La Dynamo, chroniques

« Chaque prise de parole affine la texture de l’ensemble tout en révélant la mobilité, cette égalité mouvante où chacun trouve sa juste distance. C’est là que s’entend la politique créatrice de The Bridge. » La dynamo, pantinlundi 6 octobre— chroniques the bridge 2.13 La deuxième génération de The Bridge, s’achève et les formations nées des échanges et des improvisations apparaissent moins comme une succession d’expériences que comme les fragments d’une même pensée en mouvement. Le treizième assemblage de génération 2 est aussi une variation éloquente, un laboratoire de cohabitation sonore où l’improvisation devient une réflexion sur la manière d’habiter le collectif. Cinq musiciens sont réunis pour la première étape d’une tournée française : Jeff Albert, Lenard Simpson, Christian Dillingham, Paul Wacrenier et Nicolas Pointard. Ils se découvrent presque en direct, sans le moindre embarras. Certains avaient partagé, la veille, à la Timbale, avec l’équipe de Stéphane Payen, un avant-goût informel, comme une première esquisse d’écoute, un terrain de confiance à peine tracé. Sur scène, lundi soir, la circulation s’est d’emblée installée. Nicolas Pointard, batteur, déploie un bagou tout en humilité. Sa frappe, dense et mobile, ne cherche ni la domination ni la mesure, mais plutôt l’interstice — l’endroit où le son passe, s’échange, se réplique. Peaux, cymbales, résonances étouffées, silences suspendus : tout y parle, tout s’y relie. Paul Wacrenier, à sa droite, façonne le son comme on établit des fondations : accords martelés, harmoniques effleurées, architectures provisoires. Dos au public, dans cette posture coutumière du pianiste — ou de profil, merci à l’architecte de la Dynamo —, il agit ici en relais, en interlocuteur direct. Pivot dans la conversation plus qu’un soliste. Christian Dillingham, contrebassiste de Chicago, vient inscrire dans cette conversation une gravité, souple elle aussi. Formé autant au classique que par la scène improvisée, son jeu entremêle précision d’archet et pulsation organique, tensions et relâchements. Ses lignes respirent constamment, soutiennent, maintiennent la cohésion sans la figer. Les soufflants prolongent cet échange d’un grain singulier. Le tromboniste de l’affaire, Jeff Albert, est passé, lui, par la Nouvelle-Orléans. Il garde de cette ville la physicalité du son qui lui est propre, cette façon d’enraciner chaque note dans la volonté qu’elle agisse pour le collectif. Lenard Simpson, enfin, chicagoan, lui aussi, répond à cela par un phrasé limpide, d’une sobriété habitée. La mélodie peut-elle se construire en même temps qu’elle s’écoute ? Avec lui, et pour paraphraser un autre Simpson : « Ouh pinaise, assurément ». La musique du quintet progresse ainsi, par déplacements des formats : duos furtifs, suspensions, reprises. Chaque prise de parole affine la texture de l’ensemble tout en révélant la mobilité, cette égalité mouvante où chacun trouve sa juste distance. C’est là que s’entend la politique créatrice de The Bridge. Évidente, non pas dans un manifeste extérieur, mais dans la pratique même du collectif en jeu, dans ce geste d’ajustement des différences sans les diminuer. On verra au fil de la tournée, si les affinités ouvriront davantage cet espace où écouter ne craint d’interrompre. Rappel, courte improvisation. Quelques minutes suffisent, tout y est : cohérence, mesure, lucidité. Ce fragment résonne déjà comme un titre collector, destiné à ne plus jamais être entendu : Tant pis pour les absents. abdou · gouband · warelis Il peut arriver de se réveiller dans une chambre d’hôtel, les yeux encore clos, assailli par un vacarme de klaxons, de moteurs, de cris. On croit au pire — carambolage et panique du dehors — puis on ouvre la fenêtre et rien d’autre qu’une rue tranquille, la vie ordinaire. La deuxième partie du concert commence avec cette idée de vacarme, empilement de sons saccadés et continus qui brouille la perception : on pense au chaos, au désastre imminent. On imagine des corps massifs, un trio bodybuildé — peut-être est-ce le retour de Frankenstein, ce bon vieux bossu revenu de ses cendres quand le Cornu y retourne. Et l’on découvre, à l’inverse, trois musicien·nes d’une douceur radicale, d’une humilité rare, et d’une grande force instrumentale. Imaginé par Sakina Abdou pour la carte blanche que lui avait confiée Relative Pitch, label new-yorkais et imparable, ce trio compte également Toma Gouband et Marta Warelis. Le genre de formation où la musique se conçoit d’abord comme matière vivante à malaxer. Hammer, Roll and Leaf, disque sorti il y a un an, en posait déjà le principe de cette musique. Une musique pensée dans l’instant, construite sur l’écoute et la circulation du son plus que sur l’écrit. Ni hiérarchie ni compétition, mais le seul plaisir de la relance. Sur scène, la musique s’installe comme une version à trois de papier, caillou, ciseaux. Sans suspense, on sait vite qui mise sur le caillou. Toma Gouband est entouré de pierres, branches, feuilles et peaux. Dans cette alchimie d’objets, tout grince, frotte, crisse, et pourtant tout s’agence avec une exactitude instinctive. Marta Warelis explore au piano une autre strate du sonore et du réel. Son jeu explore la zone