Zerolex, beau et drôle à la froid

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.0.6″ background_color= »#ff5d00″][et_pb_row make_equal= »on » _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »|auto|||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#FFFFFF » text_font_size= »50px » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » text_font_size_phone= »40px » text_font_size_last_edited= »off|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone »] ZEROLEX, beau et drôle à la froid [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_last_edited= »off|phone »] Même pas mal. Zerolex, faiseur d’electro bisontin, sort ce mardi le clip de son track Touché-Coulé. Bataille navale dans la neige, allégorie rigolarde, l’objet est beau. Raison de plus pour savoir ce qui se cache derrière la patte Zerolex.Boulot d’équipe. Clip à voir sur Sparse, interview à lire ici. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#ffffff » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.0.11″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/03/BandoZerolex2©SimonChenut.jpg » alt= »Zerolex » title_text= »Zerolex » _builder_version= »4.9.4″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.3″ background_enable_color= »off » custom_padding= »50px||50px||false| »][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.4″ width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » custom_padding= »||0px||false|false » custom_padding_tablet= »0px||||false|false » custom_padding_phone= »0px||||false|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Aujourd’hui, c’est quoi le son Zerolex ? C’est toujours délicat de savoir où je me situe. Dire qu’il s’agit de musique électronique est vrai mais c’est trop vaste. Ce que je peux dire, c’est que je suis attaché aux textures, à la recherche de sons et aux mélodies. J’aime les morceaux lents et déstructurés autant que les rythmiques plus rapides et dansantes. Le plus important, c’est de créer un univers singulier, qui me ressemble. Sur l’EP Touché-Coulé, les morceaux sont plutôt ambiants et les sonorités jazz plus présentes. Nappes de synthés analo, rythmiques faites maison parfois « craque-nuque », envolées de sax et chœurs, ça peut ressembler à ça, Zerolex, aujourd’hui. Zerolex, un prod’ stakhano à tendance digger ? Très productif, je ne pense pas mais dévoué, c’est sûr ! Disons que je travaille à mon rythme, je pose des briques. Avec l’expérience, je vois venir les périodes où je vais composer et je ne me force pas. Si ce n’est pas le bon moment, le résultat ne me conviendra pas. À mon avis, c’est nécessaire d’alterner des périodes où tu cogites, où tu emmagasines des idées, et d’autres où tu te consacres uniquement à les réaliser.Pour le côté Digger, la recherche et la découverte, c’est évident c’est une partie importante de mon temps, si ce n’est la plus importante. Mais on va briser tout de suite le mythe du Digger aux mains sales. Les disquaires, à Besançon, c’est pas tellement ça, alors je suis souvent branché sur 2 ou 3 webradios où je découvre des morceaux et s’en suit régulièrement une belle carte bleue sur Discogs. Sinon, c’est souvent chez Sofa à Lyon, ou du côté de Soul Ableta et Superfly à Paris. Dans la playlist calée, vendredi dernier, pour Pointbreak, il y a pas mal d’accents free jazz posés sur un groove costaud, une habitude d’écoute chez toi ? Une habitude, je ne sais pas, mais c’est clairement ce que j’écoute en ce moment puisque ce sont des disques que j’ai acquis récemment. Le free jazz, j’ai découvert quand j’étais au lycée avec Sun Ra. C’était si mystérieux et unique que j’ai clairement fait une fixette sur lui. C’est un univers que je connais encore trop peu mais qui attise régulièrement ma curiosité. Je t’ai vu caler Coffee Cold en mix, c’est quoi selon toi le secret de ce track ? Il fait partie des morceaux que j’aime bien passer pour terminer un set. Je dirais que son secret réside dans sa langueur. C’est le morceau de fin de journée, au coin du feu, c’est mélancolique, sensuel… Ça fait du bien, quoi. J’avais entendu une première version avec Fergus MacRoy dans le mix d’un copain, le thème et les paroles restaient en tête, ça aide. Puis la rythmique, le thème. J’aurais aimé être le premier à sampler ce morceau. Tu as commencé comme batteur. Ça influence encore tes prods ? J’imagine que c’est encore là, quelque part dans un coin de ma tête ! Pour te dire, ça m’arrive encore assez régulièrement de rêver que j’en joue alors que je n’ai pas touché un fût (de batterie, hein) depuis des années. J’avais bien kiffé sur Shigeto qui mêlait