[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.17.4″ background_color= »#3a000c » global_colors_info= »{} »][et_pb_row make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.16″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||||false|false » custom_padding_tablet= »0px||0px||true|false » custom_padding_phone= » » animation_style= »fade » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text content_tablet= »
Aretha Franklin, l’arme à l’œil.
» content_phone= »
Aretha Franklin,
l’arme à l’œil.
» content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.19.4″ text_font= »|300||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »50px » text_line_height= »0.9em » header_font= »Roboto|300||||||| » header_text_color= »#FFFFFF » header_font_size= »50px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0em||0em||true|false » custom_padding_last_edited= »on|phone » text_font_size_phone= »40px » text_font_size_last_edited= »off|phone » header_font_size_tablet= » » header_font_size_phone= »40px » header_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »]
Taylor Swift, mastermind
[/et_pb_text][et_pb_divider color= »rgba(255,255,255,0.4) » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.16″ width= »50% » custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true » global_colors_info= »{} »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.16″ title_level= »h4″ title_font= »|600||||||| » title_text_color= »#ffffff » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#ffffff » meta_font_size= »16px » meta_line_height= »0.9em » meta_font_size_tablet= » » meta_font_size_phone= »14px » meta_font_size_last_edited= »on|phone » meta_line_height_tablet= » » meta_line_height_phone= »1.2em » meta_line_height_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.16″ background_color= »#FFFFFF » custom_margin= »0px||0px||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » global_colors_info= »{} »][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.16″ background_enable_color= »off » custom_margin= »-43px||||| » custom_padding= »2em||2em||false|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_row _builder_version= »4.16″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »||||false|false » custom_padding= »1em||||false|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text content_phone= »
Dans l’héritage du jazz, il y a deux types de types. Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et des chanteuses de surcroît. Il y a celles qui nagent dans la mélodie, plongent dans la joliesse et lavent à grandes eaux leurs élans et retenues. Et puis il y a les autres. Celles qui piochent. Celles qui tapent dur dans la mélodie pour en sortir du théâtre vocal, du gris par nuances entières, celles qui cherchent d’abord à vous vriller l’intestin avant de cajoler votre oreille. Parmi celles-ci, il y a, bien entendu, Billy Holliday. Mais aussi, sa cadette de 8 ans, Carmen McRae. Pas moins terrible quand il s’agit de vous jeter votre humanité au visage, pas moins intelligente quand il faut vous allumer les hanches
de mélancolie aguicheuse.
Efficace, radicale.
Carmen McRae est américaine et elle naît en avril 1920. 1920 aux States, c’est l’époque où être une femme noire, faite de de jazz annonce forcément quelques combats à venir. Ce sont sans doute ces batailles annoncées qui ont forgé sa maîtrise du phrasé à contretemps, sa science des graves, chauds comme un regard de Gorgone. Ce sont sans doute aussi ces batailles obligées qui ont marqué sa voix et ses interprétations d’une ironie lucide. Au sommet dans ses interprétations de ballades. Comme Billie, Carmen ne fait pas dans la complainte, mais vient vous chercher et, avec vous, cette prise de responsabilité qui vous rappelle que le jazz, c’est certes parfois joli, mais que c’est surtout dangereux, et donc, souvent aussi agréable.
Côté bio, Carmen McRae nait en donc 1920, apprend le piano, s’installe à Brooklyn, inscrit à chaque concert une chanson de Billie Holliday puis, après avoir éternellement refusé d’arrêter de fumer meurt de complications respiratoires en 1994. Entre temps, elle aura chanté en compagnie de de quelques mâles jazz connus de tous comme Benny Carter, Count Basie, Sammy Davis Jr. et Louis Armstrong. Dave Brubeck, aussi dont elle rénove, deux après sa création, et d’un coup de talon délicieux le Take 5. L’homme Brubeck a propulsé son morceau dans les charts, la femme McRae l’a balancé dans les étoiles. Chacun sa cible.
Pourtant, chez Carmen McRae, la cheminée ne porte ni Grammy Award, ni Disque d’Or. Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan avaient déjà tout rafflé. Mais sa discographie ne connait aucun faux pas. McRae avale jazz, groove, et soul avec la classe d’un gosier à toute épreuve. La sélection, strictement subjective, des 7 titres ci-dessous devraient suffire à vous convaincre.
