« 4 journées de paroles, de concerts et d’explorations sonores dédiées à la création musicale féminine. »
journées du matrimoine 2026
·pointbreak avec ici l’onde – cncm
Les Journées du Matrimoine s’invitent comme un pied de nez au cœur des Journées du Patrimoine, événement d’ampleur européenne. De la rue à l’église, du musée à une bibliothèque en passant par un fort militaire, ces journées musicales réinvestissent l’espace public, trop marqué par la domination patriarcale. Mettre en avant le travail de musiciennes et improvisatrices d’aujourd’hui apporte une autre lecture de notre histoire, et invite à la reconsidérer à la lumière nécessaire des changements sociétaux en cours. Quatre journées sonores imaginées par leurs actrices avec lucidité et exigence triplées une liberté inaltérable.
4 journées de paroles, de concerts et d’explorations sonores dédiées à la création musicale féminine
•
avec
Alejandra Charry, Sakina Abdou, Marine Flèche, Claire Gapenne, Sylvaine Hélary, Selma Namata Doyen et l’Orchestre Ephémère des Femmes
Tarifs
l’accès à tous les concerts et tables rondes est gratuit,
jauges limitées, réservation conseillées.
Réservations
pour les 17 et 18 septembre : cliquez ici
pour les 19 et 20 septembre : cliquez ici
agenda des concerts
jeudi 17 septembre
Salle des Actes, Hôtel Despringles,
ancien rectorat de Dijon, 51 rue Monge
19h • Alejandra Charry solo
Alejandra Charry Caicedo est née en Colombie à Cali et s’installe en France en 2004. Passionnée de chant, de musique traditionnelle colombienne, elle décide de s’y consacrer en collaborant avec différents groupes de la région lyonnaise comme Pixvae ou aujourd’hui au sein du quartet !Ya Voy!. Pour ces Journées du Matrimoine, c’est en solo qu’elle a accepté de remuer quelques pierres angulaires dont son parcours est parsemé. Tutoyant en esprit les envolées de Petrona Martinez et d’Etelvina Maldonado, son travail sur la voix, le rythme et le timbre se pose à la croisée de l’improvisation et des mémoires dansantes et musicales de Colombie. C’est âpre, énergisant et terriblement intriguant. Et dans cet exercice particulier du solo, où il faut assumer seule les réussites comme les impasses, Alejandra Charry s’invente une forme personnelle, composée de toutes pièces avec une liberté très proche, au fond, d’une mise en danger méthodique.
Alejandra Charry, voix et percussions • 40 minutes
Concert proposé par ·pointbreak
19h30 • Sakina Abdou, Goodbye Ground
Sakina Abdou a de la suite dans les idées. Depuis 2021, elle joue et rejoue Goodbye Ground, solo imaginé pour le saxophone. Dans plusieurs de ses versions. Alto ou ténor, le sax devient matière. De la brutalité parfaite à l’infini tendresse, Sakina Abdou ausculte son instrument jusqu’à faire corps avec lui. Avec l’élégance des poétesses et la classe des défricheuses. On creuse, on creuse, on creuse puis on découvre. Timbre, souffle, répétition, mécanique des clefs, tout est musique. Le geste assuré comme l’erreur involontaire. Ici, rien ne se perd, tout s’invente sur place, à la jonction de deux mondes possibles. Ce qui est joué par la musicienne et ce qui est entendu par notre oreille. Et, dans cet art consommé de la bifurcation sonore, naît un instant de musique radieux élevé en entier sur ce qu’un saxophone peut produire lorsqu’on cesse poliment de lui demander de se comporter comme un saxophone.
Sakina Abdou, saxophones
• 40 minutes
Concert proposé par ·pointbreak
vendredi 18 septembre
Parvis de Notre-Dame
11h • Marine Flèche vs Selma Namata Doyen, Batterie Battle
Marine Flèche et Selma Namata Doyen sont deux frappeuses. Esprits, café, poings serrés. Tout converge à faire de leur punch des territoires sonores familiers et hypnotiques. Frappés du coin du bon sens. Elles se découvrent ici en direct, baguettes en main. Cette battle est entièrement improvisée le matin, sans partition, sans filet et sans contentieux préalable. Plus tard, en ouverture de nos deuxièmes Journées de Recherches, leur première conversation prendra la forme d’un dialogue courtois ou d’un très élégant fracas. Selon l’humeur. Les deux percussionnistes remettent l’ouvrage sur les fûts pour effacer le duel au profit du duo. Mêmes sets de batteries, mais désormais la mémoire est commune — certes récente, donc encore peu encombrante mais suffisamment vivante pour commencer à chercher, pas encore assez pour se prendre la tête.