les deux disciplines en live avec une aisance assez déconcertante. Ça m’arrive de jouer des rythmiques au pad alors la frontière n’est jamais très loin. Il y a pas mal de vin sur tes stories Insta. Nécessaire le goût dans ta musique ? Tu fais un lien entre les deux ? Alors là, tu ignores dans quoi tu mets les pieds ! (rires) On pourrait en discuter pendant des heures tellement je suis passionné. Ça fait deux ans que je suis tombé dans le vin naturel (ou du moins, tout ce qui s’en rapproche le plus, il y a souvent débat là-dessus…) et que je saoule tout le monde avec ça (désolé les potes, la famille). J’en ai même fait un compte insta : @vino.lex – remerciez Sorg pour l’idée – qui répertorie quelques bouteilles car ça commençait à prendre un peu trop de place sur la page musicale. Les liens entre les deux, je les vois partout, tout le temps, ça frôle l’obsession ! La musique, le vin, c’est une question d’équilibre, de finesse, d’authenticité, de singularité. On parle d’expression, de passion, d’engagement, de patience, de curiosité… Regarde, même les disques vieillissent plus ou moins bien ! Haha…. Ça, c’est pour le côté artistique et poétique de la chose mais ça pose aussi des questions plus politiques et sociales : il y a les petits producteurs – les artisans – et les gros. Ceux qui veulent gagner un maximum de blé et les autres. Je ne voudrais pas tomber dans un dualisme facile mais bon, que ça soit dans le verre ou dans les oreilles, je pense que c’est tout une question d’éducation aussi. Je vais m’arrêter là, tu m’as donné soif. [/et_pb_text][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/03/ZeroWine.jpg » alt= »Zerolex » title_text= »Zerolex » _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »15px||||false|false »][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] — © gianni.dellagiungla (via instagram) [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »1em||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] Tu sors aujourd’hui le clip pour Touché-Coulé. C’est beau, c’est froid et très drôle. Comment

Super Jaimie

Jaime Branch

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.7″ background_color= »#bf0000″ hover_enabled= »0″ custom_padding= »0px||0px||true|false » sticky_enabled= »0″][et_pb_row make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|phone » _builder_version= »4.9.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »|auto|||false|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0px||0px||true|false » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font= »|700||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_margin= »||0px||false|false » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » text_font_size_phone= »40px » text_font_size_last_edited= »off|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone »] Super Jaimie [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= »left » text_orientation_last_edited= »off|phone »] Jaimie Branch truste les dernières nouvelles du jazz. Pas vraiment un perdreau de trois semaines pour autant, même si la France a découvert depuis 3 ans seulement, son Free Jazz à forte teneur en THC hip-punk. Son groupe Fly Or Die exposait les plans d’un premier album à Belfort en novembre 2018, tout en fomentant ceux d’une deuxième galette qui vient de sortir, en octobre dernier. PointBreak traînait, lui aussi, au festival Be Bop Or Be Dead. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#ff7ad2″ divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.0.6″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2019/12/DSCF0364-scaled.jpg » alt= »Jaimie Branch, trompettiste » title_text= »Jaimie Branch, trompettiste » _builder_version= »4.9.4″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.4″ _module_preset= »default » background_enable_color= »off » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_row _builder_version= »4.9.4″ _module_preset= »default » width_tablet= » » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » custom_margin= »||||true|false » custom_padding= »1em||0px||false|false »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.9.4″ _module_preset= »default »][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » custom_margin= »||0px||false|false » custom_padding= »||||true|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] — Jaimie Branch avec le Fly Or Die, Jazzdor à Strasbourg novembre 19 © Mathieu Bouillod  [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.4″ background_enable_color= »off » custom_padding= »2em||1em||false|false »][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ _builder_version= »4.9.4″ width= »75% » width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= »left » text_orientation_last_edited= »off|phone »] Ton premier souvenir lié à la liberté d’improviser ? Ça devrait remonter à l’âge de 11 ou 12 ans en classe de jazz à la Junior High School. J’ai dû me lever pour un prendre un solo, face au public et devant le reste des musiciens. Il y a une forme d’énergie électrique, immédiate. Un truc que je n’avais encore jamais ressenti dans mon propre corps. La trompette, ton premier choix d’instru ? J’ai commencé par le piano. À 9 ans, je devais me mettre à la contrebasse mais ma famille a déménagé de New York à Chicago. Là-bas, l’école n’avait pas d’orchestre, juste un Band, sans corde. Ma mère aurait aimé que j’apprenne le hautbois, mon professeur le cor et moi la batterie. Ce qui n’était pas autorisé, alors j’ai choisi le sax et la trompette. Tu aimais la basse et tu n’as pas choisi le trombone ? Ha ha ha, non ! Jamais eu envie de jouer du trombone… [rires] Regarde-moi. Je suis petite aujourd’hui, alors imagine à 9 ans ! Ce truc avec la basse, c’est aussi que les bassistes jouent dans les orchestres et les bands. Ils doublent leurs gigs ! J’avais sans doute déjà eu cette intuition… C’est quoi l’ambiance du jazz à Chicago ? Cette ville a toujours été une ville de musiciens, avec des gens occupés à faire de leur mieux. Les musiciens sont toujours venus y vivre pour jouer. Ça continue. Les scènes hip hop et jazz sont-elles connectées là-bas ?Ici, c’est encore assez rare. Oui, tout à fait. Avec un type comme Makaya McCraven par exemple et les ponts comme ceux que font des labels comme International Anthem, label de jazz, et Don Giovanni, plus versé dans la culture hip hop. Justement, ta rencontre avec International Anthem ? En 2016, j’avais un quartet avec Chad Taylor et Jason Ajemian. Les gens du label m’ont entendu à New York et m’ont rappelée un peu plus tard :« Je crois qu’on a une idée qui va changer nos vies.— Ok. » [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »1em||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_phone= »left » text_orientation_last_edited= »off|phone »] Il y a eu beaucoup de sessions live pour former ton projet Fly Or Die.L’idée, c’était de jouer avant de penser le projet ? La structure des morceaux préexistait à ces sessions. Tous les thèmes étaient déjà écrits, sauf peut-être Leaves Of Glass que j’ai écrit ensuite comme addendum à trois trompettes. Mais l’enregistrement avec ce line-up ne cadrait pas avec le reste des prises de son de l’album. On l’a refait plus tard. Sur les thèmes du premier album de Fly Or Die, il n’y a aucun titre.On a Theme I, Theme II et même Theme Nothing. Celui-là était le Theme IV. Le III est devenu Waltzer. C’est volontaire cette absence de titrage ? Oui et non. Je les trouve importants, mais je m’en moque un peu, aussi. Les titres ne font pas de musique. Oui, mais parfois un de tes titres donne une image précise commeLeaves Of Glass, justement. Il y a une sorte de paradoxe… La vie est ainsi faite. Autre paradoxe. Ta musique est très précise dans son écriture, elle porte beaucoup de lumière mais aussi pas mal d’urgence. Elle sonne même un peu hargneuse. Ah oui ? [un temps] Oh, cela doit forcément aussi un peu venir des musiciens de ce groupe. C’est difficile de concilier ces deux aspects ? J’essaie de rester proche d’une musique aussi simple et accessible que possible. J’écris, bien sûr, pour que certaines choses se produisent, mais pas tant que ça. Je ne veux pas de Chad Taylor dans mon groupe s’il n’est pas libre de jouer comme Chad Taylor. Et il n’y a que lui qui sache le faire. Je ne peux pas écrire cela. On sent aussi des influences punk, hip hop. Kid, j’étais une punk rockeuse. Ça m’a permis de jouer beaucoup, de produire énormément de musique, de son. Tous ces liens que la jeunesse entretient avec la musique : l’adrénaline, l’énergie, la danse, les bagarres… J’aimerais bien les voir surgir dans la musique que je fais maintenant. Bien entendu, je ne veux pas refaire du punk rock mais je crois que son énergie est adaptable au jazz. Tes principales influences hip hop ? Les trucs old school comme Run DMC, LL Cool J, KRS-One, J Dilla ou la Tribe. Aujourd’hui, j’irai naturellement vers ce que fait Kendrick Lamar. Tu pourrais enregistrer avec lui ? Oh ! C’est une offre ?! [rires] Tu sais qu’on a la même date d’anniversaire ? À quelques années près. Tu es trompettiste. Il a encore une forte influence, Miles Davis ? Il y a des grandes figures pour un trompettiste comme Bix Beiderdecke, par exemple.