» content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.21.0″ text_text_color= »#000000″ text_orientation= »justified » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= » » text_orientation_last_edited= »on|desktop » global_colors_info= »{} »]
Dans l’héritage du jazz, il y a deux types de types. Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et puis il y a celles qui n’improvisent rien, dont le moindre geste est orchestré. Embrasser l’introspection, mettre des mots sur des fulgurances. Brandir comme étendard ce qui brûle à l’intérieur. Oui ça parle de sentiments amoureux, mais pas que. C’est country, c’est pop, c’est indie, pas de sédentarisation au programme : retour sur Taylor Swift, architecte d’un univers autofictif kaléidoscopique.
Taylor Swift naît en 1989 en Pennsylvanie, reçoit sa première guitare à 6 ans : son sort est scellé, ses parents comprennent vite qu’elle ne lâchera pas l’affaire. Direction Nashville, capitale de la country. Fan des Dixie Chicks dont elle craindra plus tard de subir le sort, elle plonge tête la première dans le monde musical. Totale narcose depuis : début d’une carrière qui ne s’arrête plus et explose tout. Premier album à 16 ans, dixième à 33. Sa force, c’est sa plume, cette écriture du soi fragmentée qui bout à bout constitue un espace de connexions interpersonnelles. L’autobiographie se transforme avec Folklore (2020), brouille les frontières du réel dans un jeu de piste référentiel destiné aux fans. Swift se mythifie et s’autoréférence, surgit ou se dissimule dans ses protagonistes .Grâce aux chapitres, traités comme sous-divisions d’albums, les femmes de ces récits déjeunent à la même table dans un flux de conscience à la Virginia Woolf (« the ladies lunching chapter ») ; ficelles invisibles tirées entre tout ce beau petit monde qui flâne ou erre dans ces bois mentionnés par le préambule.
[/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.20.4″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » min_height= »416.7px » custom_padding= »0.5em||0.5em||true|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_audio audio= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2023/04/Taylor-Swift-ivy-Official-Lyric-Video.mp3″ title= »Ivy » artist_name= »Taylor Swift » album_name= »Evermore (2020) » _builder_version= »4.21.0″ _module_preset= »default » background_color= »#5A0C2F » global_colors_info= »{} »][/et_pb_audio][et_pb_audio audio= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2023/04/Taylor-Swift-Look-What-You-Made-Me-Do-Lyrics.mp3″ title= »Look What You Made Me Do » artist_name= »Taylor Swift » album_name= »Reputation (2017) » _builder_version= »4.21.0″ _module_preset= »default » background_color= »#5A0C2F » global_colors_info= »{} »][/et_pb_audio][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.16″ width= »60% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|tablet » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text content_phone= »
Dans l’héritage du jazz, il y a deux types de types. Et c’est encore plus vrai quand ces types sont des femmes. Et des chanteuses de surcroît. Il y a celles qui nagent dans la mélodie, plongent dans la joliesse et lavent à grandes eaux leurs élans et retenues. Et puis il y a les autres. Celles qui piochent. Celles qui tapent dur dans la mélodie pour en sortir du théâtre vocal, du gris par nuances entières, celles qui cherchent d’abord à vous vriller l’intestin avant de cajoler votre oreille. Parmi celles-ci, il y a, bien entendu, Billy Holliday. Mais aussi, sa cadette de 8 ans, Carmen McRae. Pas moins terrible quand il s’agit de vous jeter votre humanité au visage, pas moins intelligente quand il faut vous allumer les hanches
de mélancolie aguicheuse.
Efficace, radicale.
Carmen McRae est américaine et elle naît en avril 1920. 1920 aux States, c’est l’époque où être une femme noire, faite de de jazz annonce forcément quelques combats à venir. Ce sont sans doute ces batailles annoncées qui ont forgé sa maîtrise du phrasé à contretemps, sa science des graves, chauds comme un regard de Gorgone. Ce sont sans doute aussi ces batailles obligées qui ont marqué sa voix et ses interprétations d’une ironie lucide. Au sommet dans ses interprétations de ballades. Comme Billie, Carmen ne fait pas dans la complainte, mais vient vous chercher et, avec vous, cette prise de responsabilité qui vous rappelle que le jazz, c’est certes parfois joli, mais que c’est surtout dangereux, et donc, souvent aussi agréable.
