Sean amuse la Callery

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.8″ background_color= »#360047″][et_pb_row make_equal= »on » _builder_version= »4.4.3″ width= »60% » custom_margin= »||||false|false » animation_style= »fade »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.0.6″][et_pb_text _builder_version= »4.4.8″ text_font= »|700||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »0.8em » custom_padding= »30px||30px||true|false »] Sean amuse la Callery [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.4.8″ text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| »] En deux séries TV, Sean Callery invente un jazz parano et fait le point sur l’état de l’Amérique post-11 septembre. Revue des OST d’Homeland et de Jessica Jones, remplies de médocs, de menaces, de PLS, de sournoiseries et de badass de compèt’. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »#ff7ad2″ divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.0.6″ custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.0.6″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »|||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ fullwidth= »on » _builder_version= »4.0.6″ background_enable_image= »off »][et_pb_fullwidth_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/HomelandFront.jpg » title_text= »HomelandFront » _builder_version= »4.4.8″][/et_pb_fullwidth_image][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.7″ background_enable_color= »off » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_row column_structure= »1_3,1_3,1_3″ _builder_version= »4.4.7″ width= »100% » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_3″ _builder_version= »4.4.7″][et_pb_text _builder_version= »4.4.8″ text_font_size= »13px » module_alignment= »right » custom_margin= »20px||||false|false »] Carrie Mathison écoute du jazz. Homeland © Showtime 2011/2020. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.4.3″ background_enable_color= »off » custom_padding= »50px||50px||false| »][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ _builder_version= »4.4.8″ width= »81% » module_alignment= »center » custom_margin= »0px||25px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.4.8″ text_font_size= »22px » text_line_height= »1.5em » custom_margin= »||4px||| » custom_padding= »||0px||| »] 2’30 environ. Une petite fille au masque de lion, une imagerie en noir et blanc, un labyrinthe. Du sonore, de l’agitation, des double-expositions. Et au-dessus, à flotter comme flotterait une bannière déchirée sur champ de mines, une trompette. Heavy. Son métal rivé à un blues épais en mi bémol. On aura connu des hooks plus francs du collier pour lancer une série. Le Main Theme de Homeland reste très étrange, dans sa structure et dans son rythme. Très puissant, il flirte très vite avec le dark blues et en devient trouble. Pas de quoi se marrer franchement. Pourtant, son créateur, Sean Callery, semble toujours jouer un peu. Jouer à dérouter l’auditeur, à lui asséner une musique du désordre au fond du tympan. Faux jazz de nuit, faux thème de club, fausse litanie pour la fin du temps mais vrai appel à l’alarme. [/et_pb_text][et_pb_audio audio= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/Homeland-Main-Title-Theme-Soundtrack-HD.mp3″ title= »Homeland. le generique » artist_name= »Sean Callery / Showtime » _builder_version= »4.4.8″ title_level= »h3″ title_font= »BlackOut|||||||| » background_color= »#360047″ custom_margin= »20px||20px||true|false » custom_padding= »20px||20px||true|false » animation_style= »fade »][/et_pb_audio][/et_pb_column][et_pb_column type= »2_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/itl.cat_homeland-wallpaper_1153444.gif » title_text= »itl.cat_homeland-wallpaper_1153444″ _builder_version= »4.4.8″ custom_margin= »0px||0px||false|false »][/et_pb_image][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/HomelandGnrq.jpg » title_text= »HomelandGnrq » _builder_version= »4.4.8″ custom_margin= »5px||||false|false »][/et_pb_image][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ _builder_version= »4.4.8″ width= »81% » module_alignment= »center » custom_margin= »25px||25px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.8.2″ text_font_size= »22px » text_line_height= »1.5em » custom_margin= »||4px||| » custom_padding= »||0px||| » hover_enabled= »0″ sticky_enabled= »0″] Homeland, série redoutable de contre-espionnage, est lancée par Showtime dix ans après le 11 septembre 2001, avec toute la folie géopolitique de l’après. La série est irriguée par le terrorisme, la parano érigée en quasi-valeur nationale et la violence qui s’institutionnalise. La bande son y répond à sa façon. Au-delà du thème principal, soufflé à la perfection par Chris Tedesco, un maverick freelance de Los Angeles, Sean Callery s’amuse à distiller d’abord quelques interventions télévisées de quatre récents présidents des États-Unis (Reagan, Bush père, Clinton et Obama) puis quelques extraits de dialogues de l’épisode en cours ou des saisons précédentes. La trompette cuivre