Tribu Festival, Le Consortium, Dijon. mercredi 2 octobre 2019

Dénué, le duo qui lie Mathieu Sourisseau et Mike Ladd, l’est assurément : dénué de complexe, de souci d’étiquette, de facilité. Dénudée, la chose, l’est tout autant. Scrupuleusement. Une voix, une guitare. Le compte est bon, c’est un duo. Un pas de deux que Mathieu et Mike viennent nourrir de nouvelles pyrotechnies avec leurs explosifs habituels. Sourisseau et Ladd mettent le feu aux poudres d’une chimie hautement séduisante. Emprunts au blues, noise-folk ou saillies de musique improvisée, Reverse Winchester se joue à la guitare acoustique amplifiée et  libère des paysages sonores, où la seule règle valable semble être celle d’un tableau monochrome s’amusant de ses propres nuances.
Chanson, rap ou scansion, la poésie en anglais frôle l’autobiographie, livre quelques clefs sur les amours perdus, la grand-mère Rose partie en Caroline du Nord, quelques jours les plus fous passés dans le Bronx ou à Paris. Mike complète la trame du tableau par le rôle émancipateur de la littérature Afro-Américaine, primordiale. Soit, en V.O. et calé dans les arpèges en open tuning : « We not alright but we doing fine. » Pas mieux.

REVERSE WINCHESTER.
Mike Ladd, voix, textes
Mathieu Sourisseau, guitare acoustique amplifiée

production Freddy Morezon,
captation réalisée en partenariat avec Radio Dijon Campus.
Photo © Mathieu Begel / www.Bretzelfilm.com

Tu veux suivre nos infos ? Abonne-toi à la newsletter du magazine

Les dernières news chaque semaine !

Tu es abonné !