Antonin Néel et la Fanfare du Contrevent, interview

« J’ai décidé que ce serait La Fanfare du Contrevent. Finalement, c’est même mieux. Il n’y a pas de fanfare à proprement parler dans le livre de Damasio, ni de groupes de musique, mais il y a beaucoup de références aux sens, notamment à l’audition. » —Antonin Néel, musicien antonin néel,la fanfare du contrevent— interview —propos recueillis par Lucas Le Texierphoto © DR En 2021, le pianiste dijonnais Antonin Néel prend de la (grosse) caisse et crée La Fanfare du Contrevent. En 2023, il met les doigts dans la prise, le temps de 3 jours de résidence à La Vapeur à Dijon. Formule électrifiée pour un projet qui ne manque pas d’air, occasion parfaite pour causer harmonie, ferraille, chef d’orchestre et MEUTE. Et un peu de washboard, aussi. C’est cocasse d’être à l’origine d’un grand ensemble, de composer et de donner les indications en scène et, cependant, de ne pas se définir comme un chef d’orchestre.Je chipote sur les mots, mais je me verrais plutôt comme directeur artistique. Pourtant, ce terme ne me rassure guère davantage… Ça me fait porter tout de suite une casquette trop large. Comment en es-tu arrivé à associer « fanfare » et « contrevent » ?Je vais commencer par « Contrevent ». Dans la genèse de ce groupe, il y a eu la convergence de plusieurs idées. D’abord, il y a la référence au roman d’Alain Damasio, La Horde du Contrevent. J’ai adoré le monde fou et démentiel de Damasio. Ce qu’il a réussi à construire a rencontré une idée qui germait en moi depuis des années, celle de monter une fanfare. Elle s’est montée en 2021, c’est un peu mon orchestre post-confinement. De là, j’ai commencé à y mêler des envies plus diverses, comme celle de reprendre The National Anthem de Radiohead. Il y a eu aussi, post-covid, l’envie de ne pas faire de projet seul, je voulais aller à contre-courant des groupes de musique qui se réduisent de plus en plus. Enfin, je voulais appeler cela La Horde du Contretemps mais ça existait déjà, pour une batucada du sud-ouest que j’ai repérée dans mes recherches. Alors, pour éviter les problèmes, j’ai décidé que ce serait La Fanfare du Contrevent. Finalement, c’est même mieux. Il n’y a pas de fanfare à proprement parler dans le livre de Damasio, ni de groupes de musique, mais il y a beaucoup de références aux sens, notamment à l’audition. Il a une manière singulière de manier les mots, de décrire le vent ou encore d’évoquer le rythme. Comment intègres-tu, au sein de ta fanfare, le lien au sonore qu’explore Damasio ?Je ne suis ni écrivain ni un grand lecteur, mais je pense avoir saisi sa façon d’écrire et son processus intellectuel. Il développe une idée d’une manière proche que la mienne quand je compose. Si on se penche plus spécifiquement sur son style d’écriture, il va jouer avec les allitérations, les consonances ou les plosives. Il y a des éléments très syllabiques dans sa manière d’écrire. Pour moi, c’est ce qui fait que son écriture est si musicale. Plus qu’un roman d’aventure ou de quête, ce livre repose sur un équilibre entre le poétique et le philosophique. En musique, j’essaie de coller le plus possible à cet état d’esprit. Pour la Fanfare du Contrevent, j’essaye de faire ma propre horde en quelque sorte, sans que celle-ci ne soit un copier-coller. En fait, l’analogie avec le roman provient plutôt du processus qui fonde le groupe : la naissance, son développement, la question de l’endroit où l’on emmène cette fanfare. Il y a une mise en abîme et je ne calque pas la narration du roman à l’échelle du spectacle, mais plutôt à l’échelle de la vie du projet. Il y a ce qu’on entend, mais il y a aussi ce que l’on voit : des costumes et des accessoires. Là encore, où situes-tu la correspondance avec l’univers de Damasio ?Comme c’est un roman, il n’y a pas d’images. Ça laisse libre cours à l’imagination de chacun. J’y ai perçu une grande similitude avec un univers post-apocalyptique, bien que ce ne soit pas le propos exact du roman, qui décrit un monde alternatif plus proche du fantastique que du post-apocalyptique. À mon sens, le lien entre les projets réside dans le fait de recréer une société après l’effondrement brutal de la société humaine. Cette dimension me sert de guide pour l’aspect visuel, que ce soit les costumes ou les jeux de scènes. Le monde de Damasio est hostile, désertique, avec des conditions météorologiques largement défavorables à l’implantation de la vie humaine. Seule, cette Horde du Contrevent parvient à survivre. Ils sont quasiment seuls au monde dans le roman et font face à une dimension low-tech, tout le monde revient à des technologies mécaniques ou fonctionnant avec l’énergie du vent. Fini les gadgets, l’électricité, internet, les ordinateurs… Tes reprises doivent coller à cet univers, non ? Radiohead peut-il rentrer dans ce tandem Damasio/post-apo ?Je n’ai pas forcément sélectionné les reprises de façon rationnelle. C’est avant tout intuitif, grâce à l’image sonore générale reçue à la suite de cette lecture. Ça collait à l’univers et souvent, de petits signes me l’ont confirmé. The National Anthem provient du disque Kid A. Sur la pochette, on voit une chaîne de montagnes très graphique. Plus tard, j’ai fait le rapprochement avec celle du roman, la Norska. Globalement, je voulais avoir aussi, d’un côté, ce truc massif et puissant et poétique et mystérieux, de l’autre. Pour moi, le rock et le trip-hop véhiculent ça. D’où le choix des reprises : Radiohead, Muse, Björk… Il y a aussi un morceau de The Bad Plus. Enfin, il y a plusieurs morceaux d’électro pour le côté techno / brass band dans la veine de MEUTE. Y-a-t-il des groupes auxquels on pourrait t’affilier directement ?Snarky Puppy, pour ce qui est des éléments les plus modernes. MEUTE, évidemment. Même s’ils ont vraiment ce son techno et que ce n’est pas tout à fait ce que je souhaite faire, il existe des similitudes dans nos répertoires. Je pense aussi au Very Big Experimental Toubifri Orchestra, un orchestre lyonnais de 18 musiciens un
Adèle de Baudouin, interview