de friction entre harmonie et ce qu’on pourrait appeler bruit, entre contrôle et abandon complet. Sa douceur et sa discrétion se fondent très vite dans le corps imposant de son instrument qu’elle gratte, effleure, fait vibrer. Sa virtuosité n’a rien de démonstratif mais procède du soin, de la disponibilité. Jusqu’à laisser le piano se confondre avec la batterie. Dans un même organisme sonore où Sakina Abdou, moteur et boussole du trio, souffle, entre cri et murmure, trace les lignes invisibles de la musique créée. Ses fulgurances alternent avec des suspensions d’air, des plages de silence qui recentrent tout le groupe. Et lorsqu’elle quitte la scène pour jouer depuis la coulisse extérieure, le cadre se renverse. C’est un geste social, une manière d’élargir l’écoute, d’y inclure ce qui échappe à la scène. Sa puissance est d’ordre collectif, une force d’organisation et de circulation. Les équilibres provisoires du trio créent une forme partagée de composition, disparte et bienveillante, où le geste de chacun·e engage celui d’un·e autre. Puis le concert s’évapore, sans résolution. L’espace est laissé ouvert, la musique continue ailleurs, dans les corps, dans
la villette 2025, Brunö Lapin

« L’ensemble conserve une économie chambriste, mais ses codes se sont déplacés vers un présent hybride, nourri autant d’histoire que d’inventions immédiates. » —texte : Selma Namata Doyen jazz à la villette 2025samedi 6 septembre— Brunö Lapin Pas si fréquent d’entendre une formation sans percussion où son absence n’est pas cruelle. Chez Brunö Lapin, aucun manque. Les fonctions rythmiques, mélodiques et harmoniques glissent de l’un·e à l’autre comme une matière fluide, circulent sans hiérarchie. La singularité du trio vient avant tout de son alliage instrumental : violoncelle, basson et flûte. Trois timbres rarement associés, dont la proximité brouille parfois la perception : à l’écoute seule, pas simple de deviner qui souffle et qui frotte. Cette ambiguïté nourrit le jeu. Clément Petit, habituel sourire en coin, conduit son violoncelle au travers de lignes graves, pulsations obstinées et jaillissements vocaux entremêlés à l’archet. On y reconnaît quelques niveaux de son ancrage. Jazz et certaines traditions africaines s’intègrent sans se laisser aller à la citation mais en fondant dans le flux même du jeu. À ses côtés, Sophie Bernado déplace le basson hors de ses registres académiques pour en tirer des sonorités âpres, qui rappellent tour à tour une cornemuse ou un violon berbère. Lorsque sa voix s’élève, claire et aiguë, dans un registre qui évoque des folklores anglo-saxons, c’est une nouvelle strate qui s’ajoute à l’ensemble, une ouverture soudaine dans le tissu sonore. Joce Mienniel, lui, ne place pas la flûte en surplomb mais en appui : son souffle devient pulsation, son phrasé une assise rythmique qui soutient et relance.Sur scène, l’album fraîchement sorti, produit par le Budapest Music Center (BMC) prend vie sans aucune rigidité. L’écriture est précise mais trace un cadre ultra-souple où l’improvisation s’insère avec une liberté parfaite. L’un propose, l’autre détourne, le troisième prolonge : la circulation est constante. Parfois la danse affleure sur les bords de l’ensemble, ailleurs une mélodie s’impose, puis se dérobe à nouveau. La musique conserve une économie chambriste, mais ses codes sont déplacés vers un présent hybride, nourri autant d’histoire que d’inventions immédiates. Reste enfin le nom même du trio, Brunö Lapin, qui affiche un goût certain pour le décalage. Et à l’Atelier du Plateau, cerclé de son mur d’aluminium étrange, les plus affamés et alsaciens d’entre nous, sensibles au tréma sur le O, se seront peut-être surpris en songeant à un lapin en papillote, dansant encore chaud sur un lit de spätzle. —Selma Namata Doyenphotos © Huszti István pour BMC + d’infos
la villette 2025, Unicorn And Flexibility + Benjamin Sanz Directions

« Deux sets, deux pôles : l’assise collective de Black Seeds, la faille volontaire de Unicorn and Flexibility. Entre les deux, tout un spectre. Et c’est là qu’on mesure facilement ce dont le jazz peut être capable. » —texte : Selma Namata Doyen jazz à la villette 2025jeudi 4 septembre— benjamin sanz directions& unicorn and flexibility benjamin sanz directions À la Dynamo , Benjamin Sanz joue les jardiniers. Dès l’entame de set, pas de doute sur sa position de leader. C’est lui qui drive le quintet. Son jeu, mécanique subtile presque métronomique, sème ses frappes comme on déroule des évidences. C’est même ce qui fait sa singularité. Batteur et cofondateur du collectif MIRR, Sanz a le goût pour la structure, pour une pulsation qui articule autant qu’elle libère. Très complice avec Luca Fattorini, à la contrebasse, voir les regards et les attaques, la rythmique avance d’un seul corps, souple et ferme à la fois. Sur ce socle viennent s’inscrire les deux soufflants. Hermon Mehari, trompettiste originaire du Missouri et désormais figure active de la scène parisienne, projette un son clair, direct, qui découpe l’espace. Ricardo Izquierdo, sax ténor cubain d’origine, au grain plus dense, charriant une mémoire venue de l’autre versant de nos contrées. Entre les deux, une tension féconde : l’un ouvre, l’autre creuse. Leur