Marine Flèche et Selma Namata Doyen, batteries • 35 minutes
Concert proposé par ·pointbreak
vendredi 18 septembre
Place Jean Macé
12h • Orchestre Ephémère des Femmes
Éphémère et durable, cette sonorité grand format. Réuni sous la direction commune des trombonistes Florence Borg et Caroline Ghizzi-Carimantran, l’Orchestre éphémère des femmes rassemble des musiciennes amateures autour d’une expérience aussi musicale que collective : faire orchestre, c’est-à-dire construire en peu de temps une écoute, un son et une intelligence communes. Née à l’occasion d’un 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, cette formation sait s’affranchir du calendrier et tirer profit de sa géométrie variable pour occuper l’espace sonore à plusieurs. Plaisir d’offrir, joie de recevoir, ce vieux slogan forain trouve de nouvelles couleurs. Ce qui n’est pas rien, en cette période de soubresauts. Rendre hommage aux luttes des femmes dans le monde, se faire chambre d’écho et prendre la parole en musique. 3 idées jamais en reste au sein de cet ensemble. Parmi mille autres à découvrir.
sous la direction de Florence Borg et Caroline Ghizzi-Carimentran • 40 minutes
Concert proposé par ·pointbreak
vendredi 18 septembre
l’Ours Pimpant, 40 rue Amiral Roussin
13h • Marine Flèche & Selma Namata Doyen
Marine Flèche et Selma Namata Doyen sont deux frappeuses. Esprits, café, poings serrés. Tout converge à faire de leur punch des territoires sonores familiers et hypnotiques. Frappés du coin du bon sens. Elles se découvrent ici en direct, baguettes en main. Cette battle est entièrement improvisée le matin, sans partition, sans filet et sans contentieux préalable. En ouverture de nos deuxièmes Journées de Recherches, leur première conversation prendra la forme d’un dialogue courtois ou d’un très élégant fracas. Selon l’humeur. Les deux percussionnistes remettent l’ouvrage sur les fûts pour effacer le duel au profit du duo. Mêmes sets de batteries, mais désormais la mémoire est commune — certes récente, donc encore peu encombrante mais suffisamment vivante pour commencer à chercher, pas encore assez pour se prendre la tête.
14h-17h • Journées d’études :
Matrimoine de la scène actuelle
jazz, punk, lyrique et politique
détail des Journées de Recherches sur cette page.
Le Matrimoine n’est pas seulement une affaire d’archives et de glorieuses figures à réactiver. Le mot même est équivoque, on pourrait lui préférer celui-ci ‘légacie’, plus juste quant à la création qui appartient aux femmes. Il ne s’agit pas de réparer des oublis mais de connaître et de célébrer ce qui se joue aujourd’hui au sein de la création musicale féminine. Ce qui se transmet, ce qui est entendu, ce qui est raconté — et selon quelles règles du jeu. Les Journées du Matrimoine 2026, ce sont des journées pour écouter, discuter, déplacer quelques évidences. Il y aura des discussions simples et animées, et des concerts en solo ou à plusieurs, autant de manières d’organiser l’inconnu. Saxophone, voix, percussions, batteries, orchestre, improvisations et tables rondes composent le programme de cette nouvelle édition où faire de la musique et penser ses conditions d’existence relèvent d’un mouvement vif, unitaire et commun.
samedi 19 septembre
VOISINES – fabriques et ressources artistiques
3 rue Joliet
17h • Terrine
Claire Gapenne performe sous le nom de Terrine en solo live, avec une boîte à rythmes Elektron Machinedrum. Musique électronique abstraite ou no techno, Terrine propose une musique simple et ludique. Un manifeste anti-consumérisme qui préfère l’écoute imbécile, mais nécessaire, des musiques brutes. Elle prône une musique libre et s’amuse des étiquettes. De l’électronique, improvisée comme du free jazz ou de l’industrielle martial, fragile par contradiction.
Claire travaille avec des labels comme bruit direct, tanzprocesz ou third type tape. Elle a collaboré avec des artistes comme Romain Simon, Amédée de Murcia, Amandine Testu, Jean Detrémont ou Julien Desprez. Elle a dirigé l’Orchestre Inharmonique de Nice en 2019. Terrine s’est produite dans de nombreux lieux et festivals, tels que Les Instants Chavirés, la Cave 12, le Café Oto, les Ateliers Claus, Beursschouwburg, Luff, Schiev, ou encore l’UH Fest. Elle est soutenue par Césaré – CNCM de Reims et la Sacem.
Claire Gapenne, électronique • 40 minutes
concert proposé par ici l’onde – cncm
dimanche 20 septembre
VOISINES – fabriques et ressources artistiques
3 rue Joliet
15h • Sylvaine Hélary, Friselis
Dans ce solo pour quatre flûtes, Sylvaine Hélary invite le public à un moment de douceur, de rêverie et de suspension. Jouant des techniques dites étendues, elle fait entendre des textures de sons soufflés, des bruits de clés, des whistle tones, des harmoniques et d’autres timbres inattendus et subtils. Ces matières sonores dessinent un paysage où le temps semble se dilater. Des pièces composées pour l’occasion, proches d’une musique lente, tissée de mélodies en arabesques, s’y déploient, laissant surgir des envolées, des sursauts et peut-être quelques mots.
S’échappant de sa solide formation classique pour plonger dans les vertiges de l’improvisation, Sylvaine Hélary fait partie de ces artistes qui établissent un lien naturel entre la musique contemporaine, le jazz et divers courants de musique actuelle. Instrumentiste virtuose, compositrice palpitante, Sylvaine Hélary est aussi une directrice artistique de haut vol, notamment de l’Orchestre National de Jazz qu’elle dirige depuis 2025.
Sylvaine Hélary, flûtes • 40 minutes
concert proposé par ici l’onde – cncm
Ces journées sont organisées avec le soutien des Affaires Culturelles de la Ville de Dijon, du Centre de Recherche en Gestion des Organisations (CREGO, Université Bourgogne Europe) et le laboratoire Littératures, Imaginaire, Sociétés (LIS, Université de Lorraine), de Radio Dijon Campus, de l’Ours Pimpant et du Crédit Mutuel agence Dijon Théâtre Mirande.