder_version= »4.4.7″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#000000″ text_font_size= »33px » text_line_height= »0.9em » custom_margin= »5em||||false|false » custom_margin_tablet= »0.5em||||false|false » custom_margin_phone= » » custom_margin_last_edited= »on|phone »] « Si les disques sont les instruments et que le mix n’est qu’un seul et unique morceau alors oui le DJ

Vladimir Torres, jazz déter.

Le contrebassiste Vladimir Torres

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.3″ background_color= »#003466″ global_colors_info= »{} »][et_pb_row make_equal= »on » _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » animation_style= »fade » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font= »|700||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »1em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] Vladimir Torres,Jazz déter [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.10.6″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » hover_enabled= »0″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} » sticky_enabled= »0″] Puissant et joueur. À l’écoute d’Inicial, dernier album en leader du contrebassiste Vladimir Torres, on pourrait croire que le Franc-Comtois made in Uruguay sait ce qu’il veut. Pas certain, cette tête chercheuse connaît le doute et la joie des détours. Cet album en est nourri, et ce n’est pas la moindre de ses qualités. Rencontre assurée. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#ff7ad2″ divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.0.6″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true » global_colors_info= »{} »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off » global_colors_info= »{} »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/04/FrontTorres.jpg » alt= »Vladimir Torres, contrebassiste » title_text= »Vladimir Torres, contrebassiste » _builder_version= »4.9.4″ global_colors_info= »{} »][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.3″ background_enable_color= »off » custom_padding= »50px||50px||false| » global_colors_info= »{} »][et_pb_row custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.4″ width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »||2px||false|false » custom_padding_tablet= »0px||||false|false » custom_padding_phone= »0px||||false|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.4″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] Comment tu l’occupes musicalement, toi, ton confinement ? Je l’occupe principalement à travailler mon instrument. Une demi-journée par jour, tous les jours. Habituellement je travaille beaucoup en flux tendu, c’est à dire qu’une grande partie de mon travail quotidien est destiné à préparer ce qui arrive, une répétition, un enregistrement, un concert, ou alors je travaille sur les arrangements d’un album ou sur des compositions. Là, je travaille plus en profondeur, je prends plus de temps pour travailler la technique ou des morceaux sur lesquels je prends du temps et du plaisir. Afin de rester présent, malgré la situation, je fais aussi des petites vidéos d’arrangements pour contrebasse solo que je diffuse sur les réseaux. Nous avons avec ma femme Marion Roch également donné un petit concert live sur Facebook. Sinon j’écoute évidemment beaucoup de musique. Tu réécoutes des disques oubliés pour te consoler ? À sa réception, il y a peu, j’ai réécouté Inicial pour voir comment il sonnait sur ma chaine mais sinon je n’écoute pas trop les albums que j’ai enregistrés. C’est pas un piège de réécouter ses propres enregistrements ? Je serais surpris qu’un musicien soit satisfait de lui à 100% sur un de ses albums. Quand on se réécoute, on voit beaucoup de défauts, c’est vrai. Mais il n’y a pas le choix, un enregistrement, c’est la photographie d’un instant. On ne peut pas revenir dessus. Sur Inicial, j’ai fait de mon mieux pour réunir les meilleures conditions de travail, je