dialogue soulève l’ensemble. Les compositions, qu’on pourrait dire classiques dans leur forme, s’y trouvent élargies, menées avec une vitalité qui les empêche de tourner au simple exercice. Rob Clearfield, pianiste de Chicago, complète le tableau, et travaille l’épaisseur sonore, rôle discret mais décisif. Son jeu, nourri du croisement entre jazz et musiques actuelles, apporte groove et textures, un liant naturel entre la rythmique et les cuivres. Derrière cela, la main de Sanz reste perceptible, moins comme une autorité que comme une direction d’architecte. Black Seeds, titre du dernier disque, tient ainsi son pari : non pas dupliquer un héritage, mais tenter de le réinventer au présent, dans un geste collectif. unicorn and flexibilitydarrifourcq + hermia + ceccaldi Même salle, autre planète. Après l’assise de Black Seeds, surgit son contrechamp : le power trio réunissant Sylvain Darrifourcq (batterie), Valentin Ceccaldi (violoncelle) et Manu Hermia (saxophone). Plus de dix ans de jeu commun ont forgé une complicité rare, assez solide pour s’autoriser à courir au bord du gouffre sans jamais basculer. Leur troisième disque, Unicorn and Flexibility, en est l’éclatant manifeste : musique tendue, nerveuse, mais tenue d’un bout à l’autre. Darrifourcq mène la charge : frappes sèches, pulsations hachées, rafales qui claquent comme une machine à écrire, jusqu’à pousser l’impression d’une mécanique détraquée, mais d’une rigueur absolue. Ceccaldi transforme son violoncelle en champ d’expérimentations : notes tendues et rageuses, pizzicati qui sonnent comme des jets de pierres, puis soudain une ligne fragile, presque trop belle pour durer, et aussitôt avalée par la turbulence du trio. Hermia, lui, fait du son de son saxophone une matière brute. Il souffle la tenue à la limite du silence, mène des attaques brisées, puis déferle de saturation envahissant l’espace. Le concert s’organise comme une course éperdue lancée derrière un bus : accélérations folles, arrêts brutaux, reprises haletantes. Un sprint qui n’en finit pas, avec ses points de côté et ses respirations arrachées au reste du corps. On croit que tout va s’effondrer, mais non : ça tient, ça se retend, ça repart. Cette énergie brute flirte parfois avec le free rock, sans jamais se défaire de cette sacrée précision, quasi signature du trio. Ici, la brutalité n’est pas une perte de contrôle mais une méthode d’écriture comme une autre. Deux concerts, deux pôles : l’assise collective de Black Seeds, la faille volontaire de Unicorn and Flexibility. Entre les deux, tout un spectre. Et c’est là qu’on mesure ce dont le jazz peut être capable : embrasser la cohérence et le chaos dans une même soirée, mais pas nécessairement avec ses mêmes adeptes. —Selma Namata Doyenphotos © Cecilia Collantes, Maria Jarzyna, Sylvain Gripoix + d’infos
AFIM, chronique

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Desejo et Dônica, on l’a entendu aux côtés de Milton Nascimento, et jusque-là, Zé Ibarra avait surtout brillé en collectif. AFIM, c’est son deuxième disque solo, et cette fois, il creuse son propre sillon : plus dense, plus nuancé, et surtout plus personnel. Pas d’effet de manche : Infinito em nós démarre doucement, avec des accords qui se dérobent, une basse qui serpente et des nappes qui tremblent. Rien n’est appuyé, mais tout est précis. Ibarra ne cherche pas l’impact immédiat — il laisse les morceaux s’installer doucement, comme des espaces à traverser. Segredo, reprise d’un morceau indie de Sophia Chablau, est un bon exemple de sa manière de s’approprier un matériau sans le lisser. L’original était brut, un peu nerveux ; ici, le morceau devient plus spectral. La voix est mixée très proche, les cordes (encore une fois signées Morelenbaum) enveloppent sans surcharger. On est dans quelque chose d’étrangement doux, mais jamais plat. Dans Transe, il assemble des éléments très codifiés de la MPB – guitare syncopée, chœurs feutrés, batterie légère – mais y introduit des couches sonores qui évoquent une logique plus pop contemporaine : delays, textures filtrées, progression presque cinématographique. Le plus massif, c’est Essa Confusão : cordes, vents, montée progressive, grand final maîtrisé. On pourrait craindre l’excès, mais ça reste tenu. Même dans les morceaux les plus orchestrés, l’album garde cette clarté : chaque son a sa place, aucune surcharge.Pas de clin d’œil nostalgique, pas de pose « tropicaliste 2.0 » : AFIM tient par l’écriture, les arrangements et le soin apporté au son. Sobre, cohérent, et franchement réussi. [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ text_font_size= »16px » link_text_color= »#FF6600″ custom_margin= »5%||||false|false » custom_padding= »||||false|false » global_colors_info= »{} »] —Selma Namata— [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section]
Dans le camion de Marguerite Duras, chronique