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Compositrice électroacoustique et audio-naturaliste, Adèle de Baudouin explore des limites que les humain·es imposent aux environnements naturels et aux non-humain·es, et cherche à porter l’oreille à l’écoute et à la préservation des paysages sonores.—Séances d’écoute et conférences, dans l’édition 2025 du festival Sonic Bloom, imaginé du 30 juin au 5 juillet par ici l’onde. Détails et programmation ici. [/et_pb_text][et_pb_divider color= »rgba(255,255,255,0.53) » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.27.0″ max_width= »52% » module_alignment= »left » custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true » global_colors_info= »{} »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »][/et_pb_post_title][et_pb_text content_tablet= » ↓ » content_phone= » ↓ » content_last_edited= »on|phone » _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#ffc9c9″ text_font_size= »80px » text_line_height= »1em » custom_margin= »2em||4px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » link_option_url= »#txt » global_colors_info= »{} » transform_styles__hover_enabled= »off|hover » transform_scale__hover_enabled= »off|hover » transform_translate__hover_enabled= »off|hover » transform_rotate__hover_enabled= »off|hover » transform_skew__hover_enabled= »off|hover » transform_origin__hover_enabled= »off|hover » transform_scale__hover= »90%|90% » filter_hue_rotate__hover_enabled= »on|desktop » filter_hue_rotate__hover= »93deg »] ↓ [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ custom_padding_last_edited= »on|phone » module_id= »txt » _builder_version= »4.27.4″ background_color= »#393b63″ custom_margin= »||-4em||false|false » custom_margin_tablet= » » custom_margin_phone= »||0px||false|false » custom_margin_last_edited= »on|phone » custom_padding= »||||false|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »||0px||false|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_row use_custom_gutter= »on » _builder_version= »4.27.2″ _module_preset= »default » width_last_edited= »off|phone » max_width= »50% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#FFFFFF » link_font= »Roboto|500|||on|||#FFFFFF| » link_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »] J’avais envie de commencer cet entretien avec cette expression populaire qu’on a toustes entendue, souvent enfant quand on n’a pas très envie de faire quelque chose à la maison : « il n’y a pire sourd que celui ou celle qui ne veut pas entendre ». Peut-on vraiment devenir celle ou celui qui décide d’entendre ?(Elle rit) Je ne me prononcerais pas forcément sur d’autres sujets que celui des paysages sonores. Oui, c’est vraiment une question de volonté. Je dirais plutôt que c’est une question d’éducation. Comment est-ce qu’on écoute notre environnement ? Pour quelle raison ? De quelle façon ? Je ne dirais pas qu’il y a une bonne ou une mauvaise façon d’écouter un paysage sonore, ni même d’écouter la biodiversité. On ne vient pas toustes des mêmes milieux, on n’y trouve pas toustes les mêmes intérêts. Il y a donc plein de façons d’écouter. Mon propos serait de tendre l’oreille vers les non-humain·es, vers les vivants et les vivantes. Écouter, c’est porter son attention et, donc, de considérer l’autre comme étant son égal·e, dans le meilleur des cas. Comment définir la notion de paysage sonore ?Il y a plein de façons d’en parler. Une définition qui mettrait à peu près tout le monde d’accord, serait un ensemble de sons qui émanent d’un endroit déterminé, sur un temps qui est déterminé aussi, depuis une position qui est forcément déterminée par notre propre écoute, nos physiologies, nos oreilles. On n’a pas toustes les mêmes conduits auditifs. Entrent en jeu, également, les notions d’éducation et de culture. Un paysage sonore sera différent selon ces notions. Et c’est là où la notion de paysage sonore, devient intrinsèquement liée à la culture occidentale, vient de la notion de paysage, quelque chose qui est vu comme extérieur et cadré, fonctionne par plans, le plan gauche, le droit. C’est une vision occidentale de penser un paysage sonore, qui est clairement à remettre en question. Se mettre en dehors d’un paysage sonore, c’est une chose qui nous amène à beaucoup de problématiques, à une crise de la sensibilité : ne plus ressentir, ne plus être en contact avec les autres. On peut supposer que c’est une des nombreuses raisons qui font qu’on n’estime ne plus avoir de lien avec les vivants et les vivantes. En préparant cette interview et en vous écoutant à l’instant, deux choses qui m’intriguent et m’amusent. La première, c’est ce lien incessant avec l’œil. La seconde, c’est le double sens qui se joue entre les mots écouter et entendre. Parlons d’abord de ce recours constant au champ lexical visuel, au détriment de l’auditif et de l’écoute.Tout est lié. De fait, on va percevoir un paysage sonore en le voyant, puis en le ressentant, en sentant le vent sur sa peau. Tout s’est toujours entremêlé. Ce qui est porté par l’électro-acoustique, la musique acousmatique de façon un peu plus large, ça va être de réapprendre, de rééduquer son oreille en se coupant du visuel, en tendant ses oreilles uniquement vers le son pour pouvoir réapprendre à écouter. Il y a plein d’autres façons de le faire. Dans ma recherche et dans mon approche de recherche-création, j’utilise le visuel, ça peut servir à guider l’apprentissage. De fait, nous restons quand même très visuel·les. Donc, avoir des choses à l’œil pour identifier un son, c’est aussi un bon moyen de commencer à placer ses oreilles au fil de l’écoute. A-t-on l’oreille sélective comme on a l’œil sélectif ? Utilise-t-on des notions similaires comme le zoom, la profondeur de champ ou encore le cadrage ?Oui, exactement. C’est ce qui est porté par Murray Schaeffer, par exemple. Je pense aussi à Michel Chion, qui vient du cinéma, et a énormément travaillé sur le son. Il propose pas mal d’exercices d’écoute ou de façons de penser le son, en utilisant des mots qui viennent du cinéma, justement. On se rend compte qu’on n’a que ce vocabulaire-là. On doit sûrement réinventer des mots, du vocabulaire pour penser le sonore. 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jazz mig mag, la recap

