Parfait mélange de folklore français et de blues du Sud ricain profond.

muddy gurdy,
tia gouttebel
— podcast

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réalisation Lucas Le Texier
photos © Philippe Malet

On savait l’Auvergne pourvue de légendes et de coins dédiés au Malin. Personne ne l’avait vu venir dans les bagages de l’Alligator, sacoche Muddy Gurdy. Trio électrique de la transe. Le lien des airs populaires des deux côtés de l’Atlantique. Parfait mélange de folklore français et de blues du Sud ricain profond. Chez nous, Lucifer sonne comme une vielle à roue dopées aux effets. Pas con, il en fait un harmonica, une guitare, un luth dingo. C’est pas Chicago, bébé, ici ça sonne comme la campagne du centre de la France hypnotisée par le Mississippi.

Un accord qui tourne, qui tourne, qui tourne, comme dans une bourrée, autant que la vielle. Nous, pareils. La voix granuleuse et terreuse de Tia Gouttebel trouve sa place, brise un instant l’infinie ritournelle pour mieux la souligner. Sa guitare fonctionne aux traits, le vif, le crade, la pique, ce feeling du Hill Country Blues qui se soucie du mouvement du corps et de ses pas. Malin, ce Malin qui sait nous prendre terre-à-terre. Muddy Gurdy croise deux mondes avec son rythme brut. MG’s Boogie, un boogie bourrée. L’Afro Briolage, un chant pour boeufs qui aurait percuté la syncope bleue. Une heure ambiance juke-joint avec le démon, en aller simple depuis le lac Pavin.