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global_colors_info= »{} »][et_pb_code _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_orientation= »center » module_alignment= »center » custom_margin= »1em||||false|false » global_colors_info= »{} »]Dans Le Camion De Marguerite Duras de Jean-Marie Mercimek[/et_pb_code][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ text_font_size= »18px » global_colors_info= »{} »] Line-up —Marion Molle & Ronan Riou : composition, enregistrement, voix, instruments [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.27.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » custom_padding= »0px||||false|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ link_font= »Roboto||||on|||#000000| » link_text_color= »#000000″ global_colors_info= »{} »] Pas besoin d’avoir lu Duras pour grimper dans ce camion. Ce qu’on entend ici, ce sont des voix à l’apparence enfantine, des synthés qui grincent, des rythmes de travers, un goût pour le détail sonore qui accroche l’oreille sans jamais en faire trop.Le duo Jean-Marie Mercimek (Marion Molle et Ronan Riou) a mis six ans à assembler cet album entre France et Belgique. Le résultat n’a rien d’un « projet conceptuel » au sens lourd. On est face à un travail patient sur les matières, les textures, les silences. Ici, pas de tape-à-l’œil, mais un plaisir évident à faire sonner l’accident, l’imperfection. Dès Le Camion, une rythmique légèrement bancale et des nappes fragiles donnent le ton. La voix flotte plus qu’elle ne chante. Ce rapport aux voix est central : tout au long du disque, elles surgissent avec cette fragilité particulière, entre jeu d’acteur amateur et chant à la lisière. Sur Jambe De Cuir, ce sont des claviers au timbre mat qui mènent le propos, accompagnés de petits décalages rythmiques qui donnent une tension discrète. Une Bouche Regardée travaille l’espace avec un usage très fin des résonances, laissant le souffle et le vide devenir presque instrumentaux. Le duo joue beaucoup sur les rapports de densité. Avec Fiévreuse, ultra ramassée (moins de deux minutes), on est dans une forme de miniature sonore, sèche, tendue. A l’inverse, Ouvrir Et Recoudre construit un véritable tissage de couches : nappes décalées, voix multiples, traitement subtil des attaques. C’est ce genre de travail de montage, presque cinématographique, qui donne au disque sa profondeur. On sent ici l’héritage des Flaming Tunes de Gareth Williams, les bricolages des Residents, ou certains disques du label Lovely Music. Mais le duo ne cherche jamais à reproduire : il s’amuse avec le matériau sonore, les hiatus. Et ce qui rend l’ensemble si attachant, c’est ce mélange de fragilité et de précision. Les voix, les textures, les rythmiques : tout avance en déséquilibre contrôlé. On entend dans A La Pêche O Crevetes ou D’Ombres ce même goût pour le flottement, pour l’entre-deux. Ce camion-là n’est donc pas un bel engin chromé. Plutôt ce genre de beau fourgon rafistolé. Et si Jean-Marie n’était pas seulement un duo mais le chauffeur de ce bolide, on lui dirait, sans hésiter : merci, mec. [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ text_font_size= »16px » link_text_color= »#FF6600″ custom_margin= »5%||||false|false » custom_padding= »||||false|false » global_colors_info= »{} »] —Selma Namata— [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section]
Kapaim, chronique

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.27.0″ background_color= »#5a3170″ min_height= »407.7px » custom_padding= »68px||0px||| » global_colors_info= »{} »][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ custom_padding_last_edited= »on|phone » _builder_version= »4.27.0″ width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » max_width= »70% » custom_margin= »||||false|false » custom_margin_tablet= » » custom_margin_phone= »0px||||false|false » custom_margin_last_edited= »on|phone » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0px||||false|false » animation_style= »fade » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/06/a2780459014_16.jpg » alt= »Lagon Nwar » title_text= »a2780459014_16″ url= »https://ouzobazooka.bandcamp.com/album/kapaim » url_new_window= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » box_shadow_style= »preset2″ box_shadow_horizontal= »3px » box_shadow_vertical= »3px » global_colors_info= »{} » filter_invert__hover_enabled= »off|hover » filter_invert__hover= »0% » filter_sepia__hover_enabled= »on|hover » filter_sepia__hover= »75% »][/et_pb_image][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »24px » text_line_height= »1em » custom_margin= »0px||2em||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » global_colors_info= »{} »] les disques de la semaine du 09.06 [/et_pb_text][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#ffc9c9″ text_font_size= »80px » text_line_height= »1em » custom_margin= »0px||4px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » text_font_size_tablet= »80px » text_font_size_phone= »70px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] Kapaim [/et_pb_text][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#FFFFFF » text_font_size= »50px » text_line_height= »1em » custom_margin= »0px||4px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » text_font_size_tablet= »80px » text_font_size_phone= »70px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] Ouzo Bazooka [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Roboto|100||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »1em||||false|false » custom_padding= »||||false|false » global_colors_info= »{} »] juin 