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On parle des lauréat·es, des programmes Jazz Migration, Jazz With et Initiales, de société et pas mal de musique aussi [/et_pb_text][et_pb_text content_tablet= » textes : Lucas Le Texier& guillaume malvoisin &photos © Maxim François/ 9-12 novembre 2024 » content_phone= » textes : Lucas Le Texier& guillaume malvoisin &photos © Maxim François/ 9-12 novembre 2024 » content_last_edited= »on|tablet » _builder_version= »4.27.4″ text_text_color= »#FFFFFF » text_font_size= »15px » text_line_height= »1.2em » text_orientation= »center » module_alignment= »center » custom_margin= »1em||||false|false » custom_padding= »||2px|1.3em|false|false » link_option_url= »#jour1″ hover_enabled= »0″ text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »14px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} » sticky_enabled= »0″] textes et entretiens : Selma Namata& guillaume malvoisinphotos © Maxim François– novembre 2024/mai 2025 [/et_pb_text][/et_pb_column][et_pb_column type= »3_5″ 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_builder_version= »4.27.3″ width= »65% » width_tablet= »90% » width_phone= » » width_last_edited= »on|phone » max_width= »55% » custom_padding= »0px|0px|0px|0px|true|true » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.3″ text_text_color= »#000000″ text_line_height= »1.3em » text_orientation= »center » module_alignment= »center » custom_margin= »9px||||| » custom_padding= »||2px||| » text_font_size_tablet= » » text_font_size_phone= »18px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] Intro à la doublette post-bop, d’emblée, la beauté soufflée par Hermon Mehari et Irving Acao. Véritable ouverture de l’édition 38 de D’jazz Nevers Festival. À l’unisson sax/trompette, à peine trompée par la frappe rituelle, la voix imprécatoire. Soit Sonny Troupé et Sélène Saint-Aimé, puis la piano de Xavier Belin pour parfaire ce quintet. Ingénieuse croisée d’une époque où le jazz était aux mains de petits maîtres aventureux (par exemple, Freddy Hubbard, Bobby Hutcherson, Andrew Hill) et de l’actualité d’une tradition en mutation constante. La voie empruntée est celle des ancêtres, de la legacy US et d’une Caraïbes démultipliée. Dans cette danse de liberté, ce quintet-là ne plaisante pas quand il annonce mélanger les cultures. Et quand dans tout cela passe Aznavour avec sa Bohème sous le bras, le moment efface pour mille années le moindre biopic frelaté.Le groupe mené par la contrebassiste est très tôt sur ses rails, à vive allure dans sa longue ascension inaltérable, saillie ici ou là par le piano et les soufflants-soufflets. Au-dessus de leur liberté d’intervention, de la précision des placements de chacun, il y a la basse, terrestre en esprit, volatile pour tutoyer la voix qui s’y attache. Surdimensionnée, sans doute un effet de la récente résidence de Sélène Saint-Aimé à la Villa Albertine. Ce quintet est grand, ce quintet sonne beau. La Black Music qui se joue ici — par ailleurs, première du quintet avec piano — est Great. Parce qu’elle convoque Doug Hammond, menteur du mentor Coleman, elle est Great. Parce qu’elle manie d’humeur égale le verbe et
Leto Punk Poésie, interview
[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.27.2″ background_color= »#b73737″ min_height= »407.7px » custom_padding= »68px||0px||| » global_colors_info= »{} »][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ custom_padding_last_edited= »on|phone » _builder_version= »4.27.0″ width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » max_width= »70% » custom_margin= »||||false|false » custom_margin_tablet= » » custom_margin_phone= »0px||||false|false » custom_margin_last_edited= »on|phone » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0px||||false|false » animation_style= »fade » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/05/monstre.jpg » alt= »Maxime Guibert » title_text= »monstre » url= »https://www.espace-des-arts.com/saison/spectacles/monstre » url_new_window= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » box_shadow_style= »preset2″ 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»70px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] letopunkpoesie [/et_pb_text][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#efefc6″ text_font_size= »40px » text_line_height= »1em » custom_margin= »0px||4px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » text_font_size_tablet= »50px » text_font_size_phone= »30px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] corps graphique [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Roboto|100||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »24px » text_line_height= »1.2em » link_font= »||||on|||| » link_text_color= »#FFFFFF » custom_margin= »1em||||false|false » custom_padding= »||||false|false » text_font_size_tablet= »30px » text_font_size_phone= »22px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} » text_font_size__hover_enabled= »off|hover »] Rencontre avec Pierre Janicot,Monstre de scène et de musique,Leto Punk Poésie joue à l’Espace des Artsde Chalon-sur-Saône (71) [/et_pb_text][et_pb_divider color= »rgba(255,255,255,0.53) » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.27.0″ max_width= »52% » module_alignment= »left » custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true » global_colors_info= »{} »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »][/et_pb_post_title][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.0″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#ffc9c9″ text_font_size= »80px » text_line_height= »1em » custom_margin= »2em||4px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » link_option_url= »#txt » global_colors_info= »{} » transform_styles__hover_enabled= »off|hover » transform_scale__hover_enabled= »off|hover » transform_translate__hover_enabled= »off|hover » transform_rotate__hover_enabled= »off|hover » transform_skew__hover_enabled= »off|hover » transform_origin__hover_enabled= »off|hover » transform_scale__hover= »90%|90% » filter_hue_rotate__hover_enabled= »on|desktop » filter_hue_rotate__hover= »93deg »] ↓ [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ custom_padding_last_edited= »on|phone » module_id= »txt » _builder_version= »4.27.2″ background_color= »#b78f8f » custom_margin= »||-4em||false|false » custom_margin_tablet= » » custom_margin_phone= »||0px||false|false » custom_margin_last_edited= »on|phone » custom_padding= »||||false|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »||0px||false|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_row use_custom_gutter= »on » _builder_version= »4.27.2″ _module_preset= »default » width_last_edited= »off|phone » max_width= »50% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#FFFFFF » link_font= »Roboto|500|||on|||#FFFFFF| » link_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »] Commençons par parler de Monstre. Si on devait résumer ce spectacle, et sans doute même ta poésie en général, et la placer sous la bannière de l’optimisme noir, ça t’irait ? Ça me parle dans le sens où j’adore les choses sombres mais aussi la violence et la douceur. J’adore ce contraste-là. Dans notre monde, il y a des choses qui doivent rester lourdes, importantes et sérieuses et pour autant, j’adore la poésie et ce qu’elle offre de non-vérités, c’est-à-dire d’occasions d’ouvrir le champ des possibles et le champ de notre compréhension. Chacun peut l’arpenter avec son vécu, prendre différents chemins, sans jamais être prosélyte quant à une pensée ou une façon de voir. Je ne veux pas non plus oublier que si je n’ai rien à dire je ne monte pas sur scène, je ne dessine pas dans la rue. Et cette certitude d’avoir quelque chose à dire, elle viendrait d’où ? je ne parlerais pas de certitude mais d’envie. Un jour, j’ai vu un spectacle qui a tout déclenché. Je jouais déjà dans des groupes de rock alternatifs, entre autres, et puis un jour j’ai vu une compagnie qui dansait sur un texte de Kerry James. Il y avait ces mots qui étaient là comme une déclaration au monde. Et, en même temps il y avait ces corps qui dansaient et racontaient autre chose, nuançaient le propos de Kerry James. Je me suis dit que je voulais faire pareil, utiliser le corps et les mots avec des intentions différentes. Même si je vis dans ce peuple que j’adore, j’ai envie de crier, de dessiner, de mieux penser, aussi. Alors, je monte sur scène, avec mes doutes, parce que je pense avoir quelque chose à dire, que je n’entends pas souvent ailleurs. Ta prise de parole, ton travail sont multiples. Mais, plus qu’à une déclaration de rage, ils ressemblent surtout à une déclaration d’amour, qu’on pourrait sous-titrer : pour le pire et le meilleur. Ça, je le dis : je vais prendre soin de toi, toi qui es en face de moi. Je vais me mettre en colère mais en même temps, je vais te prendre dans mes bras. Certains de mes spectacles se jouent de façon hyper frontale et il y a des textes qui sont très jugeants. Mais je m’auto-juge aussi dans ces textes-là. J’aime ce pays auquel j’appartiens qui a tellement de contradictions, avec un peuple formidable pétri de problèmes et de défauts. Alors, ouais, c’est une déclaration d’amour à ce pays et à ce qu’il a fait de moi, qui a fait j’ai pu être formé au niveau sportif, au niveau artistique, éduqué par des gens incroyables qui font partie de ce…Ouais, c’est ça aussi, je le sens comme ça aussi. Mais, en vrai, je le dis jamais. Là, tu me le demandes alors je réponds… [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » width= »60% » max_width= »60% » min_height= »100% » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_video src= »https://youtu.be/zBt5hFlUbFo?si=Ve4gFs6PPh7elqxL » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » height= »100% » global_colors_info= »{} »][/et_pb_video][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.27.2″ _module_preset= »default » max_width= »50% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#FFFFFF » link_font= »Roboto|500|||on|||#FFFFFF| » link_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »] Tous les langages que tu assembles posent aussi la question de la présence. Celle du corps, en scène, dans la rue ou dans tes expos, dont il y a encore quelques traces à l’Espace des Arts. J’ai l’impression qu’être présent au monde et au regard des autres, c’est aussi quelque chose qui te tient. Carrément. J’essaye de créer des moments. Précieux, rares et uniques. Et donc, c’est travailler en amont pour créer un présent qui, pour moi, me remplit et a de la valeur aussi pour les gens qui seront autour de moi. De ce présent-là, j’essaye, à mon niveau, d’en prendre soin et de le construire pour qu’il ait de la valeur. Et ça, ça demande beaucoup de travail. Le corps me permet d’aller plus loin dans ce que je veux dire aux gens. Et, surtout, ça nuance les choses, grâce à l’absence de cette barrière de compréhension posée par les mots. On a besoin des mots pour penser mais le corps apporte une puissance universelle. Chez toi, c’est la langue plus que le mot qui est en jeu, c’est un outil physique. J’ai l’impression que tu malaxes beaucoup tes textes avant de les rendre définitifs, avant de les dire à voix haute. Ouais, c’est exactement ça, je me définis ainsi. Je suis un galérien, tu vois. Je prends du temps pour faire les choses. Je prends beaucoup de temps. J’écris des milliers de lignes qui sont toutes pourries, et puis, petit à petit, certaines choses sortent. Et en même temps quand je les écris, tu as raison, je parle, je mets très souvent de la musique et ça m’emmène dans des intentions particulières. Et puis, j’ai des thématiques, des codes d’écriture pour savoir où est-ce que je mets mes respirations : « Mal au monde,
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Maxime Gilbert, interview
Elisabeth Coxall, interview
