Lilas trio

Stéphane Morilla, Fender Rhodes ⋅ Annabelle Rogelet, violoncelle
Jorge Costagliola, batterie, percussions

Chronique de l’album Lilas sorti en février 2020

Say ouate ? Le Lilas trio a de la fleur éponyme le bleu et la douceur. Smooth, pastel and cool. Cool ? Oui mais attention les 12 plages de Lilas sont pourtant bourrées d’urgences contradictoires. D’impatiences intrasèques, aussi, égrenées à l’envi. Il faut entendre les ruptures de Monsieur Shorter, lancées à la main droite par Stéphane Morilla. Pointues, sévères, sans négociation possibles. En face, la souplesse de vue est l’affaire de Jorge Costagliola et d’Annabelle Rogelet. Ce sont eux qui assurent le rebond, la chaleur évidente de l’album, track après track. Morilla, lui, prend la visée haute et tire des bords aux Rhodes. Maitrise des chicanes, accélérations mutines, sensibilité hors d’âge (cf Lilas). C’est très joueur et ultra précis. La musique de Lilas ne s’effraie ni des reflets ni de quelques ombres (Daniel, Jean). Ce trio a des allures d’oxymore, la simplicité pour devise et la fluidité affichée dans le moindre de ses mouvements. L’enfance est une des références principale du trio. Les émotions et les souvenirs d’expériences qui en émanent. C’est boisé, simple clair. ça joue Tout près de l’écume. Ne passons pas à côtés des choses simples.


• Guillaume Malvoisin

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