2025Batov Records [/et_pb_text][et_pb_divider color= »rgba(255,255,255,0.53) » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.27.0″ max_width= »52% » module_alignment= »left » custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true » global_colors_info= »{} »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.16″ _module_preset= »default » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »][/et_pb_post_title][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.0″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#ffc9c9″ text_font_size= »80px » text_line_height= »1em » custom_margin= »2em||4px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » link_option_url= »#txt » global_colors_info= »{} » transform_styles__hover_enabled= »off|hover » transform_scale__hover_enabled= »off|hover » transform_translate__hover_enabled= »off|hover » transform_rotate__hover_enabled= »off|hover » transform_skew__hover_enabled= »off|hover » transform_origin__hover_enabled= »off|hover » transform_scale__hover= »90%|90% » filter_hue_rotate__hover_enabled= »on|desktop » filter_hue_rotate__hover= »93deg »] ↓ [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ custom_padding_last_edited= »on|phone » module_id= »txt » _builder_version= »4.27.4″ background_color= »#ffc9c9″ custom_margin= »||-6em||false|false » custom_margin_tablet= » » custom_margin_phone= »||0px||false|false » custom_margin_last_edited= »on|phone » custom_padding= »||||false|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »||0px||false|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ _builder_version= »4.27.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » custom_padding= »0px||||false|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_code _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_orientation= »center » module_alignment= »center » custom_margin= »1em||||false|false » hover_enabled= »0″ global_colors_info= »{} » sticky_enabled= »0″]Kapaim de Ouzo Bazooka[/et_pb_code][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ text_font_size= »18px » hover_enabled= »0″ global_colors_info= »{} » sticky_enabled= »0″] Line-up —Uri Brauner Kinrot : guitares, basses, synthés, percussionsYuval Garin : batterie (Sufa, Layla, Kapaim) [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.27.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » custom_padding= »0px||||false|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ link_font= »Roboto||||on|||#000000| » link_text_color= »#000000″ hover_enabled= »0″ global_colors_info= »{} » sticky_enabled= »0″] Depuis dix ans, Ouzo Bazooka trace son chemin quelque part entre rock psyché, funk patiné et sons glanés autour de la Méditerranée. Avec Kapaim, cinquième album, Uri Brauner Kinrot choisit de revenir à un format resserré : pas d’invités en cascade, pas de production clinquante. Un disque façonné quasi seul, dans son studio d’Eilat, en mode artisan — instruments, machines, du temps et une belle envie de creuser le sillon. Dès Asia, le décor se pose. Une basse obstinée, des nappes de synthé en retrait, une batterie minimale. La tension est là, le climat s’installe sans esbroufe. Et surtout, l’espace sonore respire : pas de surcharge, juste le bon grain. Le morceau-titre Kapaim creuse une autre veine : la basse tourne en boucle, la guitare taille des lignes un brin dissonantes, entre Anatolian rock et funk délavé. Pas d’effet facile ni de crescendo forcé : c’est tenu, précis, addictif. On sent que Kinrot joue au plus juste, avec plaisir. Sur Seed, petite bifurcation : une voix discrète, murmurée, vient ponctuer le morceau — unique intervention vocale du disque. Le titre flirte avec le hip hop instrumental, tout en conservant cette texture un peu râpeuse qui court sur tout l’album. La suite décline cette approche par variations. Les rythmiques se font nerveuses (Sufa, Abbatoda), les guitares alternent entre riffs serrés et motifs plus aériens. Ce qui frappe surtout, c’est la manière d’éviter les clichés : pas de folklore de pacotille, pas de démonstration world en kit. Juste un travail de fond sur les timbres, sur le groove, sur les vides. Le contexte donne évidemment une autre portée à l’ensemble. Proposer aujourd’hui en Israël un disque traversé de sonorités turques, arabes, méditerranéennes, sans clin d’œil forcé ni folklore figé, c’est un geste en soi. [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ text_font_size= »16px » link_text_color= »#FF6600″ custom_margin= »5%||||false|false » custom_padding= »||||false|false » global_colors_info= »{} »] —Selma Namata— [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section]
TRACES, chronique