The Burned Side Of Cedric

Cedric Burnside

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.9.7″ background_color= »#ff5d00″ hover_enabled= »0″ custom_padding= »0px||0px||true|false » sticky_enabled= »0″][et_pb_row make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.7″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » custom_margin= »|auto|||false|false » custom_padding_tablet= »0px||0px||true|false » custom_padding_phone= »0px||0px||true|false » animation_style= »fade » hover_enabled= »0″ sticky_enabled= »0″][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font= »|700||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »0.9em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_margin= »||0px||false|false » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » text_font_size_last_edited= »off|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|tablet »] The Burned Side Of Cedric. [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= »left » text_orientation_last_edited= »off|desktop »] Dans la Burnside family, on a plutôt tendance à jouer un blues brut, hypnotique appelé le Hill Country Blues. R.L., le grand-père, en a labouré le répertoire. Cedric, le petits-fils, est prêt à se cramer les mains au flambeau qu’il protège. Il était de passage à Dijon, à la Vapeur, le 7 novembre. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#ff7ad2″ divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.0.6″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.9.4″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » title_font_size_phone= »9px » title_font_size_last_edited= »off|phone » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2021/05/CedricBURNSIDE.jpg » alt= »Cedric Burnside à La Vapeur (Dijon) » title_text= »Cedric Burnside à La Vapeur (Dijon) » _builder_version= »4.9.4″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.3″ background_enable_color= »off » custom_padding= »50px||50px||false| »][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.9.4″ width= »79% » width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » custom_padding= »||||false|false » custom_padding_tablet= »0px||||false|false » custom_padding_phone= »0px||||false|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= »left » text_orientation_last_edited= »off|desktop »] En France, on s’y connait en vins, en saucisses et un peu en fromages aussi mais finalement très peu en Hill Country Blues. Tu nous aides ? S’il ne fallait retenir qu’une chose qui différencie le Hill Country Blues du reste des styles de Blues, c’est son rythme qui n’est pas orthodoxe. Il a une rythmique tout à fait unique. La plupart des autres styles s’appuient sur le fameux 1/4/5 [une fondamentale puis un accord à la quarte puis un à la quinte, le tout en 12 mesures, ndlr]. Mais le Hill Country ne s’occupe pas vraiment de cela et j’aime beaucoup l’appeler feel music. Mon grand-père me disait sans arrêt : «  Tu dois sentir cette musique pour la jouer ». Ce n’est pas quelque chose que tu peux écrire sur une feuille de papier, le feeling y est pour beaucoup. Tu notes une idée, tu improvises à la guitare ? Parfois, ça part d’un riff de guitare que je me dépêche d’enregistrer quand il m’arrive en tête, parfois, il y a d’abord des mots que je note à la va-vite pour les travailler plus tard. D’autres fois encore, j’ai un peu de temps pour m’asseoir et écrire deux ou trois chansons en une heure. Tu penses que les frenchies sont capables de faire la différence avec les styles de blues ? Certains d’entre vous peut-être mais tu sais, aux States, il y a plein de monde incapable de la faire aussi. C’est un peu mieux depuis 10 ou 15 ans. Les gens connaissent bien sûr le Delta