julia robert,
aletheia

Internote, ici l’onde
Galerie Interface, jeudi 25 janvier 2024

par | 29 Jan 2024 | La Vapeur

Hélène Labarrière - Bernard Ortega

Tractions, étirements et autres souplesses. Aux cambrures et équilibres instables de l’exposition Philippe Ramette, installée à la galerie Interface, répondent d’autres torsions, d’autres transes en tensions. Celles d’Alètheia. Longue phase soliste, jouée à la viole d’amour par Julia Robert. C’est baroque, forcément baroque. Ça combine le XVIIIe siècle et l’impro contemporaine. Baroque aussi, parce que ça assemble, avec un rugosité splendide, le très-haut, le prosaïque, les effets, les scansions et les poussées viscérales. Dès la lente improvisation sur l’alap d’entame de set, jusqu’aux chants gutturaux arrachés au répertoire Mapuche et à la poussière. Des premiers, Julia Robert a quelque parentèle, de la seconde, elle trafique des danses sensorielles, elle modèle des westerns venus du fond de l’âme. Pédales d’effets aux pieds, le son vient perturber et sublimer ce qui est produit, acoustique, plus tôt, contrairement à l’usage plus rock des-dites pédales. Le chant qui s’élève alors sur les courbures et les textures sonores, emplit la pièce et les corps alentour, butte sur le piédestal multiplié par Ramette pour mieux lui échapper ensuite. Durable bien qu’impermanent.


Guillaume Malvoisin
photo © Juliette Tixier / ici l’onde

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