alors encore davantage sur ce besoin de rester éveiller face à un monde turbulent. Un monde dont les grilles de lectures deviennent très vite aussi complexes à décoder qu’une embauche de pizzaiolo dans une brasserie munichoise. Sans charger l’action annoncée et la menace rampante, Callery choisit, pour ce thème du générique, la voix du deuil. Humble, inquiet et douloureux. Le genre de tristesse qui vous pousse à rester tout à fait lucide face à un évènement violent et soudain. Dans le générique de Homeland, la trompette agit ainsi, un peu comme un cri de désolation. Et le jazz, ici, s’impose dans son pouvoir d’introspection mais reste précaire et joue avec le grain de l’image en jeu. 2’30, et Sean Callery invente le jazz parano. Et l’amplitude est large pour le lui permettre. Au générique, la relecture du jazz et au reste de l’OST les références jazz plus carrées. Les scénaristes vont même jusqu’à choisir cette option presque incongrue, donc très intéressante : Carrie Mathison est une fan de jazz. Du Straight No Chaser de Thelonious Monk entendu dans l’épisode 10 de la première saison — épisode par ailleurs truffé de légendes Miles Davis, Chet Baker et Tomasz Stanko — jusqu’au final assuré par Kamasi Washington dans une version live in Russia de Truth. Ça ne s’invente pas. Truth, la vérité. Dans Homeland, au-delà de l’accompagnement d’intrigue policière auquel Hollywood l’a assigné, le jazz est un marqueur de vérité. De la vérité intérieure de Carrie Mathison, héroine paranoïde et bi-polaire d’une Amérique recroquevillée douloureusement sur soi. Jazz, musique de parias, indéfinissable, sans contours réguliers. C’est justement dans ce flou que la musique pilotée par Sean Callery agit. Et Carrie Mathison deviendrait presque un autoportrait mouvant, faussaire et magnifique. Pour ce dernier qualificatif, repassez-vous le générique, vous verrez. Pour le précédent, faussaire, faites de même. Puis écoutez d’autres tracks extraits de l’OST, signés Tomasz Stanko. Trista, par exemple, joué en quartet. Mais plus sûrement Terminal 7, gravé en quintet pour ECM (Dark Eyes, 2009). Le pavillon de la trompette de Stanko laisse imaginer combien Chris Tedesco et Sean Callery l’ont écouté. Combien de fois, ils ont poncé ce morceau pour réussir le ciselage de leur Main Theme de Homeland. Même intranquillité sous-jacente, même cuivre aérien et même besoin d’avancer malgré l’épaisseur. Or, Stanko est natif de Pologne et la mélancolie slave n’est pas la parano états-unienne. Stanko est passé par le free et l’avant-garde. Sean Callery, lui est passé par les piano-bars et les clubs pour payer ses études. À chacun son urgence. À chacun sa vérité. [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »2_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_video src= »https://youtu.be/IrucUjaxjO4″ image_src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/thenlonious-smoking-Daniel-Graham.jpg » thumbnail_overlay_color= »rgba(0,0,0,0.6) » _builder_version= »4.4.8″ custom_margin= »65%||||false|false »][/et_pb_video][et_pb_text _builder_version= »4.4.8″] — Straight No Chaser par Thelonious Monk (1967) / photo © D. Graham [/et_pb_text][et_pb_video src= »https://youtu.be/fOl2BEvFtOA » image_src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/EWlsWnAUEAE1Cb4.jpg » thumbnail_overlay_color= »rgba(0,0,0,0.6) » _builder_version= »4.4.8″ custom_margin= »||0px||false|false »][/et_pb_video][et_pb_text _builder_version= »4.4.8″ custom_margin= »15px||||false|false »] — Truth par Kamasi Washington (2017) [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ _builder_version= »4.4.8″ width= »81% » module_alignment= »center » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/Thumbnail_Sean-Callery.jpg » title_text= »Thumbnail_Sean Callery » _builder_version= »4.4.8″][/et_pb_image][et_pb_text _builder_version= »4.4.8″ custom_margin= »10px||||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »] Sean Callery au New England Conservatory de Boston.ci-contre : Rachael Taylor est Trish Walker dans Jessica Jones ©Netflix [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2020/06/rachael-taylor-as-trish-walker-in-jessica-jones@2x-scaled.jpeg » title_text= »rachael-taylor-as-trish-walker-in-jessica-jones@2x » _builder_version= »4.4.8″][/et_pb_image][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »3_5,2_5″ _builder_version= »4.4.8″ width= »81% » module_alignment= »center » custom_margin= »25px||||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false »][et_pb_column type= »3_5″ _builder_version= »4.0.4″][et_pb_text _builder_version= »4.4.8″ text_font_size= »22px » text_line_height= »1.5em » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »||||false|false »] Cependant, le jazz convoqué par Callery dans ses B.O. n’en perd pas pour autant tout intérêt. Son utilisation est ultra maline, souvent humble et toujours très ludique. Dans sa façon quasi obsessionnelle de faire et refaire par exemple. Si le jazz se met un peu dans les marges des OST de 24h, de Nikita la
The Eddy, jazz en dancy