« Tout est plus gros et plus chaud : les impros sauvages, les lignes de basse exubérantes, les nappes de claviers qui viennent maintenir cette chape de plomb chaude et humide. Nous y voilà, en sueur. »

Wet Enough !?

wet enough !?
darius club/le boeuf sur le toit,
lons-le-saunier, 
31 mai 2024
— chronique

Soirée du Couleurs Jazz Festival en partenariat avec Big Bang


par Lucas Le Texier
photo © DR

line-up

Marius Rabbe Trombone
Maël El-Mazoughi Claviers
Matthieu Aubert Guitare
Baptiste Coqueret Basse
Laszlo Renier Batterie

Cinq fantastiques ? Peut-être. Cinq indomptables ? Pour sûr. Ils ont déjà l’assurance de ceux qui ont le groove chevillé aux corps, et qui le transmettent tout aussi bien. Les Wet Enough!? portent bien leur nom : sur scène, le quintet a réduit le jazz à son empreinte et ses sonorités les plus brutes. Tout est plus gros et plus chaud : les impros sauvages, les lignes de basse exubérantes, les nappes de claviers qui viennent maintenir cette chape de plomb chaude et humide. Nous y voilà, en sueur. Il y a quelque chose d’hypnotique chez ces cinq bisontins, qui s’adressent aux jambes avant de parler à nos têtes. Set ciselé, aux thèmes rapides pour vite passer à la jouerie. Le versant franc-comtois du new jazz est faussement abrupt, mais bien finot. Shaker et feel-good, la musique des Wet Enough!? croise acid-jazz et rap pour Sale Périple, rythme gras de hip-hop et de funk dans Fragments, jazz-rock furieux pour Wet!?. Un coup de boost, comme une piqûre d’adrénaline.