NOEL AKCHOTE,
Loving Highsmith

sortie le 4 mars 2022 chez Ayler Records

par | 3 Mar 2022 | disques

Loving Highsmith de Noel Akchote

ENGLISH

Stronger than the ‘Messiah’. Expected was this record, ‘Loving Highsmith’, expected after the baroque and renaissance covers by Noël Akchoté skimmed on Bandcamp. And the epiphany came from a detective story. Well, almost, the truth is always better to be more complex than appearances. And behind the shimmering, it is the director Eva Vitija who holds the thread.‘Loving Highsmith’, the film, based on the personal writings of Patricia Highsmith and on some testimonies, seeks the truth about the lovers, the loves and the life of the author of thrillers. Akchoté composes the music for the film. Collects Cole Porter, Sinatra or Mancini, among others, winks at Sarah Murcia and embarks two other guitars held by Mary Halvorson and Bill Frisell on several tracks. The result is complex but limpid. Of a reassuring limpidity, almost naive, not seeking to maltreat nor to assert but to reveal. It is the foundation of Noël Akchoté’s game for a couple of years now, to clarify the music he plays. To take detours, to ‘detune’ the songs towards another light, a brilliant otherness where the spirit, far from warming up, lights up. Durably.

Plus fort que le Messie. Attendu il l’était ce disque, Loving Highsmith, attendu après les reprises baroques et renaissance écumées par Noël Akchoté sur Bandcamp. Et l’épiphanie vint d’un smoking gun, d’un McGuffin, d’un polar. Enfin, presque, la vérité a toujours intérêt à être plus complexe que les apparences.
Et derrière les miroitements, c’est la réalisatrice Eva Vitija qui tient le fil. Le film. Loving Highsmith, calé sur les écrits persos de Patricia Highsmith et sur quelques témoignages cherche la vérité des amantes, des amours et de la vie de l’auteure de thrillers. Akchoté compose la musique du film. Collecte chez Cole Porter, Sinatra ou Mancini, entre autres, cligne de l’œil à Sarah Murcia et embarque deux autres guitares, tenues par Mary Halvorson et Bill Frisell sur plusieurs titres. Le résultat est complexe mais limpide. D’une limpidité rassérénante, presque naïve, ne cherchant ni à malmener ni à asséner mais à révéler. C’est le fondement du jeu de Noël Akchoté depuis une paire d’année maintenant, d’éclaircir la musique qu’il joue. De prendre des détours, de ‘détuner’ les songs vers une autre lumière, une altérité géniale où l’esprit loin de s’échauffer, s’illumine. Durablement.


Ayler Records : Bandcamp

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