« Chacun y va de sa plume, rondeur de la trompette, soli de contrebasse, la batterie catalyseur de rythme et passeuse d’ambiances. Petit Géant s’écoute tout autant pour goûter au regard et à la complicité entre les musiciens de cette saga collective. »

Petit Géant

petit géant
darius club/le boeuf sur le toit,
lons-le-saunier, 
30 mai 2024
— chronique

Soirée du Couleurs Jazz Festival,
en partenariat avec Big Bang


par Lucas Le Texier
photo © Francesca Raimondo

line-up

Pierre Genin Guitare et composition
Aurélien Joly Trompette
Vincent Girard Contrebasse
Clément Drigon Batterie

Joli et vrai oxymore que ce nom de groupe, Petit Géant. Pierre Genin l’incarne parfaitement. Lui,  compositeur et guitariste, sensible et solaire, tendre et sincère, à la manoeuvre pour des thèmes en souplesse et en douceur, aidés par le son du jeu de guitare aux doigts. Avec Petit Géant, on sait que c’est une porte vers l’intime qui se dévoile, dessinée en creux par ces folksongs qu’un Bill Frisell n’aurait sans doute pas reniés. Le set est une introspection collective, animée par un son de groupe cotonneux et moelleux. Comme ces petites histoires que l’on se raconte, le soir. Comme dans une boîte à musique familiale ressuscitée, les compositions sont des petites scénettes de vie passée : des thèmes écrits pour sa fille, Nour, pour ses amours, No It. Chacun y va de sa plume, rondeur de la trompette, soli de contrebasse, la batterie catalyseur de rythme et passeuse d’ambiances. Petit Géant s’écoute tout autant pour goûter au regard et à la complicité entre les musiciens de cette saga collective.