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.27.0″ background_color= »#5a3170″ min_height= »407.7px » custom_padding= »68px||0px||| » global_colors_info= »{} »][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ custom_padding_last_edited= »on|phone » _builder_version= »4.27.0″ width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » max_width= »70% » custom_margin= »||||false|false » custom_margin_tablet= » » custom_margin_phone= »0px||||false|false » custom_margin_last_edited= »on|phone » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0px||||false|false » animation_style= »fade » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/05/a1514196167_16.jpg » alt= »Lagon Nwar » title_text= »a1514196167_16″ url= »https://matsgustafsson.bandcamp.com/album/traces » url_new_window= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » box_shadow_style= »preset2″ 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text_font_size_phone= »70px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] TRACES [/et_pb_text][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#FFFFFF » text_font_size= »50px » text_line_height= »1em » custom_margin= »0px||4px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » hover_enabled= »0″ text_font_size_tablet= »80px » text_font_size_phone= »70px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} » sticky_enabled= »0″] cosmic ear [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Roboto|100||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »1em||||false|false » custom_padding= »||||false|false » global_colors_info= »{} »] mai 2025We Jazz Records [/et_pb_text][et_pb_divider color= »rgba(255,255,255,0.53) » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.27.0″ max_width= »52% » module_alignment= »left » custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true » global_colors_info= »{} »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.16″ _module_preset= »default » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »][/et_pb_post_title][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.0″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#ffc9c9″ text_font_size= »80px » text_line_height= »1em » custom_margin= »2em||4px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » link_option_url= »#txt » global_colors_info= »{} » transform_styles__hover_enabled= »off|hover » transform_scale__hover_enabled= »off|hover » transform_translate__hover_enabled= »off|hover » transform_rotate__hover_enabled= »off|hover » transform_skew__hover_enabled= »off|hover » 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» text_orientation= »center » module_alignment= »center » custom_margin= »1em||||false|false » global_colors_info= »{} »]TRACES de Cosmic Ear[/et_pb_code][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ text_font_size= »18px » global_colors_info= »{} »] Line-up — Christer Bothén – donso n’goni, clarinette basse, clarinette contrebasse, pianoMats Gustafsson – sax ténor, flûte, flûte coulissante, clarinette en lab, harmonica, orgue, électronique liveGoran Kajfeš – trompette, pocket trompette, synthétiseur, électronique, percussionsKansan Zetterberg – basse, donso n’goniJuan Romero – congas, berimbau, percussions Invitée spéciale :Marianne N´Lemwo – karignan [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.27.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » custom_padding= »0px||||false|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ link_font= »Roboto||||on|||#000000| » link_text_color= »#000000″ global_colors_info= »{} »] Revenir à Don Cherry aujourd’hui, c’est toujours un peu glissant. Trop de relectures passent par le filtre “jazz mystique sous acide” ou la flûte modulaire sur vinyle translucide. TRACES, premier album de Cosmic Ear, prend la tangente. Le disque ne cherche pas à citer Cherry, mais à repartir de sa logique : collectif, écoute, espace.On y retrouve Christer Bothén, clarinettiste basse au souffle granuleux, ancien compagnon de Cherry dans sa période suédoise — ici, il trace la colonne vertébrale du groupe. “Father and Son”, en ouverture, s’appuie sur l’un de ses motifs lents et mouvants, immédiatement épaulé par une basse fluide signée Kansan Zetterberg. Autour, les rôles tournent sans s’écraser. Mats Gustafsson, loin de ses habituelles saturations, passe ici en mode feutré : sax ténor, flûtes, clarinette en lab, harmonica et orgue se fondent dans la texture. Même logique chez Goran Kajfeš, qui injecte trompette et synthés par touches, comme pour ouvrir des fenêtres dans la matière. La pulsation vient de plus bas : Juan Romero, aux congas et au berimbau, garde le groove mouvant mais jamais rigide. Et au détour d’un morceau, un raclement percussif inattendu : Marianne N’Lemwo et son karignan (racloir métallique d’Afrique de l’Ouest), posée là comme une respiration brute. Tout ça reste d’une retenue rare. Même “Do It (Again)”, dédié à Sofia Jernberg, installe sa tension par étirement — longues lignes modales, respiration collective, présence sans ostentation. Rien n’est là pour faire “effet Cherry”. Le mixage (Andreas Werliin) laisse tout ça ouvert : pas de collage, pas de saturation. On entend les interactions. Même l’objet suit le ton : insert clair, artwork sobre signé Bothén, sans ésotérisme visuel forcé. TRACES évite les codes usés du spiritual jazz tout en y restant connecté par l’écoute. Un disque collectif, vivant, et étonnamment lucide sur ses propres références. [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ text_font_size= »16px » link_text_color= »#FF6600″ custom_margin= »5%||||false|false » custom_padding= »||||false|false » global_colors_info= »{} »] —Selma Namata— [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section]
Cloud Surge 云湧, chronique