[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.27.2″ background_color= »#b73737″ min_height= »407.7px » custom_padding= »68px||0px||| » global_colors_info= »{} »][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ custom_padding_last_edited= »on|phone » _builder_version= »4.27.0″ width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » max_width= »70% » custom_margin= »||||false|false » custom_margin_tablet= » » custom_margin_phone= »0px||||false|false » custom_margin_last_edited= »on|phone » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0px||||false|false » animation_style= »fade » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/03/ElisabethC.jpg » alt= »Elisabeth Coxall © Maxim François » title_text= »Elisabeth Coxall © Maxim François » url= »https://jazzmigration.com/laureat/nubu/ » url_new_window= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default 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»0px||0px||true|false » text_font_size_tablet= »80px » text_font_size_phone= »70px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] Elisabeth Coxall [/et_pb_text][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#efefc6″ text_font_size= »40px » text_line_height= »1em » custom_margin= »0px||4px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » hover_enabled= »0″ text_font_size_tablet= »50px » text_font_size_phone= »30px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} » sticky_enabled= »0″] Serpent sans sifflet [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Roboto|100||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »24px » text_line_height= »1.2em » link_font= »||||on|||| » link_text_color= »#FFFFFF » custom_margin= »1em||||false|false » custom_padding= »||||false|false » hover_enabled= »0″ text_font_size_tablet= »30px » text_font_size_phone= »22px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} » text_font_size__hover_enabled= »off|hover » sticky_enabled= »0″] NUBU est lauréat #10et actuellement en tournéeen partenariat avec JazzMigration [/et_pb_text][et_pb_divider color= »rgba(255,255,255,0.53) » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.27.0″ max_width= »52% » module_alignment= »left » custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true » global_colors_info= »{} »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »][/et_pb_post_title][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.0″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#ffc9c9″ text_font_size= »80px » text_line_height= »1em » 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»{} »][et_pb_row use_custom_gutter= »on » _builder_version= »4.27.2″ _module_preset= »default » width_last_edited= »off|phone » max_width= »50% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#FFFFFF » link_font= »Roboto|500|||on|||#FFFFFF| » link_text_color= »#FFFFFF » hover_enabled= »0″ global_colors_info= »{} » sticky_enabled= »0″] Est-ce que tu te considères comme une charmeuse de serpent ?J’aimerais bien, mais si on parle de l’instrument et pas d’un concept métaphysique, c’est bien trop difficile à jouer ! (elle rit)… Le serpent, c’est un instrument qui demande énormément de contrôle et d’adaptation. Il te confronte à tes défauts techniques et psychiques, il te met face à des contraintes qui n’existent pas avec un instrument moderne. Finalement, je crois que c’est lui qui m’a charmée, plus que l’inverse. Comment t’es-tu tournée vers cet instrument rare et historique ?J’ai découvert le serpent grâce à une masterclass de Michel Godard au CNSM de Lyon, où j’étais entrée en tuba basse. J’ai commencé la musique par la trompette à 5 ans, puis j’ai exploré différents cuivres avant de tomber sur cet instrument unique qui sonne comme un bois, comme une voix. Ce qui m’a immédiatement fascinée, c’est qu’on me demandait souvent de choisir entre ma voix et mon instrument, comme si les deux ne pouvaient pas coexister pleinement. Et là, j’ai trouvé un instrument qui faisait le lien parfait entre les deux, comme une extension naturelle de la voix humaine. Comment donnes-tu une place au serpent dans la musique contemporaine et improvisée ?Le serpent est un instrument qui appartient à une époque où la musique était encore très malléable. À la Renaissance et au Baroque, la musique écrite servait surtout de guide, et l’improvisation y tenait une place essentielle. Quand je me suis mise à explorer cet instrument, j’ai réalisé qu’il se prêtait parfaitement à l’improvisation. Il a un timbre unique qui lui permet de s’intégrer aussi bien dans un contexte de musique ancienne que dans des projets plus expérimentaux. Tu disais que tu n’as jamais vraiment choisi entre le chant et l’instrument…Exactement. Pour moi, c’est totalement complémentaire. J’ai toujours aimé explorer la tessiture grave des instruments, alors que ma voix a une étendue différente. Ce qui est intéressant, c’est que la voix est l’outil le plus libre que j’ai. Il n’y a aucun filtre entre ce que je ressens et ce qui sort. Avec un instrument, il y a toujours une mécanique, une technique à maîtriser, un objet qui te sépare du son. Avec la voix, tout est immédiat. Parfois, après un long moment à jouer du serpent, je commence à chanter et je ressens une sensation de liberté incroyable. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » width= »60% » max_width= »60% » min_height= »100% » hover_enabled= »0″ global_colors_info= »{} » sticky_enabled= »0″][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_video src= »https://youtu.be/GgoAQ_eRhsM?si=mn29xalLApXpi_Vr » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » height= »100% » global_colors_info= »{} »][/et_pb_video][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.27.2″ _module_preset= »default » max_width= »50% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#FFFFFF » link_font= »Roboto|500|||on|||#FFFFFF| » link_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »] Quelles musiques ont marqué ton enfance ?Ma mère jouait du clavecin et de la flûte à bec, donc j’ai grandi avec François Couperin. Mon père, lui, écoutait du rock et du blues : Talking Heads, Fleetwood Mac, Robert Johnson… Ça a forgé ma culture musicale et influencé mon approche du chant et de la composition. On sent aussi une forte présence du chant traditionnel dans ton travail…Oui, mais c’est venu plus tard. J’ai la moitié de ma famille aux États-Unis, l’autre en Angleterre, et j’ai découvert à 16-18 ans que beaucoup de chansons avaient voyagé des deux côtés de l’Atlantique, évoluant à travers les époques et les styles. C’est fascinant de voir comment un même morceau peut exister en version folk, punk ou blues. Des standards !Exactement ! Ce sont des morceaux intemporels, qui se réinventent sans cesse. Que représente pour toi le fait que Nubu soit lauréat Jazz Migration #10 ?Une immense joie ! C’est une reconnaissance et une opportunité précieuse. Ce dispositif nous aide à structurer notre diffusion et à mieux définir notre projet, ce qui est essentiel quand on fait une musique hybride et difficile à classer. Comment travaillez-vous l’équilibre entre improvisation et composition dans Nubu ?