me suis mis une très grosse pression pendant cet enregistrement et je me suis beaucoup remis en question. Mais attention, je suis très satisfait de cet album. Tu dis ton album inspiré par ce que la vie peut avoir a de beau ou de difficile, mais n’est-ce pas le cas de toute musique ? Je me rends compte que ça peut paraître un peu bateau. Sans aucun doute que c’est la source d’inspiration de toute musique ou presque, mais ces compositions prennent racine dans les aspects les plus personnels, les plus intimes de ma vie. Ils font références à des personnes et des moments très particuliers de ma vie personnelle et familiale. C’est dans ces instants, quelle que soit leur nature, que prend forme ma créativité. Quelle différence tu ferais, toi, entre cet album et le reste des musiques jouées par d’autres jazzmen ? J’en ferais beaucoup. Quand j’entends la qualité musicale, la créativité des albums parus et ceux qui paraissent aujourd’hui, je reste très humble, modeste. Je suis touché, tous les jours, par la musique des autres musiciens, et admiratif. Je ne pense pas que cet album ait quoi que ce soit d’indispensable dans le paysage musical actuel, sauf pour moi. Créer et défendre ma musique est le moyen de m’exprimer, et aussi de gagner ma vie. J’ai eu besoin de sortir cet album afin de pouvoir défendre ma musique sur scène. (rires) J’ai des retours très positifs sur scène comme sur l’album, alors ça me donne le courage nécessaire dans les moments de doutes. Un toutes les 5 min. (rires). Cet album a une très forte personnalité, comment tu la qualifierais toi ? Que ce soit bon ou mauvais je préfère cela à un album insipide. Dans les compositions et les arrangements, j’ai voulu ne m’imposer aucun carcan. J’ai laissé libre cours à ce que mon esprit entendait et imaginait. La seule chose qui réunit ces titres, c’est la période à laquelle ils ont été composés. Lorsque j’entends ou je joue ces titres, je revois précisément les instants ou les personnes à qui je fais référence, et peut être que cela ressort même pour un auditeur extérieur. [/et_pb_text][et_pb_video src= »https://youtu.be/GdU7ZFaAfeg » image_src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/04/Screener.jpg » play_icon_color= »#0da4e0″ use_icon_font_size= »on » icon_font_size= »250px » thumbnail_overlay_color= »#ffffff » icon_font_size_tablet= »50px » icon_font_size_phone= »50px » icon_font_size_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.4″ height= »100% » custom_margin= »2em||0px||false|false » global_colors_info= »{} »][/et_pb_video][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] — 5 dias de Primavera,  December 10th of 2019. From new album Inicial coming on (April 2020) [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ link_font= »Roboto|300||||||| » link_text_color= »#FF6600″ custom_margin= »2em||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] Tu parles aussi de ce disque comme de la bande son de ton existence. Tu es né en Uruguay, cela est-il présent dans ton album ? La bande son de mon existence, c’est la meilleure image que j’ai trouvée pour parler de cet album. Je suis d’origine uruguayenne mais je suis né en France, de deux parents uruguayens. Je suis même né Uruguayen et devenu Français à 9 ans. J’ai vécu enfant en Uruguay et j’y ai beaucoup de famille. J’y retourne régulièrement pour y travailler. Ma double culture, le voyage, la séparation et l’éloignement de mes proches, qui est un leitmotiv dans l’histoire de ma famille, sont une grande partie des influences de ce disque. Il y a, également, le titre, très évocateur, de ton disque, Inicial. Oui c’est dans le sens du commencement. J’ai toujours été sideman, accompagné un tas d’artistes ou de projets comme bassiste ou contrebassiste mais aussi comme manager et booker, arrangeur producteur. Aujourd’hui c’est la première fois que je défend un projet en mon nom propre. Le nom de l’album est en

