C’est ainsi, LeBloc est piloté par un Comité. Sans doute un vieux reste de nos années Sovkhoze.
Quoi qu’il en soit, les Bloqueurs sont tous des gens de qualité avec une connaissance tout à fait personnelle de ce que serait le groove de rupture. Voici une playlist collaborative, hétérogène et parfaitement conforme à la doxa du goût personnel.

Avec les contributions de Marion Godey, Jessica Colin, Marie Dargaud, Pierre-Olivier Bobo, Damien Renel, Théo Bourdier, Mathilde Bosson, Lucas le Texier, Aurélie Cognard, Alexandre Fernandes et Frédéric Sonnet.

  1. JC on the Set James Carter / JC on the Set (1993) 6:27
  2. Spindrift Colin Stetson / All This I Do Is For Glory (2017) 6:33
  3. Ev'rybody Wants to Be a Cat Phil Harris & Cast / The Aristocats (1970) 2:08
  4. 93 'Til Infinity Souls Of Mischief / 93 'Til Infinity (1993) 3:35
  5. BARON SQUARE Simpson Sanhill / A Ballad Thru Obliquity, Set 2 (2016) 4:01
  6. Black Focus Yussef Kamaal / Black Focus (2016) 4:34
  7. The Blues For Johann Sebastian Lalo Schifrin / The Dissection And Reconstruction Of Music From The Past As Performed By The Inmates Of Lalo Schifrin's Demented Ensemble As A Tribute To The Memory Of The Marquis De Sade (1966) 3:38
  8. Billie's Bounce Albert Ayler / My Name Is Albert Ayler (1964) 6:32
  9. Jazz In The Ravine Mick Harvey / Intoxicated Man (1995) 2:00
  10. The River King Gizzard & The Wizard Lizard / Quarters! (2015) 10:10
  11. Pt. IV - Psalm John Coltrane / A Love Supreme (1965) 7:03

Ce thème me reste en tête depuis que je l’ai entendu. J’aime ce qu’il fait à son saxophone, comment il le fait sonner. C’est aérien, débridé, fort et fragile à la fois et un peu fou en même temps. L’énergie, la fougue. Il déroule sans cesse, il y met tout. Et c’est un peu free-free mais pas trop. C’est donc une parfaite entrée en matière. ⊗ MG

Je l’ai entendu à la radio, il y a peu et je me suis dit : « Mais il est chouette ce morceau ». J’ai ensuite eu l’impression de le connaître puis j’ai réalisé que j’avais vu le Monsieur en live l’année passée à la Vapeur. Très bon de redécouvrir ce Spindrift avec un nouvel état d’esprit. ⊗ JC

C’est le tout premier morceau de jazz qui soit jamais parvenu à mes oreilles. Dans l’animé, les chatons, gosses de bourges, s’acoquinent, le temps d’une soirée, avec des chats de gouttières. Ces jazzmen des toits parisiens sont menés par leur leader, Scat Man. C’est la rencontre de l’aristocratie, qui apprend le solfège, et des classes pop’ et ses artistes multicolores venus des quatre coins du globe. Ceux-là revendiquent une liberté de vivre, de créer et de transgresser. Gamine, je n’avais évidemment pas capté la vision politico-sociale de la musique présentée par le film, ni toutes les références musicales et culturelles nichées dans les paroles du morceau. En revanche, j’avais immédiatement choisi mon camp. ⊗ MD

Doux mélange de jazz, de bossa nova et de classique. C’est élégant, subtile, perlé et un brin mélancolique, j’en redemande. Mais surtout, surtout, surtout… Bach. Il n’est jamais très loin et ça, ça a tout pour me plaire. ⊗ MB

J’adore la superposition de la période de gestation du free jazz, grosso modo 59-65, qui font se rencontrer musicalement des rythmiques très droites, issues du Swing, avec des lignes mélodiques complètement libres. ⊗ LLT

Qu’on se le dise : il faut impérativement écouter Intoxicated Man et Pink Elephants. Notons qu’il est assez rare que la copie soit aussi belle que l’originale ! Ah, et il y a une guitare éléctrique un peu crade, et ça, mon perf’ et moi, on aime bien. ⊗ AC

Le jazz est partout. Chez les Californiens de Souls of Mischief, il transpire dans les productions de leur premier disque — jamais égalé jusque-là — et du classique interplanétaire 93 ‘Til Infinity. Une boucle empruntée au batteur Billy Cobham et son Heater, et le tour est joué. Quand East Oakland ne donne pas que des gangsta rappers, c’est pas mal aussi. ⊗ POB

Voilà un track qui me fait bien bien kiffer. Il y a du groove et c’est lent. C’est décousu, c’est expressif, y’a de la rupture et c’est assez fou. C’est Bisontin (et Montréalais). Je n’arrive pas à catégoriser ce groupe, ça s’inspire à mort du jazz mais ça reste hip hop. ⊗ DR

À Londres, une génération de musiciens, pleine de talent et de créativité, participe au renouvellement du jazz. Cette nouvelle scène lui donne un souffle singulier, déconstruisant l’image d’une musique élitiste et rameutant un public plus jeune. ⊗ TB

C’est pas mal non plus, un groupe de garage/psyché qui s’aventure dans les sonorités Jazz. ⊗ AF

Dans les notes de pochette de ce classique du jazz modal, Coltrane écrit :  « Pendant l’année 1957, j’ai connu par la grâce de Dieu un réveil spirituel qui allait me conduire à une vie plus riche, mieux remplie, plus productive. À cette époque, en signe de gratitude, je Lui ai humblement demandé qu’Il me donne les moyens et le privilège de rendre les autres heureux à travers la musique ». À l’écoute de Psalm, titre qui conclut l’album, l’univers s’ouvre, grandit, s’élève et semble sans limite. Je ne suis pas plus heureux, John, mais je l’ai été pendant 7 minutes… Et 3 secondes. ⊗ FS

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