Ça dépend des morceaux et de qui les écrit. Certains sont très précis, avec une place définie pour l’impro, d’autres partent d’ambiances ou d’idées plus ouvertes. J’ai remarqué qu’il y avait une touche d’humour et de jeu dans votre musique, notamment à travers l’utilisation des voix et des dialogues instrumentaux. C’est voulu ?Oui, complètement ! On aime bien jouer avec les timbres, les dynamiques et les interactions. Il y a des effets de surprise, des chœurs improbables, des moments où on casse volontairement une ambiance pour amener un rebondissement. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »1_2,1_4,1_4″ _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » width= »70% » max_width= »70% » min_height= »100% » link_option_url= »https://jazzmigration.com/laureat/nubu/ » hover_enabled= »0″ global_colors_info= »{} » sticky_enabled= »0″][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/03/DSC0682.jpg » alt= »NUBU © Maxim François » title_text= »NUBU © Maxim François » show_in_lightbox= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » hover_enabled= »0″ global_colors_info= »{} » sticky_enabled= »0″][/et_pb_image][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/03/DSC1759.jpg » alt= »Elisabeth Coxall NUBU © Maxim François » title_text= »Elisabeth Coxall NUBU © Maxim François » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » hover_enabled= »0″ global_colors_info= »{} » url= »https://jazzmigration.com/laureat/nubu/ » sticky_enabled= »0″][/et_pb_image][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2025-03-12-at-14.14.29-1.jpeg » alt= »Elisabeth Coxall © Maxim François » title_text= »Elisabeth Coxall © Maxim François » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » hover_enabled= »0″ global_colors_info= »{} » url= »https://jazzmigration.com/laureat/nubu/ » sticky_enabled= »0″][/et_pb_image][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.27.2″ _module_preset= »default » max_width= »50% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone »
Old Ma Crackers, journal de résidence

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text_font_size__hover_enabled= »off|hover »] 28 au 31 janvier 2025Le Silex, smac d’Auxerre [/et_pb_text][et_pb_divider color= »rgba(255,255,255,0.53) » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.27.0″ max_width= »52% » module_alignment= »left » custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true » global_colors_info= »{} »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.27.2″ _module_preset= »default » max_width= »50% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_text 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Hooks Brothers Jug Band, 1930s. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row use_custom_gutter= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » width= »50% » width_last_edited= »off|phone » max_width= »50% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ link_font= »Roboto|500|||on|||#000000| » link_text_color= »#000000″ global_colors_info= »{} »] Quel est le sens, aujourd’hui, de jouer de la jug music ? La première résidence de cette création accompagnée par Pointbreak pourrait laisser songeur à ce sujet. La jug a ses origines stylistiques, africaines-américaines, au Tennesse et au Kentucky. Les blancs-américains la jouent aussi. Quant aux Old Ma Crackers, musiciens du cru et du jour, ce qu’ils y apportent, c’est du bagage perso : de vieux rags, l’esprit du rock, la culture du blues et l’instrumentarium en recherche.Un des morceaux du programme de résidence est Just Because, chanson nostalgique de cow-boy solitaire, alternant riffs de mandoline, traits de banjo, motifs à la cruche et couplets polyphoniques. Version de référence du groupe ? Celle des Lone Star Cow-Boys, quartet de cow-boys blancs engagés par la firme phonographique Decca de 1929 à 1937. Chez les Crackers, Just Because devient potache et se modernise progressivement, stompée par une valise de fortune dans un esprit rock alternatif. Pour le répertoire des rags, les Crackers ont choisi Raggedy Rag. Découvert par Selma Namata Doyen lors de sa formation en percussions d’orchestre puis retravaillé ici, ensemble. En doublant le thème du xylophone d’une contrebassine et de voix chantant ‘yaourt’, Raggedy Rag se réconcilie avec son passé. Dernier morceau travaillé hier, What Makes My Baby Cry. Première version des Five Harmaniacs adorée du quartet, ainsi que la partie chantée de la version des Tight Like That, qui sonnerait aujourd’hui presque house. Notre version sera une version hybride, fidèle au statut de petit bâtard de la jug music, canaille née des passions du blues, du folk, du jazz avec les bouibouis américains. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row use_custom_gutter= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » width= »70% » width_last_edited= »off|phone » max_width= »70% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_code _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »] [/et_pb_code][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ use_custom_gutter= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » width= »60% » width_last_edited= »off|phone » max_width= »60% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/02/DSCF0256.jpg » alt= »Cracky » title_text= »Cracky » show_in_lightbox= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][/et_pb_image][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/02/DSCF0257.jpg » alt= »Lucas Le Texier » title_text= »Lucas Le Texier » show_in_lightbox= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][/et_pb_image][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row use_custom_gutter= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » width= »60% » width_last_edited= »off|phone » max_width= »60% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ text_font_size= »18px » link_font= »Roboto|500|||on|||#FFFFFF| » link_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »] Selma Namata Doyen (washboard, xylophone, kazoo, chant)Blaise Gallois (ukulélé, mandoline, contrebassine, chant)Jérôme