Côté bio, Carmen McRae nait en donc 1920, apprend le piano, s’installe à Brooklyn, inscrit à chaque concert une chanson de Billie Holliday puis, après avoir éternellement refusé d’arrêter de fumer meurt de complications respiratoires en 1994. Entre temps, elle aura chanté en compagnie de de quelques mâles jazz connus de tous comme Benny Carter, Count Basie, Sammy Davis Jr. et Louis Armstrong. Dave Brubeck, aussi dont elle rénove, deux après sa création, et d’un coup de talon délicieux le Take 5. L’homme Brubeck a propulsé son morceau dans les charts, la femme McRae l’a balancé dans les étoiles. Chacun sa cible.
Pourtant, chez Carmen McRae, la cheminée ne porte ni Grammy Award, ni Disque d’Or. Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan avaient déjà tout rafflé. Mais sa discographie ne connait aucun faux pas. McRae avale jazz, groove, et soul avec la classe d’un gosier à toute épreuve. La sélection, strictement subjective, des 7 titres ci-dessous devraient suffire à vous convaincre.
» content_last_edited= »off|phone » _builder_version= »4.21.0″ text_text_color= »#000000″ text_orientation= »justified » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » text_orientation_tablet= »left » text_orientation_phone= » » text_orientation_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »]
Côté bio, l’ambiance est à l’insolence servie avec un grand sourire . Son ancien label, Big Machine, décide de revendre les droits sur les bandes maîtresses de ses six premiers albums à Scooter Braun. Pourtant, la chanteuse tentait déjà de racheter l’intégralité de son œuvre. Et alors là, c’est le début d’un coup de maître. Compositrice de tous ses morceaux elle en possède les droits d’auteurs et donc… la possibilité de tout réenregistrer, en y apposant une nouvelle marque de fabrique. C’est ainsi que (re)naissent en 2021 : Fearless (Taylor’s version), Red (Taylor’s version). C’est presque moqueur, complètement revanchard, KO technique. Le tour de passe-passe est triomphal : avec une fan base aussi fidèle, plus personne n’écoute les anciennes versions. Sortis d’une chambre forte énigmatique s’ajoutent d’autres titres, écrits à l’époque mais ne figurant pas dans les albums originaux. Le verdict est remarquable et sans appel : les records qu’elle brise sont désormais les siens. Mastermind, Taylor Swift l’est pour sa capacité à tisser des liens sémantiques entre ses textes et provoquer chez ses fans des penchants investigatifs. Pour clore son dernier album, elle professe: « I’m only cryptic and machiavelic cause I care ».
[/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.17.1″ text_font_size= »16px » custom_margin= »1em||4px||false|false » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »14px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »]
—
Florine Bécue
—
[/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.17.4″ background_color= »#3a000c » custom_margin= »||-55px||false|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_row make_equal= »on » custom_padding_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.16″ width= »60% » width_tablet= » » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|tablet » custom_margin= »|auto|||false|false » custom_padding= »0px||||false|false » custom_padding_tablet= »0px||||false|false » custom_padding_phone= » » animation_style= »fade » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.17.4″ _dynamic_attributes= »link_option_url » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »34px » text_line_height= »1.2em » link_font= »||||on|||| » link_text_color= »#FFFFFF » link_option_url= »@ET-DC@eyJkeW5hbWljIjp0cnVlLCJjb250ZW50IjoicG9zdF9saW5rX3VybF9wYWdlIiwic2V0dGluZ3MiOnsicG9zdF9pZCI6IjEyMzA5In19@ » text_font_size_tablet= »24px » text_font_size_phone= »20px » text_font_size_last_edited= »on|tablet » global_colors_info= »{} » link_text_color__hover_enabled= »on|hover » link_text_color__hover= »#EDF000″]
Lisez d’autres Journées du Matrimoine.
[/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section]