Emma-Jean Thackray, Let’s Face The Music.

Emma-Jean Thackray

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.0.11″ background_color= »#0091a8″][et_pb_row make_equal= »on » _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »|auto|||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font= »|700||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »1em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||false|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » text_font_size_phone= »40px » text_font_size_last_edited= »off|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone »] Emma-Jean Thackray,Let’s Face The Music And Dance. [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.7″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » hover_enabled= »0″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » sticky_enabled= »0″] Aérien et bordé de groove. On pourrait se contenter de ces deux qualificatifs pour décrire, Rain Dance,  le nouvel EP sorti par la trompettiste sur son tout nouveau label. Mouvementt, c’est le blaze de la maisonnée, mouvement, c’est aussi le principe de chaque track écrit par cette anglaise férue d’acid house et de Madlib. On décrypte. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#ff7ad2″ divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.0.6″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »|||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/03/EJT_1b.jpg » alt= »Emma-Jean Thackray » title_text= »Emma-Jean Thackray » _builder_version= »4.9.4″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.3″ background_enable_color= »off » custom_padding= »50px||50px||false| »][et_pb_row custom_padding_last_edited= »on|desktop » _builder_version= »4.9.4″ width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||||false|false » custom_padding= »||||false|false » custom_padding_tablet= »0px||0px||true|false » custom_padding_phone= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] À te voir jouer, on a l’impression de que tu sais déjà ce que tes partenaires vont jouer. Ça tient à une combinaison entre l’habitude dûe au fait de jouer énormément ensemble et la connaissance qu’a chacun de nous du style musical des autres. C’est une super idée à considérer, ça. Ok… L’improvisation est au-dessus de tout mais est-ce encore improviser si tu connais par cœur les gens avec qui tu joues ? J’essaie de me débrouiller avec cela. Dougal Taylor, le batteur du quartet te pousse sans cesse à avancer, d’une façon proche de celle qui poussait Elvin Jones à bousculer Coltrane. Les musiciens ont régulièrement le regard aux aguets pour saisir les changements improvisés. Je les pousse toujours et à chaque fois que je les sens secure, je deviens anxieuse à mon tour. De peur de passer à côté de quelques choses à explorer. En scène, vous vous écoutez les uns et les autres d’une façon incroyable, très tendue. Il y a toi, aussi, qui dirige ton groupe à vue, comme Mingus le faisait. La direction a été toujours été une chose particulière pour moi, un endroit où je pouvais mêler beaucoup de musiques ensemble. Je ne vois pas les choses différemment avec ce quartet. Je ne le considère pas comme un groupe fait d’éléments dissociables. Comme les différents répertoires avec lesquels j’ai grandi où tout est vraiment lié. Ce groupe a vraiment l’air d’être taillé à ta mesure. Parfaitement, c’est une famille, en studio et en tournée. Te considères-tu comme une musicienne de jazz ? C’est une question très difficile. Le tag jazz ne me va plus guère même s’il reste mon bagage, mon parcours et que ma musique empruntera toujours ses codes comme l’improvisation, par exemple. Pas mal de gens ont des idées préconçues sur ce qu’est le jazz. Ma musique vient de plusieurs répertoires que je ne dissocie guère, par ailleurs. Ils viennent tous du même endroit, avant d’être mis en différentes formes. Je me présente désormais comme performer, producer ou compositrice. Te souviens-tu de la première fois où tu as été confrontée à l’improvisation ? Quelle en a été ta sensation ? Je me souviens tout à fait. C’était lors d’un concert à l’école avec un petit jazz band, dans le grand hall de la mairie locale. Je devais avoir 14 ou 15 ans. Je me suis levée face à une centaine de personnes et j’ai joué et « Oh, c’est toi qui a fait ça ? » Les gens étaient un peu surpris de cette mélodie qui sonnait bizarrement avec pleins de notes aléatoires. J’étais sûre de mon coup mais plein de camarades se sont mis à jouer ainsi. [/et_pb_text][et_pb_video src= »https://youtu.be/7DPCVPhu63Q » image_src= »//i.ytimg.com/vi/7DPCVPhu63Q/hqdefault.jpg » play_icon_color= »#ff7f23″ thumbnail_overlay_color= »#ffffff » _builder_version= »4.9.4″ height= »100% » custom_margin= »1em||0px||false|false »][/et_pb_video][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||1em||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] — Live in Moscow, Worldwide FM broadcasts (2019) [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »1em||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] En écoutant Ley Lines, on se pose d’emblée une question : « Dois-je danser ou seulement m’asseoir et profiter des détails d’une musique ultra sophistiquée ? ». Un an plus tard, je ne crois pas avoir choisi et ne pas avoir à le faire. As-tu pensé à cela en enregistrant cet album ? Je cherche clairement de mettre ses idées en balance. Le cérébral et le viscéral. Si je peux arriver à créer une musique qui te fais danser puis te fais penser, voire faire les deux ensemble, je serais ravie. Ce sera une véritable expérience d’écoute. Comment tu t’accommodes de la sophistication jazz, dans les accords, les progressions, et de ces basses ultra massives qui nous renvoient davantage à l’acid-house ? Tu planifies ou tu laisses pendant les séances d’enregistrements ? Ça dépend. J’adore proposer des jeux au groupe avec qui je travaille. Parfois, les choses sont planifiées et les musiciens entrevoient là où on peut aller. D’autres fois, non. Par exemple, nous sommes en scène et je leur murmure une ligne de basse ou un groove et on se lance immédiatement dans cette direction. D’autres fois, ça fait flipper tout le monde. Mais c’est le jeu de l’improvisation. Il faut pratiquer et apprendre à se laisser surprendre sans crainte puis à prendre du plaisir. Quand les choses sont planifiées, il n’y a pas tant de détails. La basse, les accords et la mélodie. Il reste toujours une grande part d’improvisation. Ce qui est prévu dans un morceau est comme notre maison. Tu sors et tu reviens, tu pars visiter le jardin et tu reviens, tu pars voyager des mois et tu rentres à la maison. Ok si je qualifie Ley Lines d’album nocturne ? Sure. Yeah. Avais-tu cela en tête en le faisant ? Pas du tout. Je ne peux pas enregistrer la nuit à cause de la configuration de mon studio et des voisins qui seraient gênés par le bruit. Mais j’écoute souvent de la musique jusqu’à tard le soir. Peut-être cela vient-il de cela. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ _builder_version= »4.9.4″ width= »70% » width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|tablet » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_video src= »https://youtu.be/Jle9v6JZzAE » image_src= »//i.ytimg.com/vi/Jle9v6JZzAE/hqdefault.jpg » play_icon_color= »#ff7f23″ thumbnail_overlay_color= »#ffffff » _builder_version= »4.9.4″ height= »100% » custom_margin= »1em||0px||false|false » custom_padding= »||||false|false »][/et_pb_video][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »0.5em||1em||false|false »] — Ley Lines version album. Vinyl Factory (2018)