Cosmos

Tom Juvigny, guitare ⋅ Victor Prost, batterie

Chronique. Belfort, janvier 2020
Galerie Cheloudiakoff. Jazz Session #3

Cosmos : Tom Juvigny, guitare et Victor Prost, batterie

À la mi-temps de Jazz Session #3, Cosmos pose son duo à la galerie Cheloudiakoff, lieu qui résonne encore des saillies magnifique du James Brandon Lewis lors de la dernière en date des éditions du festival Be Bop Or Be Dead. Cosmos ne tire pas son nom de nulle part. Scories stellaires et pulsars divers. Le duo vise la soft impro mâtinée d’une dose sévère d’astronomie. Sur leur trajectoire de comète bien mises, Tom Juvigny et Victor Prost enrôleront tout de même dans leur conquête spatiale quelques accords de septième réglementaires, des mini-breaks venus d’un faux funk et tout un panel d’autres relances frappées sur la ridelle de la caisse claire. Pas de traduction cosmo-nébuleuse de formules scientifiques en discours musical pour autant, le jazz du duo va chercher sa joie ailleurs. Et c’est ce qui marque. Le duo est certes volubile, à l’aise dans la longueur des solos comme dans les effets de style mais il est aussi frappé d’une forme d’humilité bienvenue chez de tels musiciens, jeunes et pleins d’une envie tangible. Ceci on le palpa facile dans les récits contenus dans des tracks comme Big Bang, Nova ou encore comme le plus calme Curiosity. On avance dans le set sans nécessité de scaphandre ni d’oxygène supplémentaire. Cosmos aime le danger, l’espace et les trous noirs qu’ils évitent comme on évite les flaques. En sautant par-dessus. Avec un sourire qui vous dit « kessekya ? ». C’est franc, oui. Mais c’est également tout à fait cursif et pensé. C’est malin.


Guillaume Malvoisin

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