blues, le Chicago blues ou encore le Texas blues. D’où vient cette particularité du Hill Country, cette ligne rythmique unique, toujours un peu hypnotique ? Un lien avec les transes africaines ? De notre héritage africain, assurément. Le Blues vient des esclaves, qui devaient faire ce qu’ils pouvaient pour ne pas être battus ou traités salement. Quand ils étaient dehors à ramasser le coton, il leur était interdit de parler, alors ils chantaient. Du blues, des spirituals. J’ai lu, il y a quelques temps, une interview de Mavis Staples où elle parlait des origines et des liens entre les sentiments profond du gospel et le Blues. Je ne pourrais pas mieux faire. Robert Johnson, Lightnin’ Hopkins et même ton grand-père, R.L. Burnside. Quand on fait du blues aujourd’hui, ce sont des inspirations à suivre ou des modèles à tirer comme des poids morts ? Ces types ont joué ce qu’ils devaient jouer à cause de ce qu’ils ont vécu. Mon grand-père, par exemple, a vu deux de ses frères et son oncle être tués à Chicago, la même année. Puis il a vécu des choses avec sa femme, avec ses amis. Chacun a ses fardeaux. Je ne dirais pas que mes fardeaux viennent de ces musiciens-là. J’ai ma part venue du passé, de ma conduite avec ma famille et mes amis. Pour le reste, je serai toujours reconnaissant pour les portes qu’ils m’ont ouvertes. [/et_pb_text][et_pb_video src= »https://youtu.be/Q7PdxdXzskU » image_src= »//i.ytimg.com/vi/Q7PdxdXzskU/hqdefault.jpg » play_icon_color= »#ff7f23″ thumbnail_overlay_color= »#ffffff » _builder_version= »4.9.4″ height= »100% » custom_margin= »1em||0.5em||false|false »][/et_pb_video][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ text_font_size= »14px » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »12px » text_font_size_last_edited= »on|phone »] — Rollin’ & Tumblin’, la Burnside family à la TV française (1998) [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.9.4″ custom_margin= »||0px||false|false » custom_padding= »1em||0px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= »left » text_orientation_last_edited= »off|desktop »] Si le blues est une chose si ancienne, y a-t-il encore des choses à découvrir ? Par exemple sur ton dernier album, les titres de tes morceaux utilisent tous de vieilles formules comme Please Tell Me Baby, I’m Hurtin’, Don’t Leave Me Girl. Vieilles formules pour vieux sentiments ? Je vis à une époque différentes de celles des premiers bluesmen. Le monde a changé, tu es confronté à des choses très différentes et la musique change aussi. Ce que tu as à dire également. Il y a donc de nouvelles choses découvertes à chaque nouveau morceau écrit. Après, ces nouvelles choses sont aussi mues par des sentiments venus du passé. Ceux-ci n’ont pas vraiment changé. Le Blues, c’est quoi alors ? Une musique ? Un état d’esprit ? Un sentiment ? Leadbelly en parlait, lui, comme d’une atmosphère. Well. Je pense qu’en fait, le Blues est avant tout une musique populaire. Aujourd’hui, tout le monde peut avoir le blues, non ? Tu descends une avenue, il fait très chaud et le soleil te tape sur la tête, c’est le blues. Tu conduis une voiture, tu crèves, ou alors tu es pris dans une bagarre, ça aussi ça peut être le blues. Tout part d’une situation qui te pousse dans une émotion différente. Peux-tu trouver ce genre de sentiment dans d’autres musiques ? On en revient à l’Afrique. Il y a quatre ou cinq ans, un très bon ami gambien m’a initié à la musique d’Ali Farka Touré. Je l’ai beaucoup écoutée et, même si je ne comprends pas un mot de ce qu’il raconte, je sens qu’il parle d’une chose puissante. Unique et peut-être même un peu flippante. Je peux te dire qu’il y a du blues dans cette musique. Idem quand j’écoute de la