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.27.0″ background_color= »#5a3170″ min_height= »407.7px » custom_padding= »68px||0px||| » global_colors_info= »{} »][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ custom_padding_last_edited= »on|phone » _builder_version= »4.27.0″ width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » max_width= »70% » custom_margin= »||||false|false » custom_margin_tablet= » » custom_margin_phone= »0px||||false|false » custom_margin_last_edited= »on|phone » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0px||||false|false » animation_style= »fade » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/05/ClouD.jpg » alt= »Lagon Nwar » title_text= »ClouD » url= »https://ufocreations.bandcamp.com/album/cloud-surge » url_new_window= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » hover_enabled= »0″ box_shadow_style= 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text_font_size_tablet= »80px » text_font_size_phone= »70px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] Cloud Surge云湧 [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Roboto|100||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »28px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »1em||||false|false » custom_padding= »||||false|false » link_option_url= »https://ufocreations.bandcamp.com/music » global_colors_info= »{} »] mai 2025UFO CREAtions [/et_pb_text][et_pb_divider color= »rgba(255,255,255,0.53) » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.27.0″ max_width= »52% » module_alignment= »left » custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true » global_colors_info= »{} »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.16″ _module_preset= »default » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#FFFFFF » 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» text_text_color= »#000000″ text_font_size= »18px » global_colors_info= »{} »] Line-up —Shoji Hano — batterieEiichi Hayashi — sax altoDai Nakamura — contrebasse [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.27.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » custom_padding= »0px||||false|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ link_font= »Roboto||||on|||#000000| » link_text_color= »#000000″ hover_enabled= »0″ global_colors_info= »{} » sticky_enabled= »0″] Ça commence comme un grondement lointain. Une tension suspendue, qui rampe sous la surface avant de prendre toute la place. Pas de sommation, pas d’intro en douceur : Cloud Surge 云湧 est un disque qui arrive d’un bloc — massif, libre, habité. Un seul morceau, 37 minutes d’impro radicale, enregistrées live au Yokohama Airegin en 2017. Le trio ? Shoji Hano à la batterie, Eiichi Hayashi au sax alto, Dai Nakamura à la contrebasse. Trois noms familiers pour quiconque a traîné ses oreilles du côté du free japonais, mais qui, étrangement, n’avaient encore jamais gravé quoi que ce soit ensemble. Cette fois, c’est fait. Et bien fait. Ce n’est pas du jazz libre pour ambiance feutrée. Ici, chaque geste est à nu. Hano joue en découpant le temps à la machette, Hayashi fend l’air avec un son brut, tranchant, qui s’étrangle, repart, s’élève. Nakamura, lui, tend des lignes de basse comme on tend des câbles sur un pont suspendu. Rien n’est lâché au hasard, même quand ça déborde. C’est du free, oui — mais celui qu’on aime par ici, où on entend aussi cette écoute de l’autre, ce sens de la respiration collective qui empêche toute complaisance. La musique avance, se déploie, enfle comme une houle. Et jamais ne redescend. Cloud Surge, titre parfaitement choisi : une montée atmosphérique, irrésistible. Le disque paraît en digital, mais c’est du côté des éditions physiques que ça se joue : tirage ultra limité, numérotation à la main, xylogravure unique, calligraphie manuscrite. Une musique brute, un objet rare, un instant capturé. [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ text_font_size= »16px » link_text_color= »#FF6600″ custom_margin= »5%||||false|false » custom_padding= »||||false|false » global_colors_info= »{} »] —Selma Namata— [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section]
Derya Yildirim, chronique

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.27.0″ background_color= »#66132d » min_height= »407.7px » custom_padding= »68px||0px||| » global_colors_info= »{} »][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ custom_padding_last_edited= »on|phone » _builder_version= »4.27.0″ width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » max_width= »70% » custom_margin= »||||false|false » custom_margin_tablet= » » custom_margin_phone= »0px||||false|false » custom_margin_last_edited= »on|phone » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0px||||false|false » animation_style= »fade » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/05/Derya-Yldirim.jpg » alt= »Derya Yildirim » title_text= »Derya Yldirim » url= »https://deryayildirimgrupsimsek.com/ » url_new_window= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » box_shadow_style= »preset2″ 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»70px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] Derya Yildirim & Grup Simsek [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Roboto|100||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »30px » text_line_height= »1.2em » custom_margin= »1em||||false|false » custom_padding= »||||false|false » text_font_size_tablet= »30px » text_font_size_phone= »22px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} » text_font_size__hover_enabled= »off|hover »] samedi 10 mai 2025,Au Maquis, Dijon [/et_pb_text][et_pb_divider color= »rgba(255,255,255,0.53) » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.27.0″ max_width= »52% » module_alignment= »left » custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true » global_colors_info= »{} »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »][/et_pb_post_title][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.0″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#ffc9c9″ text_font_size= »80px » text_line_height= »1em » custom_margin= »2em||4px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » link_option_url= »#txt » global_colors_info= »{} » transform_styles__hover_enabled= »off|hover » transform_scale__hover_enabled= »off|hover » transform_translate__hover_enabled= »off|hover » transform_rotate__hover_enabled= »off|hover » transform_skew__hover_enabled= »off|hover » transform_origin__hover_enabled= »off|hover » transform_scale__hover= »90%|90% » filter_hue_rotate__hover_enabled= »on|desktop » filter_hue_rotate__hover= »93deg »] ↓ [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ custom_padding_last_edited= »on|phone » module_id= »txt » _builder_version= »4.27.2″ 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»https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/05/Derya-Yildirim-4.jpg » alt= »Derya Yildirim » title_text= »Derya Yildirim 4″ show_in_lightbox= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][/et_pb_image][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.18.1″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » custom_padding= »||2px||| » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_code _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »]Yarın Yoksa de Derya Yıldırım & Grup Şimşek[/et_pb_code][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ link_font= »Roboto|500|||on|||#FFFFFF| » link_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »] Week-end de réouverture Au Maquis. Premiers succès, la file d’attente s’étire bien avant l’ouverture, un peu après le début du set, le public est au rendez-vous, mélangé, curieux, intergénérationnel. Dans ce lieu hors-format, coincé entre canal, bosquets et guirlandes suspendues, Derya Yıldırım & Grup Şimşek ouvrent la soirée du samedi. Unanimité des corps et des esprits. Sur scène, le groupe déploie sa formule : psyché, soul, musiques anatoliennes, le tout fondu dans une énergie collective tendue et généreuse. Derya, au centre, assure la ligne à suivre. Charismatique sans effort, bağlama en bandoulière, elle guide son combo cavalant à grand cheval entre Berlin et la France. À ses côtés, Helen Wells, à la batterie d’une précision tranquille, presque minimaliste, Graham Mushnik aux claviers, puis ce bassiste XXL, remplaçant d’Antonin Voyant, en retrait, concentré sans rien lâcher du groove commun. Ça joue carré, et ça respire. Larges bouffées tirées de Yarın Yoksa (« S’il n’y a pas de lendemain »), dernier disque couronné par Leon Michels sur Big Crown. Pas de chronologie pourtant, pas de promo plaquée : la tracklist, organique et progressive, vit de morceaux piochés à l’envi dans les disques précédents. Ouverture de set sur un groove contenu, à peine dansant, mais déjà tendu. Derya parle alors de résistance, d’alliance. Avec Direne Direne (« Résister encore et encore »), le concert prend une autre dimension — texte limpide, rythmique serrée, voix qui s’élève sans forcer. Puis viennent d’autres temps forts. Cool Hand, single actuel à l’équilibre étrange entre groove léger et rupture sentimentale, met la fosse en mouvement. Bal (« Miel »), tiré de Dost 1 & 2, installe ses lumières sous le soleil qui se couche derrière le plateau de Talant. La dynamique se poursuit, les morceaux s’enchaînent, les corps suivent. On danse, on écoute aussi. On aime beaucoup. Rappel sans appel. le groupe revient avec un Dom Dom Kurşunu (« La Balle dum-dum ») chargé comme un canon, tiré du disque Kar Yağar. Classique du groupe, lourd de sens, interprété ici sans pathos, joué parfaitement à la lisière du free hargneux. À côté de la scène, un couple turcophone chante à pleins poumons, et leurs chants portent, ce morceau. Et c’est exactement ça, ce set d’ouverture de saison : pas un concert pour montrer, mais pour partager ce qui pèse, et qui, finalement, nous relie les uns aux autres. [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ text_font_size= »16px » link_text_color= »#FF6600″ custom_margin= »0%||||false|false » custom_padding= »||||false|false » global_colors_info= »{} »] —Selma Namataphotos © Alice Forgeot (Instagram)— [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/05/Derya-Yildirim2.png » alt= »Derya Yildirim » title_text= »Derya Yildirim2″ show_in_lightbox= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][/et_pb_image][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section]
TV anime & Mangas, chronique