Billaud (lap steel, banjo, guitare, chant)Lucas Le Texier (guitare, harmonica, contrebassine, jug, kazoo, chant) [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »1_2,1_4,1_4″ use_custom_gutter= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » width= »60% » width_last_edited= »off|phone » max_width= »60% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » custom_padding= »0px||0px||true|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/02/DSCF0286.jpg » alt= »Selma Namata Doyen, Blaise Gallois » title_text= »Selma Namata Doyen, Blaise Gallois » show_in_lightbox= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][/et_pb_image][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/02/DSCF0263.jpg » alt= »Selma Namata Doyen, Lucas Le Texier » title_text= »Selma Namata Doyen, Lucas Le Texier » show_in_lightbox= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][/et_pb_image][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/02/DSCF0254.jpg » alt= »Jérôme Billaud » title_text= »Jérôme Billaud » show_in_lightbox= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][/et_pb_image][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row use_custom_gutter= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » width= »60% » width_last_edited= »off|phone » max_width= »60% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ link_font= »Roboto|500|||on|||#FFFFFF| » link_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »] Les Old Ma Crackers, un jug band dijonnais accompagné par PointBreak, poursuivaient, en janvier, avec cette résidence, leurs explorations musicales, basées notamment sur les travaux de recherche de son créateur, Lucas Le Texier. [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ use_custom_gutter= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » width= »70% » width_last_edited= »off|phone » max_width= »70% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_code _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][/et_pb_code][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_code _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][/et_pb_code][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row use_custom_gutter= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » width= »60% » width_last_edited= »off|phone » max_width= »60% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ link_font= »Roboto|500|||on|||#FFFFFF| » link_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »] —photos © luc_prudhomme+ d’infos sur les Old Ma Crackers sur instagram, facebook, et youtube.— [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section]
CFM Radio, émissions
King Fish, interview
[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.27.2″ background_color= »#b73737″ min_height= »407.7px » custom_padding= »68px||0px||| » global_colors_info= »{} »][et_pb_row column_structure= »1_2,1_2″ custom_padding_last_edited= »on|phone » _builder_version= »4.27.0″ width_tablet= »90% » width_phone= »90% » width_last_edited= »on|phone » max_width= »70% » custom_margin= »||||false|false » custom_margin_tablet= » » custom_margin_phone= »0px||||false|false » custom_margin_last_edited= »on|phone » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »0px||||false|false » animation_style= »fade » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_image src= »https://pointbreak.fr/wp-content/uploads/2025/02/kingFish.jpg » alt= »Jasmine Lee © Maxim François » title_text= »kingFish » url= »https://www.christonekingfishingram.com/ » url_new_window= »on » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » box_shadow_style= »preset2″ box_shadow_horizontal= »3px » box_shadow_vertical= »3px » global_colors_info= »{} » filter_invert__hover_enabled= »off|hover » filter_invert__hover= »0% » filter_sepia__hover_enabled= »on|hover » filter_sepia__hover= »75% »][/et_pb_image][/et_pb_column][et_pb_column type= »1_2″ _builder_version= »4.16″ global_colors_info= »{} »][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.2″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »24px » text_line_height= »1em » custom_margin= »0px||2em||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » global_colors_info= »{} »] les interviews de pointbreak [/et_pb_text][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#EDF000″ text_font_size= »80px » text_line_height= »1em » custom_margin= »0px||4px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » text_font_size_tablet= »80px » text_font_size_phone= »70px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] kingfish [/et_pb_text][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#efefc6″ text_font_size= »40px » text_line_height= »1em » custom_margin= »0px||4px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » text_font_size_tablet= »50px » text_font_size_phone= »30px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »] nuits de l’alligator review de concert+ interview [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Roboto|100||||||| » text_text_color= »#ffffff » text_font_size= »24px » text_line_height= »1.2em » link_font= »||||on|||| » link_text_color= »#FFFFFF » custom_margin= »1em||||false|false » custom_padding= »||||false|false » text_font_size_tablet= »30px » text_font_size_phone= »22px » text_font_size_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} » text_font_size__hover_enabled= »off|hover »] mardi 4 février 2025La Vapeur, smac de Dijon [/et_pb_text][et_pb_divider color= »rgba(255,255,255,0.53) » divider_style= »dotted » divider_position= »center » _builder_version= »4.27.0″ max_width= »52% » module_alignment= »left » custom_margin= »0px||13px||false|false » custom_padding= »0px||0px||true|true » global_colors_info= »{} »][/et_pb_divider][et_pb_post_title title= »off » date_format= »j M Y » comments= »off » featured_image= »off » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » meta_font= »Roboto|100||||||| » meta_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »][/et_pb_post_title][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version= »4.27.2″ _module_preset= »default » max_width= »50% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#FFFFFF » link_font= »Roboto|500|||on|||#FFFFFF| » link_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »] Il faut croire que les crocos se portent bien à Dijon. Salle quasi comble à la Vapeur pour accueillir la 19e édition des Nuits de l’Alligator, importation du blues américain et de ses dérivés dans l’Hexagone. Premiers au poste, les alsaciens de Dirty Deep. Power trio façon rock sudiste à la ZZ Top, l’énergie d’un Jack Black, la finesse d’un… Non, pas de finesse. Mais ce n’est pas vraiment ça que l’on est venu chercher. Ici, c’est chapeau de cow-boy, shuffle lourdingue et harmonica dément. Ça ronronne et ça coche au revolver toutes les règles du blues-rock : ballade crémeuse et nostalgique, intro façon La Grange et l’opposition des graves du bass-batt’ avec le spectre suraigu d’un harmonica dingo. Reste à voir le gros poisson de la soirée… Eh bien, on comprend direct. Intro digne d’un George Clinton, orgue-basse-batterie qui conjuguent à trois le suspense jusqu’à voir le jeune prodige du blues. Christone ‘Kingfish’ Ingram, doudoune sans manche apparence cuir, la bouche qui fait la moue du blues dès les premiers sons de guitare. Les yeux en l’air sur les traits intenses, le sourire sur les grosses nappes d’orgue. Et la voix. Chaude, posée, tranquille, comme un papier à musique qui aurait ingurgité toutes les leçons du groove depuis ses débuts. Kingfish est une synthèse, entre le blues, la soul et le R’n’B, dont son mantra du début de set, I Just Want to Be Your Lover, en est le plus pur exemple d’intensité. La connexion guitare-public est immédiate. On y entend BB King, on y entend T-Bone Walker, on y voit Hendrix jouer avec les dents. Kingfish dirige d’un coup de manche en l’air le trio derrière lui. Oui, l’instrument annonce, le public réplique. Le natif de Clarksdale, Mississippi, nous donne ainsi sa leçon. Le blues est une lingua franca par excellence. [/et_pb_text][et_pb_text content_last_edited= »off|desktop » _builder_version= »4.27.4″ text_font= »Blackout midnight|300||||||| » text_text_color= »#ffc9c9″ text_font_size= »80px » text_line_height= »1em » custom_margin= »1em||1em||true|false » custom_padding= »0px||0px||true|false » link_option_url= »#txt » global_colors_info= »{} » transform_styles__hover_enabled= »off|hover » transform_scale__hover_enabled= »off|hover » transform_translate__hover_enabled= »off|hover » transform_rotate__hover_enabled= »off|hover » transform_skew__hover_enabled= »off|hover » transform_origin__hover_enabled= »off|hover » transform_scale__hover= »90%|90% » filter_hue_rotate__hover_enabled= »on|desktop » filter_hue_rotate__hover= »93deg »] ↓ [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ custom_padding_last_edited= »on|phone » module_id= »txt » _builder_version= »4.27.4″ background_color= »rgba(255,200,198,0.71) » custom_margin= »||-4em||false|false » custom_margin_tablet= » » custom_margin_phone= »||0px||false|false » custom_margin_last_edited= »on|phone » custom_padding= »||||false|false » custom_padding_tablet= » » custom_padding_phone= »||0px||false|false » global_colors_info= »{} »][et_pb_row use_custom_gutter= »on » _builder_version= »4.27.2″ _module_preset= »default » width_last_edited= »off|phone » max_width= »50% » max_width_tablet= »50% » max_width_phone= »75% » max_width_last_edited= »on|phone » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.4″ _module_preset= »default » text_text_color= »#000000″ link_font= »Roboto|500|||on|||#FFFFFF| » link_text_color= »#FFFFFF » global_colors_info= »{} »] Christone, le blues a plus de 100 ans. Pour toi, quel est le sens de continuer de jouer cette musique aujourd’hui ?Pour moi, le blues représente la vie, que ce soit les galères, mais aussi les bons moments. L’existence me renvoie toujours à cette musique. Je ressens qu’être capable de la jouer est un vrai privilège. Tu viens du Mississippi, territoire par excellence du blues et de la musique africaine-américaine. Qu’est-ce qu’on entend de cela dans ta musique ?Bien sûr, il y a quelque chose du Mississippi où j’ai grandi et été élevé. C’est aussi là-bas que j’ai été formé au blues, avec des professeurs et des mentors, ça va forcément se ressentir dans mon jeu. Je pense à des types du coin. Richard « Daddy Rich » Crisman, qui travaillait au programme éducatif du Delta Blues Museum, Bill « Howl-N-Madd » Perry paix à son âme… Et des pointures comme Robert Belfour que je pouvais voir jouer en vrai. C’est ton troisième concert, en France, pour cette tournée des Nuits de l’Alligator. Vois-tu des différences entre les publics français et américains ?Les publics américains apprécient le blues, mais je vais dire que vous, vous l’adorez. Vous le traitez comme une musique d’autrefois, et vous l’appréciez de façon plus profonde. Je respecte ça. Il y a un lien historique entre la guitare et le blues, et tu es guitariste. Dans ton jeu, tu penses innover ou t’inscrire dans la tradition ?Je suis un peu entre les deux. J’essaye de créer quelque chose de nouveau, mais dans le même temps, je réplique des choses que les autres ont pu jouer. Pour moi, je suis plutôt une synthèse, avec le meilleur des deux mondes, pour créer ma musique. Selon toi, est-ce que la guitare restera l’instrument principal dans la musique de blues, d’ici à 20 ou 50 ans ?Pour moi, l’instrument principal du blues, c’est surtout la voix et pas la guitare. La voix, le chant, simplement ça. La guitare ne sera jamais loin car l’instrument est populaire mais le blues repose sur le chant, qui raconte une histoire. Tu peux le faire quand tu joues de la guitare, mais le chant reste le plus important. J’ai vu une vidéo de toi jouant avec Buddy Guy pour les Fender Strat Sessions. Il dit au tout début de la vidéo que sa guitare, c’est sa femme.Oui, il y a un peu de ça, car des fois, c’est tout ce que tu as (rires). Il a été un de mes mentors dans le blues, il m’a appris beaucoup de choses, directement et indirectement. Je t’ai entendu par hasard dans la B.O. du jeu Red Dead Redemption II. Tu joues Letter From Bluewater Man à la guitare acoustique. Jouer le blues avec une guitare acoustique, même pour un guitariste électrique, ça reste un indépassable ?Beaucoup de gens font une différence, mais réfléchis-y. Muddy Waters a commencé à la guitare acoustique… Aujourd’hui,